ecrivain

Vous pouvez acheter mes ouvrages sur amazone,  une vie , homme et femme,

mémoire de glace 2050.

Ou télécharger sur youscribe bonne lecture a tous.

 

HOMME

ET

FEMME

 

 

 

 

BY PUBLICATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ISBN 2-9510138-6-8

Dépôt légal ; octobre2013

Tous droits de reproduction, traduction et adaptation

Réservés pour tous les pays.

Yvon Bailly,

38, rue de la Tour d’Auvergne

75009  PARIS

Tél 01 45 26 02 40

 

 

 

 

Je dédie cet ouvrage à ma mère et à mon père génétique.

Je suis un bâtard, mais issu du fruit de l’amour.

Grâce à eux, j’existe et je les en remercie.

 

 

 

 

 

 

 

 

YVONNE ma Mère

 

 

 

MARCEL mon Père

 

 

 

 

 

 

Et à ma femme ISABELLE.

Tous les trois sont partis dans les étoiles mais resteront dans mon cœur.

 

 

 

 

Ce livre est dédié à toutes les personnes

Soucieuses de l’avenir des gens qu’elles aiment,

Parents, enfants, ami(e)s, et d’elles-mêmes,

Ainsi qu’à notre mère à tous :

LA FEMME.

 

Cela est si simple que c’en est difficile.

 

Levons les masques et montrons à tous,

Et à nous-mêmes,

Qui nous sommes vraiment.

 

Que notre amour prenne le pas sur notre haine,

Que nos devoirs envers tous nous honorent.

 

Alors nous pourrons prétendre avoir des droits.

 

La lucidité nous fait peur.

C’est elle qui fait de nous des êtres humains Responsables de notre destin

Et de celui des générations futures.

 

A ce prix, la paix, l’égalité, la fraternité,

Les droits de l’homme et de la femme

Auront un sens et ne seront pas que des mots.

 

Nous seuls,

Ensemble pourrons accomplir cette tâche

Qui est de vivre et nous de survivre.

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi

L’homme et la femme

 Sont-ils si différents

Au point de se détester,

De se détruire,

Alors qu’ils ne peuvent vivre

L’un sans l’autre ?

 

 

 

 

 

 


 

LA FEMME

 

Pourquoi est-elle en voie de disparition,

Celle qui était fière d’être une femme

Dans son attitude et son comportement ?

L’impression de fragilité qu’elle dégage fait sa force,

Comme la mise en valeur de sa beauté

Dans ses gestes féminins, sa gracieuse démarche

Et sa façon de s’habiller, en femme « femme ».

Nous disons : « L’habit ne fait pas le moine ». Mais ?

N’ayez plus peur de vous affirmer.

Ne vous habillez pas en hommes pour passer inaperçues,

Vous y perdez votre identité.

Ne montrez pas trop votre force,

Elle fait peur aux hommes qui la connaissent si bien.

Il y a tant de femmes et d’hommes seuls, pourquoi ?

Nous ne vous reconnaissons plus,

A tout moment nous avons peur de vous.

Vous voulez être nos égales,

Nous montrer nos faiblesses

Et nous enlever notre force.

Laissez-nous plutôt vous aimer en faisant semblant d’être fragiles.

Ne vous abandonnez pas dès les premiers instants,

Laissez-nous vous mériter.

Alors vous serez respectées et aimées comme il se doit.

Vous êtes comme une belle pomme verte,

Resplendissante avec sa peau ferme,

Mais acide croquée à` cet instant.

Puis vous murissez,

Votre peau est belle, vous rayonnez et votre saveur est agréable.

Puis vous murissez encore,

Votre peau flétrit, vos larmes coulent et vous devenez âpres,

Mais si belles !

Alors nous avons su vous conserver de la graine à la maturité,

Conscients que vous nous avez offert le plus beau de vous-mêmes,

Votre vie,

Car à nos yeux vous avez toujours été la plus belle.

Merci.

Acceptez les étapes de la vie,

Car en restant vertes, vous serez toujours acides.

Mieux vaut un fruit mur.

Nous vous aimons, vous les femmes !

 

 

 

 

 

Je viens de fêter mes soixante-dix printemps et par ce livre, je vais essayer de vous faire partager mon expérience de vie d’homme fort et faible à la fois. Ceci reste une réflexion personnelle au travers de plusieurs vies dans ma vie.

Quelques-uns d’entre vous connaissent peut-être mon parcours[1], connaissent certains de mes poèmes ou de mes dessins et peintures. Ils retrouveront alors dans ces quelques pages, les idées que j’essaie de faire partager  à ceux qui, de bonne volonté, veulent « comprendre » et bien vivre.

C’est parce que j’ai souffert d’incompréhension et de désinformation que j’ai fait souffrir les femmes que j’ai aimées.

 

 

 

 

 

L’INFLUENCE DE L’EDUCATION

 

L’éducation primaire de jadis

Elle commence dès l’enfance, tout petit par rapport au comportement de ses parents. A cette époque – qui n’est pas si éloignée que cela – les familles bourgeoises se « débarrassaient » de leur progéniture en les plaçant en pension ; les garçons chez les curés et les filles chez les sœurs, ce qui fut le cas de moi-même, de mon frère et mes sœurs.

Dans ce système éducatif, les écoles étant « filles » ou « garçons », les garçons étaient pris en main par des instituteurs hommes, avec rigueur, respect, autorité, ce qui faisait d’eux des hommes avec des valeurs. Personne ne se tutoyait car le vouvoiement est une barrière qui impose le respect, alors que le tutoiement est amical et laisse libre cours au non-respect des personnes.

Les filles quant à elles, étaient éduquées par des femmes toujours bien « mises », représentant la femme « femme » de par son comportement moral et vestimentaire, leur donnant ainsi des repères pour son futur. Les études « classiques » étaient accompagnées de cours de couture, cuisine…

Chez les sœurs ou les curés, l’instruction était identique mais s’accompagnait d’une éducation religieuse. En revanche, rien sur la sexualité qui était projetée comme impure, sale : il ne fallait faire l’acte sexuel que pour procréer. Hors les abus sexuels dont certains d’entre nous ont été victimes, il faut reconnaître qu’il y avait de la rigueur dans leur système éducatif – trop sans doute… de nos jours, ne seraient-ils pas poursuivis en justice pour maltraitance à l’enfance ? – mais cette rigueur a fait de nous des femmes et des hommes respectables assumant leur vie et la valeur de la parole donnée et pour cela, je les en remercie.

 

Pourtant, ce qui aurait dû être une éducation exemplaire fut, pour nous, un enfer d’où ce texte que j’ai écrit pour vous, parents, pour que vous ne fermiez plus les yeux, et protégiez vos enfants pour leur permettre plus tard d’avoir une vraie sexualité et ainsi respecter la femme ou l’homme de leur choix.

 


 

LA PEDOPHILIE

Le monde est en pleine mutation à la veille de l’an 2000,

Le silence sur des sujets dits tabous

Ou volontairement étouffés

Par les dignitaires de nos civilisations,

Cela depuis des siècles

Vient au grand jour,

Cela va-t-il pour autant résoudre le problème ?

 

Je ne le pense pas

Car il fait partie du déclin de l’être humain

Refusant les valeurs vraies

Qui paraissent n’avoir plus cours à notre époque,

Démodées, rétrogrades,

Pourtant immuables.

 

A toutes les mamans du monde

Qui ne peuvent percevoir

La perfidie de l’homme animal

Soyez vigilantes,

Ne nous croyez pas en totale sécurité.

 

Mères de tout pays, ne faites confiance à personne,

Ne confiez pas vos enfants

A qui que ce soit sans surveillance.

Si vous voyez leur comportement changer, se révolter

Essayez de savoir pourquoi, écoutez-les,

Vous seules êtes son salut.


 

Rigueur et respect de l’autre

Pour les gens de ma génération, qui pourtant est toute proche de la vôtre, l’être humain que nous étions, avait ses qualités et ses défauts  et nous l’« acceptions ».

 

Il y avait une rigueur de vie, une morale, un droit au respect, qui appelait  en retour, le respect.

 

L’envie de faire des choses interdites,  nous l’avions, mais la sanction était immédiate. Et comme tout un chacun voulait la vivre, rien que le regard de l’un vers l’autre, suffisait à nous remettre sur la route. Le côté pervers de l’être existait, mais était caché.

 

On ne nous faisait percevoir que le côté positif de la vie,  la gaieté, la joie de vivre, la fierté d’aller travailler pour aider sa famille, ses parents, la société ; la valorisation de la parole donnée, l’exactitude de l’heure, le dépassement de soi-même chaque jour, le respect de l’élu, du curé, du gendarme, du maire… avaient une valeur aux yeux de tous, repères de société. Car seul, le côté pile nous était montré, d’où l’envie de s’identifier à eux, les côtoyer était un honneur.

Les médias de l’époque nous faisaient percevoir tous les faits héroïques et respectables de ces gens-là et si certains d’entre eux avaient des côtés pervers, douteux, la justice s’accomplissait dans l’ombre, et de ce fait, n’entachait pas leur moralité à nos yeux.

 

La valeur du travail et le respect du travail manuel

Certains d’entre nous pouvaient faire des études, d’autres pas.

 

Et ainsi, à quatorze ans, nous étions fiers d’aller travailler et de faire partie de la grande famille des travailleurs manuels, de devenir un homme, fiers de grandir.

Pourtant le travail était rude, pour des salaires modestes de cinquante à trois cents francs par semaine, six jours sur sept, et bien souvent, pour dix à douze heures de travail quotidien.

 

Quel bonheur de pouvoir apprendre un métier manuel, et de gravir les échelons de la vie sociale, sans écraser son voisin, mais par ses aptitudes professionnelles.

L’absentéisme n’existait presque pas ; même avec la fièvre… pour ne pas pénaliser l’équipe.

Si nous faisions la fête et que nous rentrions à six heures du matin, pas question d’aller se coucher. Nous mettions notre bleu de travail et nous partions travailler, fatigués certes, mais heureux. C’était notre fierté et notre raison d’être.

 

Celui qui avait poursuivi ses études et réussi, était respecté et mieux payé. Il faisait partie de l’élite, des gens que nous respections car eux aussi,  ils nous respectaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

A CROIRE QUE L’ON EST DEVENU AVEUGLE

 

Personne ne veut voir la réalité. Ouvrons les yeux et sachons faire la différence entre ce qui est bon pour nos enfants et non pour nous.

Certes, il fallait effectivement un changement de société, mais en gardant les valeurs immuables de la vie. Le plus beau des héritages que nos parents nous avaient transmis était l’éducation, le sens des valeurs. Or tout s’est écroulé : rabaissement des niveaux scolaires, l’enfant roi, nivellement vers le bas du travail, dévalorisation du travail bien fait,  abus des acquis sociaux obtenus si durement par nos parents… Des devoirs, on a fait des droits et même le système le meilleur au monde allait au fil des années, s’écrouler.

 

Pour une éducation « ferme »

 

Dans les écoles,  le laxisme est apparu. Nous n’apprenons plus aux élèves  à respecter les lieux où ils se trouvent,  les lois, les valeurs et les devoirs.

 

A ce jour, nous leur apprenons leurs droits, ce qu’ils valent sur le marché du travail,  mille, trois ou dix mille euros par mois,  alors qu’ils n’ont même jamais travaillé.

 

Le savoir ne suffit pas ;  la première règle est l’amour du travail, par devoir envers soi-même,  par amour propre pour cette société,  qui est aussi la nôtre.

Par cette attitude, en deux ou trois générations, et  avec des abus de part et d’autre, notre système social s’est effrité.

 

Les gens commencent à travailler de plus en plus tard ; car les études durent de plus en plus longtemps : jusqu’à vingt-cinq ou trente ans.

Beaucoup travaillaient dès l’âge de quatorze ou quinze ans à une époque  toute proche…

 

La retraite réclamée de plus en plus tôt, à cinquante-cinq au lieu de soixante-cinq ans. De quarante-huit heures par semaine, nous arrivons à trente-cinq heures, payées trente-neuf, d’où le déséquilibre de nos institutions,  mais aussi de l’être humain que nous sommes.

A cinquante-cinq ans, c’est la maturité de l’homme, le sommet du savoir, de la compréhension de la vie que l’on doit transmettre aux jeunes générations qui, hélas, la refusent.

 

Malgré les progrès techniques, on assiste à la disparition du savoir-faire, du travail, des valeurs, du contact humain.

 

Retrouvons notre dignité au travers de la vie active, qui est l’arbre de vie des générations et l’équilibre du monde.

 

 

Qui transcende le dépassement de soi

La révolution de mai 1968 « il est interdit d’interdire » a eu des répercutions dramatiques sur la société,

Dès cet instant, le monde a basculé car si l’être que nous sommes était responsable et honnête avec lui-même, il saurait ou devrait savoir que l’interdit n’existe pas.

 

L’INTERDIT

 

Mot-clé de nos civilisations

Pour manipuler l’être naïf, faible que nous sommes.

 

Car sachant bien que l’interdiction

De faire quelque chose,

Réveille en nous un défi

D’où l’effet magique qui se produit,

Il faut le faire.

En partant de ce principe,

Rien n’est plus simple pour les manipulateurs,

D’obtenir ce qu’ils souhaitent nous voir faire.

 

Quelques exemples:

 Il nous est interdit de fumer, la fumée tue,

 Et nous tue.

Elle dérange, crée des maladies graves,

Donc nous fumons.

 L’alcool également, donc nous buvons.

 La drogue aussi…

Et le rêve artificiel de l’interdit prend toute sa valeur.

 

Donc à nouveau,

Ne nous en prenons qu’à nous‑mêmes,

Car dans l’Éden,

L’interdit n’existe pas.

 

Si on est honnête avec soi-même,

 Nous pouvons percevoir

Que nous pouvons tout faire si nous le désirons,

Au détriment des lois existantes :

Fumer, boire, se droguer,

 Violer, voire pratiquer l’inceste.

 

 Seul le respect de notre âme,

 Peut et doit nous faire prendre conscience

De la destruction que nous nous infligeons

A nous-mêmes ainsi qu’à autrui,

De tous ces actes irresponsables,

Qui détruisent depuis des siècles

Nos civilisations, nos proches que l’on dit aimer.

 

Et lorsque l’inévitable, l’irréparable arrivent,

Nous sommes assistés, pris en charge, traités,

Irresponsables.

 

Réveillons-nous,

Soyons fiers de savoir

Que nous pouvons passer outre l’interdiction,

Qui n’est en fait qu’un leurre.

Valorisons-nous

D’avoir su dépasser la suggestion de l’interdiction.

 

Alors, comme par magie,

Plus de réveils difficiles, maux en tout genre,

De nuisance à nous-mêmes et à autrui,

D’amendes, de prison, d’hospitalisation inutile.

 

Prendre conscience du respect de l’âme,

Grâce aux valeurs et au sens du devoir,

Nous conduira sur le chemin de l’Éden.

 

Car sachant bien que l’interdiction de faire quelque chose, réveille en nous un défi, il faut le faire.

Si on est honnête avec soi-même, nous pouvons percevoir que nous pouvons tout faire si nous le désirons, au détriment des lois existantes : fumer, boire, se droguer, violer, voire pratiquer l’inceste.

Seul le respect de notre âme, peut et doit nous faire prendre conscience de la destruction que nous nous infligeons à nous-mêmes ainsi qu’à autrui, de tous ces actes irresponsables, qui détruisent depuis des siècles nos civilisations, nos proches que l’on dit aimer.

 

 

Réveillons-nous, soyons fiers de savoir que nous pouvons passer outre l’interdiction, qui n’est en fait qu’un leurre. Valorisons-nous d’avoir su dépasser la suggestion de l’interdiction. Alors, comme par magie, plus de réveils difficiles, maux en tout genre,

de nuisance à nous-mêmes et à autrui, d’amendes, de prison, d’hospitalisation inutile.

 

Prendre conscience du respect de l’âme, grâce aux valeurs et au sens du devoir, nous conduira sur le chemin de l’Eden.

 

 

 

Qui prône la joie de vivre plutôt que de vivre dans la joie

Un jour, mes enfants m’ont demandé´ : « c’est quoi la joie de vivre ? ». C’est beau, car chaque instant de la vie est une joie.

Ils m’ont demandé quelle était la différence avec vivre dans la joie. Elle est subtile mais grande. La joie de vivre est dans la paix de l’esprit, dans la recherche perpétuelle des valeurs de l’instant, dans la joie d’exister à chaque seconde, dans chaque geste ou acte que l’on vit. Evitons l’accoutumance, car ce que nous croyons acquis ne l’est pas. Il faut le mériter à chaque instant pour percevoir la beauté du soleil, de la pluie, de la neige, des enfants et petits-enfants qui grandissent. Ce qui veut dire que l’on vit, mais surtout, que l’on en a gagné le droit. Le vécu de chaque jour, chaque année, est une joie qui n’est pas donnée à tous. La joie de vivre c’est donner de la joie, la partager avec autrui.

Alors que vivre dans la joie, c’est abuser des plaisirs de la vie, abuser des vices, abuser d’autrui. Vivre dans la joie ne dure qu’un instant, alors que votre joie de vivre restera dans les mémoires, même après l’ultime joie d’avoir accompli sa vie, quand on en a respecté les règles.

 

 

Qui privilégie l’être à l’avoir

J’ai déjà raconté ces deux histoires qui m’ont permis d’ouvrir les yeux sur mon comportement.

C’est le destin qui avait mis sur ma route une jeune femme que j’avais rencontrée des années auparavant et nous avons voulu y croire. Mais nous nous trompions tous les deux. Je cherchais à tout prix une nouvelle vie (près la perte de ma femme qui m’avait respecté et aimé) et  je voulais tout simplement lui apporter un peu de joie et de bonheur alors qu’elle avait une vie difficile. Elle, de son côté, voulait découvrir un homme qu’elle avait imaginé connaître, attirée par mon métier qui fascine vu de l’extérieur mais qui est bien différent vu de l’intérieur. Nous avons fait un bout de chemin ensemble ; j’ai accepté ce qu’il ne faut jamais faire, paraître différent de ce que je suis profondément. Je me suis renié.

J’avais alors fait la connaissance d’une jeune femme de vingt ans ma cadette. Malgré mon âge, je n’étais toujours pas mature : j’ai été prisonnier de son corps, de son apparence, de sa féminité et de sa jeunesse. Elle m’a fait changer de look, de voiture, de mode de vie et je l’ai comblé de cadeaux. Jalouse, elle se sentait libre de faire ce qu’elle voulait. Bien que sexuellement moderne, j’ai été « largué » car trop pudique, réservé et vieux jeu. J’étais bloqué devant une telle femme qui vous castre, vous humilie pour vous dominer…

Aujourd’hui, je la remercie car elle m’a permis de me rendre compte que l’apparence  n’est pas amour mais  frime superficielle.

Pour vivre à deux, il faut être deux à s’aimer et s’admirer l’un et l’autre. J’ai compris que si on voulait « durer », il faut rester qui on est,  ne pas changer et surtout n’autoriser personne à vous changer.

 

 

Education

Ferme mais différenciée

 

C’est depuis que dès la maternelle, on a institué la mixité pour gérer soi-disant l’Egalité des sexes, que nous avons faussé l’éducation : les femmes sont devenues de plus en plus « masculines » et les hommes, de plus en plus, « femmes ».

On ne doit pas éduquer de la même façon fille et garçon. L’éducation doit apporter à l’un comme à l’autre les armes de la vie, soit dans la virilité soit vers la féminité : le respect de l’un envers l’autre en dépend.

Femmes, nous vous respectons, le monde a évolué ; les hommes aussi, mais devez-vous pour cela reproduire l’humiliation, la souffrance, la castration que les hommes vous ont fait subir durant des siècles ?

Je tiens personnellement en tant qu’Homme à vous demander pardon pour tout cela et vous supplie pour sauver l’humanité, de devenir complémentaires des hommes, de redonner à nos enfants en bas-âge le droit de se découvrir, de s’aimer tels qu’ils sont, de leur apporter le savoir ancestral, transmis de génération en génération depuis des siècles, du travail de force de protection de la famille pour l’homme et du savoir-faire féminin dans l’éducation, l’amour maternel, la fierté de la maternité.

L’un et l’autre en se rencontrant à l’âge adulte seront alors complémentaires, homme ou femme, et surtout égaux en tant qu’êtres humains. Ainsi la planète vous remerciera l’un et l’autre de l’avoir respectée, car l’homme et la femme seront devenus des êtres humains basés sur les devoirs, le respect mutuel, les valeurs. Les valeurs resteront toujours les valeurs, les devoirs resteront les devoirs. L’amour doit être universel au travers de l’être humain, homme, femme, enfant ; l’éducation passe par nous tous et le laxisme mène au déclin.

Le respect, les devoirs, feront à long terme, de nos enfants des adultes dignes, fiers, reconnaissants de l’éducation qu’on leur aura transmis.

Suis-je rétrograde ?

 

 

Qui permet une découverte ensemble

A mon époque, la plupart des couples étaient vierges et puceaux  le jour des noces, cela n’était pas forcément mieux mais c’était « honorable » et si le bouclier de l’éducation, la pudeur ne les avait pas castrés, ils pouvaient découvrir leur sexualité ensemble.

Dans mes souvenirs, je me rappelle de nos premières boums où pour la première fois, des adolescents avaient osé louer une salle, inviter des filles et garçons, mis un tourne-disque, acheter des boissons non alcoolisées, tamiser la lumière et oser danser et embrasser les jeune filles.

Pourtant, à part quelques exceptions de filles légères, la majorité des jeunes se « fréquentaient honorablement ». Les rencontres amoureuses étaient romantiques ; seul le flirt était permis par pudeur et respect de la jeune fille qui nous ouvrait son cœur et non son corps. Pour aller au-delà, on devait le mériter, apprendre à se connaître, se fiancer puis se marier. C’étaient de beaux moments de vie, d’émotion intense, de découvertes ; cela peut paraître désuet mais je suis heureux de l’avoir vécu.

Ensuite, l’homme travaillant beaucoup, la femme au foyer était submergée de travail entre les enfants et le mari ; la priorité était la famille, la protection des enfants, la construction de leur avenir basé sur le respect du père, de la mère, de l’éducation, de la société, de la police, des instituteurs, des voisins, des grands-parents etc.…..

Croyez-le bien : il y avait de l’Amour dans tout cela, la sexualité n’était pas la priorité, et pourtant les familles avait trois, quatre, cinq enfants…

 

 

 

 

 


 

MAIS QUE SE PASSE-T-IL ?

 

Le rejet de l’homme animal

La sexualité pour l’homme est souvent la cause de tous les maux car il peut-être un être primaire ayant son cerveau et sa  capacité de réflexion au-dessous de la ceinture mais il en a été ainsi depuis la nuit des temps… ce n’est certes pas une excuse mais sans doute une explication pour essayer de mieux  faire comprendre la fragilité et la force de nous, les Hommes.

 

L’HOMME ANIMAL

 

Tout petit, l’Homme que l’on m’a fait percevoir,

Et auquel je devais m’identifier,

Etait basé sur le travail,

Mais surtout, sur sa supériorité vis-à-vis de la Femme.

 

Ses conquêtes,

Basées sur la pulsion, l’émotion, la passion,

Lui donnait l’illusion d’aimer et d’exister.

Le moindre échec et le voilà perdu,

Sans avenir, déchu de ses droits de mâle.

 

Fonctionnant ainsi sur des pulsions,

Plus ou moins incontrôlables,

Il génère incompréhension et dérapages

Vers l’inceste, la pédophilie, l’échangisme etc.

 

Pour assouvir sa soif due à la pulsion sexuelle,

Le renouveau qui donne l’illusion du bonheur,

L’être n’existe donc pas,

C’est l’animal,

Qui existe au travers de ce corps incontrôlable,

De pulsions, de passions non contrôlées,

Qui l’amène aux pires folies.

A méditer.

 

 

Avant de « monter à Paris » en 1989, j’étais resté sur les anciens schémas de la sexualité et n’avais pas intégré les « effets dévastateurs » de mai 68…

« Avant », la sexualité dans le couple ne « servait » qu’à assouvir les besoins de l’homme et à procréer ; d’ailleurs, ne parlait-on pas d’accomplir le devoir conjugal » ?, sans plaisir de part et d’autre, à la fin d’une journée bien pénible et bien chargée.

Les hommes les plus fortunés entretenaient alors une maîtresse qu’ils pouvaient couvrir de cadeaux en échange d’une sexualité plus « débridée » et souvent avec le consentement des épouses décidées de leur côté, à ne pas perdre leurs acquis. Les moins nantis avaient la solution « d’aller au bois »,  hygiénique mais guère romantiques et particulièrement risquée.

Tout cela par manque de dialogue entre époux, de connaissance du corps de l’autre, de l’écoute de de ses désirs, de la recherche du plaisir réciproque, bref d’un p partage d’amour vrai qui peut permettre la réalisation de tous les fantasmes au sein d’un couple sans contrainte ni jugement. Si au sein d’un couple, il est possible de réaliser ce rêve, nul besoin de maîtresse ou « d’aller au bois ».

 

L’HOMME

 

Qu’est-il devenu dans cette société nouvelle

Où le laxisme l’emporte sur la morale ?

Qu’a-t-il fait de ce qui constituait sa fierté : son courage au labeur,

Son savoir-faire, son perfectionnisme,

Son goût  de la reconnaissance et du mérite,

Son application à transmettre son savoir aux jeunes,

A aider le plus faible et à secourir l’innocent, son rejet de l’injustice

Jusqu’à donner sa vie pour une cause juste,

Son souci de protéger sa famille

Et de lui apporter chaque jour avec amour ce dont elle a besoin,

Au détriment de ses propres envies ?

Il n’a pas respecté les règles et a voulu se décharger de ses missions

En exploitant femme et enfant.

Il a ainsi perdu son identité et sa raison d’être,

Pilier sur lequel on pouvait s’appuyer.

En se délestant, il s’est perdu lui-même,

Dévalorisé à ses propres yeux et à ceux des femmes,

Lesquelles ne pouvant plus compter sur lui le rejettent et l’humilient,

Ce qu’il a bien mérité.

Heureusement qu’il reste encore quelques spécimens,

Bientôt marginalisés.

Faudra-t-il aller au zoo les voir ?

Messieurs, réveillez-vous, retrouvez votre place,

Allez à nouveau au labeur avec fierté

Et portez les charges les plus lourdes

Pour protéger femme et enfant.

Que ceux-ci soient fiers de leur père et de leur mari

Au point d’en être émerveillés ou de vouloir lui ressembler,

Dans le sens du devoir et de l’honneur

Que vous leur aurez enseigné !

Réapprenez à ouvrir les portes aux dames,

A porter leur sac, à mettre leur manteau

Et à payer le restaurant ou le cinéma

A votre invitée.

Alors vous aurez le plaisir de redécouvrir

Les joies que procure une femme fière de vous, les hommes,

Qui aurez su la respecter, l’aimer et la protéger.

Enfin la flamme du bonheur revivra

Dans nos cœurs et celui de nos enfants.

En France, la révolution de mai 68 a changé la donne : la sexualité n’est plus un devoir pour les femmes qui demandent, voire exigent leur part de plaisir. Elles ne veulent plus subir les relations sexuelles et souhaitent être consentantes – ce qui est bien normal – mais peut poser problème  car les besoins des femmes sont bien souvent moins importants que ceux des hommes : elles peuvent rester des semaines sans avoir de rapports et cela, sans la moindre frustration… pas nous, les hommes ! Alors peuvent commencer les problèmes de couple pouvant aller, comme je l’ai dit plus haut, jusqu’à la violence conjugale, les viols ainsi que d’une façon plus générale, le recours grandissant à la prostitution, l’homosexualité, l’échangisme, la pédophilie…

 

 

 

La libération sexuelle des femmes

Bien-sûr, il fallait que cela cesse.

Trop de femmes « subissaient » les rapports sexuels et des grossesses non désirées. Sans abus ni dérive, la pilule, la légalisation de l’avortement, la pilule du lendemain représentaient une évolution absolument nécessaire. Il est légitime qu’elles puissent choisir le moment d’avoir des enfants, prendre leur vie et leur destinée en main, gérer leurs carrières sans être soumise à leurs maris.

Mais la femme qui est née de cette révolution a perdu, pour nous les hommes, son caractère d’exception qu’elle avait à nos yeux : pure, responsable, mère, épouse, gérante de la famille et administrateur du foyer, construisant le patrimoine familial (car c’était souvent elle qui « tenait les cordons de la bourse » pour l’héritage des enfants.

Et souvent, nous sommes perdus !

Comment comprendre ces femmes qui, libérées de leur corps au début d’une relation avec l’homme qu’elles ont choisi – car, Messieurs, ne nous y trompons pas, ce n’est pas nous qui choisissons notre « dame », c’est elles qui nous « envoutent » et nous font devenir dociles– deviennent au terme de quelques mois, dominatrices, castratrices…

Comment alors, après un temps plus ou moins long d’attentions, ne pas devenir agressif, de plus en plus demandeur sexuellement ?

Mais plus il demande et moins la femme s’offre à lui, lui rétorquent qu’elle n’est pas une prostituée… Alors, les conflits s’enveniment allant jusqu’à la maltraitance vis-à-vis de la femme qu’il dit aimer.

La femme s’affirme de plus en plus en excluant l’homme de sa vie, partant du principe qu’elle peut exister sans lui.

 

 


 


 

La femme perdue

Le jeu de la séduction de l’être complémentaire qui est admiré (et réciproquement), qui souhaite fonder une famille basée sur la confiance s’est peu à peu estompé.

A force de vouloir l’égalité, la femme a perdu son identité.

 

LA FEMME PERDUE

Dans ce siècle, la femme,

Ne sait plus où est sa place.

 

Depuis des siècles,

Elle était soumise aux lois des hommes,

Devait subir l’acte sexuel et non y participer,

Alors elle a voulu s’émanciper,

Se libérer.

 

Et voilà,

Elle est devenue l’égale de ce qu’elle rejette,

Guidée non plus par son instinct maternel,

Féminin, mais par ses pulsions d’être matériel,

Remplie de haine contre celui qui l’a méprisée,

Ce qui l’empêche de réfléchir, d’être lucide,

D’exister au travers de ses enfants,

D’être le pilier de la vie.

 

Elle a libéré ses frustrations, ses désirs

Et elle est devenue sur ce plan-là, l’égale de l’homme,

Quel gâchis !

 

Doit-on s’en réjouir ?

Nous vous aimons femme, mère,

Apprenez-nous à vous respecter à nouveau,

À vous aimer, à vous connaıtre,

En tant qu’être humain,

À part entière,

Et non comme un objet de désirs,

 

Qui est notre, votre perte.

 

 

 

L’homme « bafoué »

Prenant conscience de la lourdeur du travail des femmes dans notre société (en tant que mère, épouse et professionnelle), certains d’entre nous se sont mis volontairement à s’occuper des tâches ménagères, à emmener les enfants à l’école, aux sports, aux activités récréatives… Les femmes ont alors eu plus de temps pour s’occuper d’elles et ce qui aurait dû être un partage valorisant, complémentaire devint vite un droit, un acquis. Et l’homme perdit lui aussi son identité par rapport à sa femme et à ses enfants. Les femmes n’ont plus respecté l’homme qu’elles avaient épousé, devenu à leurs yeux une mauviette, ne forçant plus l’admiration et le respect.

 

LA HONTE

 

Je croyais avoir honte de moi.

Je vivais dans le regard

Que les autres me renvoyaient de moi-même,

Ces regards augmentaient ma honte.

 

J’ai donc annihilé ma honte en m’identifiant à  eux.

Je croyais avoir dépassé ma honte.

Je suis devenu fier de moi

Et de ma représentation dans la société.

Celle-ci m’a fait croire qu’elle était fière de moi.

Cela m’arrangeait beaucoup de le croire.

Quand un jour je me suis aperçu

Que la honte était enfouie au fond de moi,

Je suis allé la chercher.

J’ai eu honte d’avoir méprisé mon être,

Honte d’avoir caché qui j’étais.

Maintenant,

Je n’ai plus honte de ma honte.

 

 

 

L’influence d’Internet

Quelques mois après la mort de ma femme, j’ai fait des efforts pour sortir à nouveau et reprendre goût à la vie. J’ai eu quelques aventures sans lendemain qui m’ont permis de revenir dans la vraie vie. Sur les conseils d’amis, j’ai navigué sur Internet, moyen moderne de rencontres mais ô combien inhumain. Il manque la magie de l’Amour, de la conquête. Tout est basé sur des critères objectifs ; on remplit une sorte de CV : âge, taille, poids, métier, enfants, sport, goûts… cela éloigne les gens plutôt que les rapprocher. Certes quelques-uns trouvent « chaussure à leur pied » mais combien sont déçus et perdent espoir de trouver l’âme sœur ? rien ne remplacera l’instant magique d’une rencontre au hasard d’une soirée, d’un trajet en métro, au travail, sans rien savoir de l’autre, simplement par magie de la vie.

 

Au-delà de ces rencontres « bienveillantes », fleurissent également sur les sites internet, des réseaux masqués mais autorisés aux majeurs, sans réels contrôles.

Un vrai supermarché de femmes appelées « Escort girls » pour biaiser la loi contre la prostitution, des sites proposant une offre variée (asiatiques, françaises, européennes, noires, transsexuels, échangistes, adultères, étudiantes, gigolos, homos…).

Où est le progrès par rapport à la prostitution pour ces jeunes femmes qui louent ainsi leurs services sexuels ? Comment retrouver plus tard une vie normale même si elles fondent une famille, quelle vision et respect de l’homme elles auront ? Quel respect d’elle-même ? Et comment retrouver une vie financière normale pouvant gagner 150 euros la demi-heure et jusqu’à 3000 euros la journée ?

Ces « échanges » sont bien primaires et si sur l’instant cela peut apporter du plaisir, le prix à payer est très cher, tout cela rappelle Sodome et Gomorrhe le déclin d’une civilisation. Je ne juge personne (je n’en ai ni le droit ni la prétention car je ne pense pas avoir moi-même été parfait même si j’ai toujours essayé de l’être et surtout de le devenir), cette période fut pour moi une révélation j’avais perçu pourquoi cela ne marchait pas entre les hommes et les femmes et je me suis juré que si le destin me permettait de rencontrer la femme qui voudrait bien faire la route à mes côtés, je ferais tout pour la comprendre, la respecter, être digne d’elle et qu’elle soit fière de l’homme que j’étais devenu.

 

QUI SUIS-JE ?

Vous croyez me connaître,

Vous avez la prétention de me connaître,

Alors que moi-même, je ne sais pas qui je suis.

Depuis que je suis apparu à vos yeux,

Vous m’avez façonné,

Vous avez annihilé mon être,

Je ne sais plus qui je suis…

Je vis au travers de vous et non de moi.

J’ai décidé un jour de me retrouver,

Je suis allé me chercher

Au plus profond de moi-même.

 

Il restait une petite lueur qui m’a dit :

« Je suis là, viens me chercher.

La route sera longue et difficile.

Plus tu vas te retrouver,

Plus tu vas te perdre au regard des autres.

Tu devras les respecter

Car eux ne savent pas qui ils sont.

Une fois que tu auras pris ta route,

Sois fier de toi,

Et dis-toi que tu es privilégié au milieu des vivants.

Ta solitude deviendra un havre de paix,

Tu la communiqueras à ton prochain.

C’est ainsi que naîtra

Le virus positif de ton être.

 

 

 

Les « dérives » du couple et de la science

 

L’éclatement de la compréhension et de la complémentarité entre les hommes et les femmes, l’évolution des sociétés permettant le dialogue ont favorisé la remise en question des sujets tabous.

Je me souviens d’un débat à la télévision où étaient présents des représentants de toutes les religions ainsi que deux hommes qui défendaient l’idée d’un couple pour lequel le sexe n’avait pas d’importance.

J’ai été particulièrement frappé et déçu de voir que les religieux présents  n’aient pu répondre que c’était la nature – et non les hommes ou les religions –  qui avait déterminé la notion de couple : pour procréer et donc, assurer la descendance,  il faut bien-sûr être  deux, mais l’un de sexe féminin et l’autre de sexe masculin.

Le PACS puis le mariage pour tous ont ouvert de nouvelles possibilités aux couples hétérosexuels d’abord puis homosexuels. Fini le mariage revendiqué par les familles « traditionnelles » qui assurait l’aboutissement d’une famille, l’éducation des enfants tout aussi traditionnelle dans le respect de la vie et des couples eux-mêmes.

Entendez bien qu’il est évident pour moi de respecter les différences, de donner des droits à tous, d’être tolérants  mais je reste définitivement attaché à la loi immuable de la vie telle qu’elle a été créée : un homme, une femme, des enfants choyés et éduqués au sein d’un couple hétérosexuel, d’une famille.

L’acceptation des différences alliée au progrès de la science doit-elle permettre l’adoption d’enfants aux hommes homosexuels, à l’insémination artificielle pour les femmes homosexuelles ? Que dire à son fils ou sa fille plus tard sur cette filiation d’une mère ou d’un père inconnu? Là encore, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas. Bien-sûr, ces couples homosexuels – hommes ou femmes – sont tout-à-fait capables d’amour mais ils donneront une image « biaisée » du couple et de la famille.

Peut-on aller contre la nature ? Faut-il accepter que des jeunes gens, au prix de traitements spécifiques, de souffrances physiques et morales, changent partiellement de sexe, deviennent en apparence une femme jusqu’à renier leur être, changer de sexe et de nom ?

Peut-on permettre à la chirurgie de se substituer à la création, de jouer à l’apprenti sorcier, de greffer un utérus sur une femme stérile ou pourquoi pas, sur un transsexuel, et réussir à leur faire avoir un enfant ?

Faut-il proposer aux femmes de congeler leurs ovocytes pour qu’elles puissent faire carrière et avoir des enfants quand elles l’auront décidé… où sont l’amour et le partage dans tout cela ?

 

 

 

 

 

LA GENETIQUE

 

L’homme veut se recréer parfait et sans maladie,

Et donc toucher à l’intouchable,

L’être qui a été créé.

 

Il croit résoudre par la génétique

Ses problèmes de croissance, de beauté et de santé.

Il se trompe, car les gènes sont des mutants.

Toute substance étrangère,

Inventée par l’homme, demeure impuissante.

Ne pouvant se corriger en respectant la vie et lui-même,

Il croit pouvoir annihiler son être

En créant un clone invulnérable aux maladies actuelles.

 

Soit, il y est arrivé. On jette l’éponge ?

Comme il n’a fait que déplacer le problème

Et qu’il ne se respecte toujours pas,

De nouvelles maladies apparaitront.

Il créé lui-même la maladie,

Par l’homme qui ne respecte pas la vie.

 

Pour ma part, je ne crois pas qu’il faille bousculer la nature. Il faut accepter ce qu’elle nous propose, ne pas faire douter les femmes de leur naturelle fécondité, éviter ces traitements interminables qui certes fonctionnent souvent à terme, mais excluent les hommes de la grossesse « naturelle ». L’homme ne trouve plus sa place et ne devient, pour les meilleurs d’entre eux, que donneur de sperme et a un enfant sans faire l’amour. Un enfant est la fusion entre deux êtres qui s’aiment et doit le rester.

Laissez la nature reprendre ses droits ; ainsi, l’humain reprendra sa vie en main et l’homme et la femme existeront et procréerons par amour sans artifice.

 

 

 

HOMME, FEMME

 

Homme,

Tu as été  créé à cent pour cent de notre être,

 Il y a des milliers d’années.

Tu étais toi, simple, juste, modeste.

Pour que tu vives en harmonie et puisses te reproduire,

Dieu a créé la Femme,

 Complémentaire à toi et supérieure,

Car femme,

Elle peut donner la vie à un être qui est une partie de toi-même.

 

Tu ne l’as pas respectée,

Tu as cru être fort,

Tu l’as humiliée, trompée, bafouée,

Alors que ta force, sans le savoir, vient d’elle.

Au lieu de la regarder comme un être à part entière,

Non pas pour sa beauté physique,

Mais pour sa beauté intérieure,

Tu as annihilé son être et sa pensée pour la modeler à ton image.

Tu lui as ôté l’envie d’être mère

Et ce qui faisait sa fierté est devenu un fardeau.

Elle a donc voulu te ressembler

Et ce qui faisait ta force est devenu ta faiblesse.

L’ayant perdue, tu as essayé de lui ressembler à ton tour

Et tu as perdu ton identité.

Ce que tu as oublié,

C’est que jamais tu ne pourras reproduire ta propre graine.

Si tu veux retrouver ton être et l’intégralité de ta conscience,

Rends-lui sa dignité,

Sois fier de sa fécondité.

Tu retrouveras ta force

 

Et le monde sera à nouveau ce qu’il aurait toujours dû être.

 

 

 


 

La femme, encore trop souvent maltraitée

 

L’homme et la femme, égaux et complémentaires,

Mais vous avez décidé que le sexe féminin était faible.

Des femmes, vous avez fait des esclaves,

Vous les avez exclues des héritages dès la naissance,

Vous leur avez imposé un mariage où elles perdaient leur nom

Pour s’identifier à un autre.

Ainsi vous regrettez ce temps d’asservissement.

Mais pourquoi ?

De quel droit ?

Du droit de cuissage ordonné par certains ?

Moi, femme,

Savez-vous réellement qui je suis ?

Vous me salissez chaque fois que vous prononcez mon nom.

J’ai honte, je me sens humiliée.

Ce n’est pas en tuant les enfants du sexe féminin

Que vous deviendrez supérieurs,

Mais en leur redonnant leur vraie place dans ce monde

Qui est aussi le leur.

Souvenez-vous surtout

Que sans moi vous n’existeriez pas.

 

 

 

Si en France, on peut considérer que la situation des femmes s’est globalement améliorée, on ne peut ignorer la progression de trafics variés de femmes.

Misère d’un côté et appât du gain de l’autre génèrent des situations dramatiques.

Ainsi, des êtres malhonnêtes vont dans les villages appauvris des pays européens sortis du communisme ou de dictatures, repérer de jolies jeunes filles, se présenter chez les parents sous un aspect respectable avec une proposition de placement au pair chez des familles fortunées françaises. Confiants et appâtés par un dédommagement financier, ces parents voulant croire au miracle, leur confient leurs filles, pensant avoir fait le bon choix.

Malheureusement, après s’être vu offrir de beaux habits sous prétexte de bien « présenter » chez leurs futurs employeurs, ces jeunes filles déchantent très rapidement.

Souvent droguées, toujours privées de leurs papiers d’identité et de passeport, elles se retrouvent obligées de se prostituer : consentantes, elles iront se vendre dans les grands hôtels auprès de gens dits respectables dans un confort relatif ; réfractaires, elles seront battues, violées, enfermées avant d’être mises sur le trottoir ou dans les bois, le long des routes dans toutes les régions de France.

 

Que dire du respect de la femme lorsque des jeunes filles nées en France sont, lors de la visite dans leur famille d’origine, se voient mariées de force à des hommes qu’elles ne connaissent pas et dont elles ignorent toute la culture ?

 

Comment peut-on admettre encore de nos jours ces mutilations sexuelles de jeunes filles afin qu’elles n’éprouvent pas de plaisir ?

 

Comment pouvons-nous arriver au troisième millénaire et constater qu’encore en Chine, la fille – qui deviendra un jour femme – est un être nuisible qu’il faut détruire ? Doit-on accepter que les progrès de la science, par l’échographie, se mettent au service de la politique de l’enfant unique ? Comment ne pas hurler devant un tel génocide ? De quel droit les hommes peuvent-ils obliger les mères à tuer leurs propres enfants sous prétexte qu’ils ne sont pas du « bon sexe » ? Quelle honte pour l’humanité de fermer les yeux devant une telle injustice !

 

Quelle considération les hommes portent-ils à leur femme, lorsqu’ils kidnappent leurs enfants issus de mariages mixtes pour les ramener « au pays » et leur imposer leur propre culture ?

 

 

 

 

Pensez-vous qu’il soit digne de la Femme, de devenir une mère porteuse ? De monnayer son corps pour une somme ridicule pour les occidentaux mais exorbitante dans les pays dits sous-développés ? De perdre son enfant avant même de l’avoir connu, puisqu’une fois né, l’enfant est enlevé à sa mère ? Quel courage et sacrifice pour ces femmes que le destin a fait naître au mauvais moment au mauvais endroit…

 

Qui sont ces soldats qui, pendant les guerres, violent, tuent, humilient et torturent les femmes le plus souvent en toute impunité.

De quelle humanité et respect de la femme ont fait preuve ces hommes qui à la libération de la France, ont rejeté, banni, rasé et fusillé ces femmes qui avaient été amoureuses des hommes qui avaient eu le tort d’être du côté des vaincus…

 

Peut-on continuer à respecter, comme en Inde, les coutumes ancestrales qui permettent à l’homme de considérer sa femme comme un objet ; à la famille de la marier à un homme qu’elle ne connaît pas ; de la punir, voire de la tuer si elle ne respecte pas ce qui a été décidé pour elle ?

 

 

 

 

 

LES CENT COUPS

 

Ils sont passés inaperçus,

Excepté à quelques personnes

Qui ont eu le courage de l’annoncer.

 

Après qu’elle ait fait la une des Journaux,

Nous avons laissé cette enfant

Aux mains de ses bourreaux,

Montrant l’impuissance de notre société

Face aux mœurs ancestrales,

Qui excluent la femme du cercle des vivants.

 

Là, elle n’a pas droit au respect,

Elle doit accomplir les tâches les plus ingrates

Et surtout subir le viol et l’inceste.

 

Nous, blancs civilisés, sommes outrés,

Nous qui organisons pourtant des voyages

Dans des pays où règne la misère,

Pour acheter à bas prix la virginité des enfants

Qui ne sont pas contamines par nos virus.

 

A qui faudrait-il donner les cent coups

Et de quel droit faisons-nous la morale ?

 

Il serait prétentieux de dire

Que l’homme descend du singe.

Au vu de son attitude,

Il descend droit de ses excréments.

 

Dans ce monde, peu de gens ont le droit d’être reconnus comme des hommes responsables

Et dignes de l’être.

Moi-même j’ai honte de mon impuissance

Devant la d’échéance humaine.

 

Mon seul espoir est que

Nous ne nous réveillions pas trop tard

Et qu’au lieu de chercher à expliquer l’inexplicable,

Les scientifiques ouvrent les yeux des dignitaires

Sur la seule explication possible :

Le respect et la dignité de l’être.

 

Alors peut-être,

Ces cent coups auront servi à quelque chose.

 

 

 

Est-il normal qu’au-delà de la Méditerranée, une femme ayant commis un adultère, alors que l’homme a le droit d’avoir plusieurs femmes, ait été décapitée sans que cela ne révolte les pays des droits de l’homme qui ferment les yeux  pour des raisons économiques ?

 

 

 

 

 

Que penser de ce qui se passe actuellement en Irak ou au Mali où des femmes et des jeunes filles sont violées et revendues sur des marchés aux esclaves pour des histoires éternelles de guerres de religion ?

 

 

 

Quel chemin reste à parcourir pour qu’enfin, hommes et femmes vivent en harmonie, à égalité d’âme à âme, dans le respect, la sagesse et l’humilité.

 

Si vous vous respectez l’un et l’autre, alors la paix universelle règnera sur l’humanité.

 

MA CONSCIENCE

 

Si un jour je découvre qui je suis,

Que j’assume et respecte cette découverte,

Alors peut-être, je pourrais prétendre

Me connaitre et affirmer,

Non par le verbe,

Mais par mon attitude vis-à-vis d’autrui,

Et de moi-même.

 

 

 

LE VIRUS DE L’EVEIL

 

En cette fin de siècle,

Il est apparu comme un fléau aux yeux de tous.

Tous les chercheurs veulent le trouver,

De peur de l’attraper, tu offres ton obole.

Tu refuses de voir la réalité,

Il ne s’agit pas d’un virus négatif !

 

C’est moi, ta conscience,

Qui te montre que l’on ne mange pas du fruit défendu impunément.

Tu as perdu conscience de ce que je t’ai donné,

Tu as voulu renier ton être

Et bafouer les lois naturelles,

Tout en te croyant impuni.

 

Tu peux encore te sauver si tu le veux,

Non par des vaccins

Qui ne feraient que déplacer le problème,

Mais en retrouvant ta dignité et le respect de la vie.

Alors les virus deviendront positifs,

Et ils partiront comme ils sont arrivés,

Grâce à toi.

 


 

 

UN HOMME – UNE FEMME – DES ENFANTS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que deux êtres, Homme, Femme, se désirent si fort qu’ils envisagent d’enfanter, d’autres femmes sont abusées, violées. Mais que la fécondation soit le fruit de l’amour consenti ou celui d’un moment de faiblesse ou de contrainte, elle est la plus belle chose qui soit.

A tous ceux qui ont engendré, je voudrais dire que nous, enfants, si nous sommes là aujourd’hui c’est grâce à vous adultes, que nous ayons été conçus  dans la joie ou dans la souffrance, que vous nous fassiez payer le prix de votre amour ou passion. Quelque soient les circonstances, nous vous disons merci, nous vous respectons car nous vous devons la vie.

Les civilisations résistent au temps grâce à cette chaîne de vie et d’amour depuis des siècles, la vie est le plus beau des cadeaux. Savourons-le sans haine ni jugement. Pardonnons-leur et donnons-leur, par notre attitude face à la vie, la fierté de pouvoir dire aux yeux de tous: « c’est mon enfant, si j’ai réussi quelque chose sur cette terre c’est bien cela ». Car sans vous parents, amants nous n’existerions pas ; pour cela, nous vous en serons éternellement reconnaissants. Car notre âme n’existe qu’au travers de notre chair.

 

 

 


 

En tant qu’homme, je demande pardon à toutes les femmes qui ont subi et subissent encore toutes et les dérives dont nous avons parlé. Mais je les implore de réagir.

 

Femmes de tous pays, vous avez si vous le désirez, le pouvoir de renaître et d’imposer le respect ; vous êtes l’arbre de vie indispensable pour la continuité des générations futures.

N’ayez plus peur des hommes : vous êtes plus fortes qu’eux mais ne reproduisez pas leurs erreurs impardonnables à votre égard car sans eux, non plus, la vie n’est pas possible.

Nous sommes complémentaires : nous devons nous émerveiller l’un l’autre, nous épauler dans l’éducation des enfants, réapprendre le vrai sens de la vie, les valeurs ancestrales de l’union d’un homme et d’une femme, eux seuls pouvant donner la vie.

 

 

 

 

 

L’HOMME VRAI

 

Qui serait cet homme vrai,

Dont  les femmes, les enfants, les parents

Seraient fiers et heureux d’avoir

Pour mari, père et enfant.

 

Il existe au fond de chacun d’entre nous,

Mais pour cela il faut aller le chercher,

Apprendre à l’aimer,

Le découvrir au travers de son âme.

 

Quand vous nous parlerez,

Nous vous écouterons d’âme à âme :

Alors l’amour vrai naîtra.

 

Car celui qui nous ronge,

Nous possède, n’est pas Lucifer,

Mais nous-mêmes, incontrôlables.

Le but n’en est pas pour autant de devenir moine,

Mais que l’acte sexuel devienne l’osmose consciente.

 

Alors seulement

Nous découvrirons les joies de la vie,

Le complément que vous souhaitez.

Pour éviter que la haine, la passion  vous habitent,

Jusqu’au point de vous perdre.

 

 

Alors, nous apprendrons,

A vous découvrir, à vous respecter, à vous aimer,

Comme il se doit.

 

Nous redeviendrons des hommes

Dignes d’être père, époux.

 

Cet homme-là existe en chacun d’entre nous.

 

Allons tous ensemble le chercher

Pour donner le droit d’exister

Aux générations futures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

LA FEMME VRAIE

 

Qui est-elle cette femme vraie ?

 

Qui accepte sa féminité ? Qui en est fière ?

Qui dans ce monde moderne veut s’épanouir

Au travers de cette société matérialiste ?

Qui a le droit

De faire sa place à côté de l’homme,

Et d’être son égale malgré leurs différences ?

 

Si cela est son chemin, soit.

 

Mais si elle décide de devenir femme, épouse, mère,

Alors les données sont différentes.

 

Sa fierté doit alors permettre son épanouissement,

Au travers de ce chemin qu’elle a choisi volontairement.

En choisissant ces options-là

Elle a une lourde tâche à assumer :

Sa vie personnelle,

Celle du compagnon qu’elle a choisi

Pour l’aider à accomplir ce choix,

Et sa maternité

Qui lui ouvre les portes de la création, de la Vie.

 

 

 

 

Etre mère,

Chose qu’aucun homme ne pourra accomplir,

De cela vous devez être fière,

Et ne pas vous sentir dévalorisée.

 

De par ce chemin si beau

Vous permettez à chaque civilisation d’exister.

 

 

 

Je suis pour ma part, émerveillé de voir ces mamans faire abstraction de leur propre vie pour s’occuper de leur enfant handicapé. Pour certains, ces handicaps sont insupportables mais ces mères, par un geste, un regard, arrivent à communiquer et à les éduquer.

Elles sont un exemple d’abnégation et bien des mamans d’enfants sans problèmes devraient prendre conscience de leur chance d’avoir un fardeau moins lourd.

 

Pour moi, une mère doit s’occuper de ses enfants, ne pas les laisser seuls face à la société même si elle pense qu’ils ont tout pour être heureux ; rien ne remplacera la présence et l’amour d’une maman. Ces enfants n’ont pas demandé à venir au monde : en leur donnant la vie, on leur doit la nôtre.

En tant qu’homme je vous envie, vous honore et vous remercie d’exister, de ne vous laisser pas abuser par cette société matérialiste qui fait de vous des esclaves en vous faisant croire que vous serez libre d’exister enfin.

 

L’ENFANT

 

Je suis né de vous

Je vous en remercie car grâce à vous, j’existe.

 

Je voudrais vous confier un secret,

Avec tout le respect que je vous dois,

Depuis que je suis né,

Vous voyez en moi un jouet

Que vous façonnez à votre image.

 

Vous êtes-vous posé la question

De savoir qui j’étais vraiment ?

Je vais vous le chuchoter à l’oreille

Pour ne pas l’ébruiter :

Depuis ma naissance, sans en avoir conscience,

Vous me laissez à droite, à gauche,

A qui voudra bien me garder,

Sans penser que je suis sans défense.

 

J’ai grandi tant bien que mal,

Et au lieu de m’expliquer les fonctionnements

De Votre société avec ses règles,

Vous m’interdisez tout,

Vous m’empêchez de dialoguer avec vous,

Vous me dites que c’est vous qui savez,

Que lorsque je serai grand, je saurai à mon tour.

 

Faux ! Archi faux !

 

De ma vision d’enfant, je vais vous dire :

Laissez-moi grandir en étant moi-même.

 

Quand je me révolte,

J’attends de vous des réponses vraies,

Alors que vous trichez tout le temps …

A mes yeux d’enfant, c’est insupportable !

 

Donc, je vous agresse,

Non pas pour vous faire du mal,

Mais pour essayer de vous ouvrir les yeux.

Et plus je vous les ouvre,

Plus vous me punissez,

Jusqu’au jour où Moi-même, j’ai baissé les bras…

Je suis entré dans vos faiblesses, vos peurs,

Vos mensonges,

J’ai perdu ma lucidité, ma fierté,

Et j’en suis arrivé à vous haïr,

Moi qui vous ai tant aimés.

Et je suis devenu sourd, aveugle et muet,

Pour ne plus lutter contre vous

Qui m’avez donné la vie.

 

Mères de familles, je ne sais pas si mon analyse est ringarde ou d’actualité mais je vais vous la soumettre.

La main d’œuvre féminine étant moins chère et plus malléable, les hommes et les politiciens vous ont fait croire que vous aviez droit au travail.

Même si de plus en plus de femmes accèdent aux grandes écoles, à des postes à responsabilité, la majorité d’entre elles restent sous-payées par rapport aux hommes, parfois harcelées par de petits chefs, promises aux travaux souvent les plus répétitifs et ingrats.

Ce « droit au travail » a donné une liberté et une autonomie aux femmes auxquelles elles n’avaient pas accès. La situation devient beaucoup plus difficile lors que le couple décide de fonder une famille.

 

Non seulement le congé maternité ou a fortiori parental nuit à la « carrière » de la femme, mais surtout l’arrivée de l’enfant complique considérablement la vie privée : trouver une crèche ou une nourrice relève déjà du parcours du combattant bien avant sa naissance.

Laisser son enfant à des inconnus, ne pas profiter de cette joie d’être mère, courir pour l’emmener, aller travailler, revenir le chercher, faire les courses, le diner, laver le petit, gérer les états d’âme du mari… comment résister ? Avoir des moments de repos ? De détente permettant de se retrouver au sein du couple ?

 

Le surmenage et les difficultés à mener tout de front conduisent bien des couples à abandonner l’éducation des enfants qui se trouvent de plus en plus livrés à eux-mêmes, contraints de se faire à manger tous seuls, laissés sans surveillance et sans contraintes.

OH MERES!

Sachez que pour un enfant,

Sa mère est toujours la plus belle,

Que vous soyez grosse ou maigre, grande au petite.

Il perçoit votre beauté, votre grandeur intérieure.

 

Depuis quelques décennies,

On vous enlevé le droit d’être mères

En vous libérant de vos obligations,

Qui font pourtant de vous des êtres d’exceptions, Irremplaçables,

Vous qui êtes le pilier de la terre,

Vous sans qui la vie s’arrêterait.

Nous avons tant besoin de vous !

 

Sans votre amour maternel, nous sommes désemparés.

L’enfant qui deviendra père un jour,

Ses repères seront les vôtres,

De votre attitude dépendra la sienne

Vis-à-vis des femmes.

 

Alors je vous en supplie,

Redevenez des mères, des vraies.

Qu’à vos yeux, nous ne soyons plus

Un fardeau vous empêchant de vivre,

Mais votre fierté.

 

 

 

N’oubliez pas que nous venons de vous,

Du plus profond de vos entrailles.

Contrairement à ce que la société vous fait croire,

Nous ne déformons pas votre corps,

Nous l’embellissons.

Vos rides, vos rondeurs et vos douleurs

Sont le fruit de votre amour.

 

A nous écouter respirer la nuit,

A nous défendre du monde extérieur impitoyable,

A nous veiller malades.

Nous avons tant besoin de cet amour,

Ne nous reniez pas.

Soyez fières de nous,

Afin que nous ne vous décevions pas

Et que votre foyer devienne un havre de paix.

 

 

 

 

Je sais que certaines d’entre vous, allez me trouver ringard.

 

Pourtant, je crois que l’idéal serait qu’au lieu de dépenser des milliards d’euros en structures mal adaptées pour soi-disant aider les femmes à être autonomes, à ne pas dépendre de leur mari, l’Etat devrait, sur la base du volontariat, donner aux mamans un salaire pour être disponibles pour leur enfant et leur donner une éducation responsable.

Rester au foyer constituerait un travail à part entière. Ainsi, ces femmes qui auraient choisi d’abandonner momentanément leur vie professionnelle, constitueraient  leur retraite comme tout un chacun. Cela libèrerait des emplois pour leurs maris et ultérieurement leurs enfants. Les hommes retrouveraient la fierté d’assumer leur responsabilité de père de famille ; l’enfant aurait une autre image de leurs parents, chacun ayant sa place dans la société.

 

Utopie ?

 

 

MESSIEURS LES POLITIQUES

 

Je vous en supplie, le jeu a assez duré.

 

Nous avons l’impression, nous les tout petits,

De voir ce que vous-mêmes de votre piédestal

Ne voyez pas.

Votre intelligence vous aveugle.

 

Depuis plusieurs septennats,

Nous espérons que les choses vont changer,

Mais pas d’un coup de baguette magique.

Nous sommes tous prêts à des sacrifices,

Même grands,

S’ils nous rendent notre dignité.

 

Mais plus nous nous sacrifions,

Plus nous reculons dans notre honneur

Qui jadis faisait notre gloire.

Vous nous méprisez

Lorsque nous vous faisons confiance.

 

Nous vous pardonnons si vous nous rendez notre fierté

Et l’espoir d’une vie meilleure pour nos enfants.

 

Nous nous sommes tous trompés.

 

Laissons nos haines, nos rancœurs, nos différends,

Pour sauver notre pays, sauver la terre.

 

Retrouvons ce à quoi tout être a droit :

Le respect, l’honneur,

Et surtout l’emblème de notre pays :

 

Liberté, Egalité, Fraternité.

 

Voyez l’avenir et non le bout de votre nez,

Soyez responsables et rendez-nous responsables.

Utilisez notre force au lieu de nous l’enlever

Et laissez-nous le droit au travail,

Qui fait la fierté de l’homme.

N’attendez pas que nous venions dans la rue

Pour nous entendre,

Prenez les devants.

 

Alors vous retrouverez notre confiance et nous aussi.

Nous serons fiers de nos hommes politiques,

Fiers de notre pays,

Fiers aux yeux du monde.

 

Ces mots souvent prononcés auront une valeur,

Les droits de l’homme, mais aussi et surtout,

Ses devoirs envers la Femme.

 

 

 

Les déviances parentales

Que de souffrances pourraient être épargnées si homme et femme assumaient leurs différences, leur complémentarité et surtout leur sexualité. Car il s’agit bien de cela qui est souvent à l’origine des débordements sexuels sur leurs propres enfants.

 

L’INCESTE

 

Mère, Père,

Qui suis-je à vos yeux, vous qui m’avez donné la vie,

Pour me salir ainsi, abusant de ma naïveté.

Au lieu de m’enseigner le respect de la vie,

De mon corps,

Vous me rabaissez à un stade

Que même un animal ne saurait faire subir à ses petits.

 

J’ai grandi…

Je voudrais dire à tous les parents

Qui auraient l’intention d’imposer cet acte irrespectueux

A  leurs propres enfants :

Réfléchissez bien vite,

Car vous détruisez à jamais votre progéniture.

 

Il vous est facile d’abuser de nous, êtres sans défense.

Réveillez-vous, ne soyez plus des animaux

Mais des parents dignes de vivre.

 

 

 

Mère, toi qui m’as mis au monde,

Je préférerais être dans la rue avec ton amour,

Plutôt que sous un toit avec ton acceptation de cet acte

Sur mon être que tu dis aimer.

 

Il n’en vaut pas la peine, ce toit,

Le prix à payer est trop cher.

 

Retrouve ta dignité, sors-moi de là !

Au secours !

 

Si tu n’en as pas le courage,

Tue-moi de tes mains

Plutôt que de me laisser subir cette humiliation

Et ces souffrances !

 

Chers parents, je vous aimais

Mais vous m’avez condamné.

 

 

Je vous pardonne…


 

Pourquoi faut-il qu’une enfance malheureuse entraîne le plus souvent, une parentalité désastreuse ? Notre destin dépend couramment de ce que nous avons vécu en famille. La reproduction d’actes indignes d’un être humain sur leur progéniture de ce que les enfants ont subi de la part d’adultes (parents, amis de la famille, femmes, époux, amants, maîtresses) est malheureusement trop fréquente.

 

 

LES ENFANTS BATTUS

 

Toi l’être,

Es-tu arrivé au plus profond de l’abîme,

Pour faire subir à un enfant sans défense

Les souffrances les plus basses qui soient ?

 

Il est toujours facile de martyriser plus petit que soi,

De le bruler avec des cigarettes,

De le battre, de l’enchaîner dans une cave,

De le laisser dans ses urines et ses excréments,

Sans boire ni manger.

 

Tu n’as aucune excuse,

Pas plus que cette société qui ferme les yeux

Devant des actes aussi méprisables.

Et quand ils sont d’énoncés,

L’enfant subit des sévices encore plus graves.

 

Ne fermons plus les yeux sur la barbarie.

L’enfant ne peut ni ne doit se plaindre,

Il se sent coupable.

 

Pour lui, je crie ma révolte, sa révolte,

Son cri intérieur de souffrance

Que restant digne, il ne montre pas.

 

Soyons dignes nous aussi.

 

Les couples se font et se défont.

Alors souvent la mère ou le père ferme les yeux

Afin de ne pas perdre son nouveau compagnon,

Et rejette l’enfant de l’un ou de l’autre.

 

Notre droit à la vie vaut-il un tel sacrifice?

Non je vous le dis,

Fuyons une liberté de ce prix-là,

Qui jamais ne nous apportera le bonheur.

 

Respectons la vie avant qu’elle ne nous respecte.

Et si nous ne sommes pas heureux,

Ce n’est pas de leur faute mais de la nôtre.

 

A ces enfants martyrs,

Je veux dire :

Vous avez droit à la vie.

Vos souffrances n’auront pas été vaines

Si l’être se réveille pour éviter

Qu’elles ne se reproduisent,

En vous rendant votre dignité et votre raison de vivre.

 

Moi, adulte, je vous demande pardon pour lui.

 

 


 

PLAIDOYER POUR LES GENERATIONS FUTURES

 

 

Je pense et souhaite qu’un jour viendra où la femme dirigera le monde mais aura la sagesse de rétablir l’équilibre et redonner un sens à la vie où femme, homme et enfant, auront leur place et seront complémentaires, voulant chacun le bonheur de l’autre.

 

 

ET SI EVE AVAIT ETE CREEE LA PREMIERE

 

Que dirions-nous, nous, les machos,

Si Eve nous avait devancés?

Quel drame pour notre amour propre !

 

Toutes nos civilisations sont basées

Contre cette éventualité,

Quelle aubaine!

 

Avec le recul pourtant, la probabilité est grande.

Grâce à elle, la vie se matérialise.

Dès la conception, son corps se suffit à lui-même.

Dès que la graine est en elle,

Tout s’accomplit par miracle.

Quelle beauté, quelle merveille !

A côté d’elle, nous sommes peu de chose.

Aussi nous l’écrasons

En l’impressionnant avec notre force physique.

Nous lui faisons croire qu’elle n’est rien sans nous

Et que nous allons la protéger.

Mais notre force vient d’elle.

Elle seule décide où, quand, comment et avec qui.

 

Tandis que nous les hommes, suivons nos pulsions

Qui peuvent si elles ne sont pas assouvies,

Nous entrainer aux pires folies, le viol, l’inceste

Ou l’homosexualité, dans l’espoir de lui ressembler.

 

Utopie

 

Nous nous acharnons

A la sous-estimer, à l’humilier et à la mépriser,

Car nous avons toujours su

Qu’elle nous était supérieure.

Nous l’évinçons des plus hautes distinctions

Et la rejetons de tous les lieux de culte,

Car avouons-le, elle nous fait peur.

 

La femme, fille, épouse et mère, nous fait peur.

Nous ne sommes rien sans elle.

 

 

 

Hommes, femmes, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.

 

A nos parents

                                   CHERS PARENTS,

 

J’ai grandi au travers de vous.

Je viens de prendre conscience à mon tour

Que d’être parent est une tâche difficile,

Car elle représente la perte de l’adolescence

Et de l’insouciance.

 

On devient responsable des valeurs

Que vous nous avez transmises,

Des droits que l’on avait,

Mais dont on a occulté les devoirs.

 

Enfant, je vous ai admirés

De vous occuper de vos parents jusqu’à leur mort,

Alors que moi-même je vous ai considérés

 Comme une charge, un fardeau.

 

Je n’ai pas eu la force que vous aviez,

On me l’a enlevée.

Votre vieillesse me fait peur,

Car elle me montre ce que je serai plus tard.

 

.

Me refusant à le voir,

La société m’a fait oublier mes devoirs

En me faisant croire qu’elle vous prendrait en charge.

Je vous ai abandonnés à elle,

A ces lieux lugubres appelés mouroirs,

Où je n’ose même plus venir vous voir,

Alors qu’après j’aurai le courage d’aller sur votre tombe.

 

Maintenant que je suis devenu adulte,

Je prends conscience de mes actes,

Et vous demande pardon,

Pardon de vous avoir méprisés, oubliés.

 

Je vous ai perdus à jamais,

Et avec vous, mes enfants.

 

Par peur de ne pas vivre ma vie,

J’ai oublié mes devoirs envers eux.

 

S’il n’est pas trop tard, je vais oublier mes droits,

Pour enfin accomplir mes devoirs,

Et un jour à nouveau retrouver mes droits.

 

 

 

A nos enfants

LE NOYAU

 

Je suis le noyau dont vous êtes les fruits,

A chaque naissance le même phénomène se reproduit.

Et à aucun moment vous ne pourrez générer ce noyau,

Mais seulement le fruit venant de vous.

 

Tout en l’ignorant, vous êtes tous issus de ce noyau,

Vous n’en êtes qu’une particule.

Vous aurez beau vous regrouper

Pour essayer d’en reconstituer un,

Vous ne pourrez jamais,

Car aucun d’entre vous ne possède le noyau,

Il n’en est que le fruit.

 

Prenez donc soin les uns des autres, de votre univers,

Car si tous les fruits se reproduisent véreux,

La moisissure gagnera et le monde s’arrêtera.

Il est encore temps !

Soyez le maitre de votre propre fruit,

De l’arbre qui vous est confié,

Vous ferez toujours partie de cet univers.

Car le noyau fait l’arbre,

L’arbre donne les fruits,

Les fruits sains engendrent le bonheur,

Les fruits touchés souffrent,

Mais les fruits moisis fournissent le terreau

Qui redonne ensuite les fruits sains.

Prenons conscience que notre avenir et celui de nos enfants et petits-enfants sont entre nos mains. Si nous n’admettons pas nos erreurs, ils en subiront les conséquences ; nous serons alors coupables d’avoir détruit leur jeunesse et leur vie d’adulte.

En les assistant, nous ne leur aurons pas transmis ce que nos parents avaient obtenu à la sueur de leur front : les acquis sociaux. Réapprenons-leur leurs devoirs pour qu’ils retrouvent leurs droits.

 

A nos conjoints

Retrouvons les vertus du proverbe :

« Quand tu es lion, je suis le mouton ;

Quand tu es le mouton, je suis le lion »

 

Pour cela, Messieurs, il faut protéger les femmes de tous pays confondus, les respecter, leur assurer sérénité et dignité.

 

Mais vous aussi, Mesdames, vous avez, dans nos pays dits « civilisés », du chemin à parcourir : conscientes de votre force, ne méprisez pas homme à votre tour, ne cherchez pas à devenir son égal mais soyez son complément, son soutien…

 

Alors, nous vivrons heureux.

Je ne crois pas aux miracles en ce domaine mais au bon sens.

Pour que l’harmonie règne, il faut de part et d’autre, être admiratif et respectueux ; avoir envie de rendre l’autre heureux, chaque jour qui passe ; ne pas considérer que le bonheur est un droit mais faire des efforts (qui n’en sont plus lorsqu’on aime l’autre) pour  construire ce bonheur.

Alors, n’en doutez pas, la paix entrera dans nos foyers et nous transmettrons à nos enfants les valeurs d’un vrai couple solidaire et fort.

 

 

A tous les autres…

Ne pensons plus à nos récriminations passées, ni aux besoins que nous nous créons, souvent superflus, au détriment de gens qui n’ont même pas le nécessaire.

Réapprenons à nous aimer, à nous tolérer et à ne plus vivre repliés sur nous-mêmes.

Ne nous laissons pas déborder par nos convictions religieuses.

 

 

LA FOI

 

Depuis la nuit des temps,

La foi est synonyme de conflits,

De guerres, de manipulations, de controverses,

Au nom de Dieu.

 

Certes il y en a un

Mais à qui appartient-il ?

Puisque dans chaque culte respectable

Prêchant l’amour de son prochain,

La bonté, la charité, le pardon

Pourquoi vouloir convaincre l’autre

Que son Dieu est le vrai, le gentil, l’unique ?

 

Nous sommes tous une particule de vie.

La foi est en chacun de nous,

Pour partager, aimer, pardonner,

Non pas aux autres mais à soi-même

Laissons-là les querelles de clocher

Et à chacun d’entre nous, nos convictions respectables.

 

Tous ensembles, mettons-les en pratique

Non pas pour convaincre l’autre par la force

Mais par la foi vraie,

Tous complémentaires au travers de la foi

Basée sur la tolérance, l’acceptation des différences,

L’amour,

La foi universelle,

Face-à-face avec Dieu

Qui est amour

Pour tous ses enfants sans exception

Synonyme de paix et de partage.

 

 

 

Ni par le racisme !

LE RACISME

 

Le racisme est intolérable.

Pourquoi deux personnes

De races et de couleurs différentes se déchirent-elles ?

Chacune se croyant supérieure à l’autre

Au mépris de l’être humain.

 

Si l’on était aveugle ?

Ces différences auraient-elles autant d’importance ?

 

Pour ma part, je crois que nous confondons racisme

Avec injustice et intolérance.

 

Chaque pays a des lois

Que tout être humain habitant ce pays, doit respecter.

 

Mais lorsqu’il ne le fait pas,

Ou qu’on lui donne ce qu’on refuse à d’autres,

Qu’il y a des passe-droits,

Des droits pour l’un, que l’autre n’a pas,

Cela crée des conflits

Que l’on masque sous le couvert du racisme.

 

D’où l’intérêt d’exister en tant qu’être humain,

D’oublier les races, la couleur, le sexe.

 

 

Si les lois sont égales pour tous,

Alors la terre et les êtres humains

Retrouveront le droit d’exister

Où qu’ils se trouvent.

 

S’ils respectent les lois

Et les coutumes du pays d’accueil, quel qu’il soit,

Après avoir accompli ses devoirs,

Il retrouvera ses droits

Et ainsi le racisme disparaitra

Pour ouvrir les portes de l’Eden

A tous les êtres humains.

 

 

 

 

 

 

Ni par le nationalisme

Une fois encore, vous allez me taxer d’idéaliste !

Pourtant, je crois que c’est possible : la France peut être ce pays dont nous serions tous fiers !

 

LA FRANCE EN L’AN 3000

 

Que sera notre beau pays dans ce nouveau millénaire ?

 

L’immigration que nous prétendons découvrir

Existe déjà depuis des siècles.

Qui est français aujourd’hui ?

Du fait des guerres ou des regroupements de provinces,

Nous avons tous des gènes italiens, turcs, espagnols ou musulmans.

 

Alors ces gens venus d’Afrique ou d’Asie,

Que bien souvent nous sommes allés chercher

Pour regonfler notre démographie,

Ou faire des tâches que nous ne voulions pas accomplir

 

En quoi sont-ils différents de nous ?

 

Dans quelques siècles, ils seront français à leur tour.

 

 

 

Alors, comme nos enfants qui rient ensemble a` l’école,

Qui partagent leurs jeux, leurs joies et leurs peines

Sans animosité ni haine,

Ouvrons-leur les bras,

Acceptons leurs différences.

Soyons le pays test pour le mondialisme croissant,

Echangeons et mélangeons nos cultures,

Nos savoirs et nos valeurs.

 

Il faut pour cela de la tolérance et de la rigueur.

Gardons chacun nos coutumes et nos religions,

Mais respectons ces règles

Dignes d’un monde d’harmonie,

Le respect de soi et d’autrui.

 

Alors notre pays relèvera la tête

Et sera fier d’être le premier pays mondialiste

Dans le partage des valeurs morales, physiques et intellectuelles.

Notre invité respectera nos lois et nos réglementations,

Nos coutumes et nos valeurs,

Comme nous respectons les siennes.

 

Notre choix démocratique n’est pas faiblesse,

Il révèlera en nous des êtres humains.

 

 

 

EPILOGUE

 

 

 

 

Il m’a fallu arriver à 70 ans pour m’apercevoir et ouvrir les yeux sur ma vie d’homme, voir que je n’avais existé qu’au travers de modes, manipulé  depuis ma naissance par des gens irresponsables qui m’ont volé ma vie.

Avec le recul, j’ai honte de m’être fait diriger, en oubliant ma personne, mon identité. Je demande pardon à tous les gens que j’ai cru aimer et que j’ai fait souffrir.

Arrêtons de mentir, de tricher, de vouloir tout « posséder », y compris « l’autre ». Retrouvons notre dignité et cessons de nous diviser.

N’oublions pas que nous sommes tous uniques et qu’homme et femme sont complémentaires. Retrouvons un équilibre dans notre couple, la fierté d’être  utiles à la société ; redevons dignes d’être un exemple à suivre à nos enfants.

Donnons-leur le goût du travail, du partage, du respect et de l’effort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ce jour, j’ai trouvé la paix intérieure.

 

Et mon souhait le plus cher

Est que vous la  trouviez aussi.

 

Car tout être humain peut s’il le désire

Et respecte la loi divine

Y accéder.

 

Levons les préjugés sur les différences de peau,

De morphologie, de culture ou de sexe.

 

Nous sommes tous des êtres humains.

 

Allons ensemble vers un monde nouveau

Qui verra le jour au travers de notre

Ame.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imprimé en France

Sur les presses de Fortin le Progrès

Août 2015

[1] Voir mon livre « Ma vie »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE

VIE

A LA

RECHERCHE

DU MOI

INTERIEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ISBN 2-9510138-5-X

Dépôt légal ; octobre2013

Tous droits de reproduction, traduction et adaptation

Réservés pour tous les pays.

Yvon Bailly,

38, rue de la tour d’Auvergne

75009  PARIS

Tél 01 45 26 02 40

 

 

PREFACE

 

Les années passant, au travers de mon expérience personnelle et d’un parcours atypique, j’ai eu l’envie de vous faire partager ce chemin si long et si court à la fois.

 

Je suis né le 19 septembre 1944 à Béziers dans l’Hérault ; mon thème astrologique dévoile les grandes lignes de ma vie et  septembre annonce le déclin des chaleurs estivales, scrutant alors les signes annonciateurs de l’automne…

 

A la fin de la deuxième guerre mondiale, je suis né du signe de la Vierge et la présence de Mercure dans mon thème m’apporte un sens critique  développé ainsi qu’un solide bon sens.

 

À l’heure de ma naissance, la Lune, Vénus et Neptune étaient dans le signe de la Balance. Cependant, les sensibilités de cette planète, à caractère spirituel et artistique, sont placées dans une zone obscure, secrète et éprouvante de mon thème. Comme certains le disent, il faut d’abord passer par des épreuves pour recevoir la récompense des dons acquis  à sa naissance.

 

 

 

Ces épreuves importantes sont annoncées très tôt par la planète Mars avec la Lune, Vénus et Neptune.

 

 

Je suis né dans une famille riche, élevé par des nurses employées au service de mes frères et sœurs.

Après la guerre,  un divorce,   déchirant pour toute la famille, survient : le positionnement  de Saturne à ce moment, marque nettement l’éloignement de la famille ainsi que la quête intérieure, liée à la solitude.

Il indique également que ma vie spirituelle ne pourra être dévoilée, reconnue et assumée qu’à la  maturité.

 

A l’aube de mon adolescence, la présence de Pluton a généré deux épreuves terribles. Tout d’abord, ma grand-mère décède dans mes bras et quelques années plus tard, ma mère meurt renversée par un semi-remorque alors qu’elle circule à vélo.

Ayant été élevé à droite et à gauche par des personnes étrangères à ma famille,  j’ai pris ces événements avec recul et lucidité. Mais il est vrai que toutes les planètes qui sont en Vierge et en Balance dans mon thème, m’ont permis de sublimer ces épreuves  d’une manière positive.

 

A la suite de ces événements brutaux, j’ai été recueilli par un ami de ma famille.

Après la période faste de ma petite enfance, la vie chez Roger est beaucoup plus modeste.

Dans mon thème de naissance, Jupiter en Vierge marque de son sceau imposant des relations privilégiées avec autrui et la présence de Neptune entraîne des relations spirituelles intenses.  Les  rapports mutuels font apparaître très vite la transmission de valeurs intérieures telles que l’humilité, le don de soi et la spiritualité.

C’est également très tôt que j’ai eu l’envie d’aller vers les autres ; cependant, Saturne agit comme un frein et  j’ai la sensation d’être habité par de fortes énergies. Toutefois, les circonstances de la vie et leurs obligations ont retardé mes élans naturels.

 

 

A 14 ans, lassé par la scolarité qui m’enfermait dans des cases où j’avais l’impression de perdre mon identité, j’ai pris la décision d’aller vers l’activité professionnelle beaucoup plus épanouissante à mon goût, me permettant ainsi de m’exprimer et de m’épanouir en tant qu’homme.

Le désir de conquête inspiré par Pluton, particulièrement bien positionné dans le domaine de la position sociale, m’a permis de grimper les échelons, amenant observation et écoute des anciens.

 

Mercure m’a apporté la faculté de savoir conduire n’importe quelle machine en maîtrisant la technique même si c’était la première fois que je l’utilisais, ce qui a facilité mon évolution personnelle, dans le travail comme dans ma vie. Néanmoins, certaines planètes reviennent parfois comme un boomerang :   Uranus qui se trouve en Gémeaux attire les changements de façon impressionnante.

 

Un peu avant mes 40 ans, ma vie a basculé ; j’ai pris conscience des réalités et du sens de ma vie, le  « pourquoi j’étais là ». J’ai franchi le pas,  allant vers ma destinée en m’installant à Paris comme magnétiseur. Comme par magie, toutes les portes se sont ouvertes ; des rencontres, plus inattendues les unes que les autres, sont  intervenues.

 

L’expérience de ma première partie de vie m’a permis de comprendre l’humain et de mettre mon don à son service en faisant abstraction de ma propre vie volontairement. Cela fait à ce jour, trente années que j’ai franchi le pas et c’est cela que je voudrais vous faire partager en toute modestie : mon parcours personnel est atypique, plein d’espoir en l’avenir de tout être humain qui, s’il le désire, peut changer de vie.

 

*

*     *

 

 

 

 

 

 

ON

PERÇOIT

QUE LE BONHEUR

EXISTE

QUAND

ON

L’A PERDU.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dédie ce livre

À ma Mère, Yvonne Coulanges

Ainsi

Qu’à mon Père spirituel, Marcel Lapouge.

A Roger, qui était un philosophe

A ma femme Isabelle,

A mes enfants et petits-enfants.

 

 

 

 

 

Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagné tout au long de mon existence et  permis d’être ce que je suis aujourd’hui.

 

 

 

 

 

                             AVANT-PROPOS

 

 

 

 

Nous vivons en ce début de l’année 2013, une mutation de notre civilisation. Le monde n’a plus de repères car les valeurs, le respect, le sens du devoir, la tolérance sont périmés, même ringards et vieux-jeu, d’où une perte de ce qui fait la fierté et la joie, non pas dans l’aspect matériel, mais dans le sens positif du devoir accompli, de la parole donnée.

 

Fin 2012, certains avaient prédit la fin du monde, cautionnés par les médias. Et pourtant, le monde continue d’exister même si un jour, l’homme disparaîtra détruit par lui-même.  Mais notre mère la Terre sera, ELLE, toujours là pour nourrir et protéger ses hôtes. Nous sommes ses invités et pour cela nous devons la respecter ; en aucun cas, nous n’en sommes propriétaires. Tous ceux qui l’on crû ont été voués à leur perte d’une façon ou d’une autre.

 

Dans cet ouvrage, mes propos ne sont que le fruit d’une réflexion personnelle et n’engagent que moi face à moi-même ; je ne sais pas si je suis dans le vrai mais ma voie a été de suivre mon destin, mon karma, et en ce qui me concerne, je suis fier et heureux de l’avoir parcourue ainsi. Si c’était  à refaire je suivrais la même route sans aucune hésitation. Au fil de mon parcours, peut-être comprendrez-vous  quelle a été ma démarche solitaire.

 

Grâce à ce parcours, j’ai eu la chance de vivre plusieurs vies en une seule ; vous  le concevrez  en suivant mon chemin. Certains m’ont surnommé « l’intégriste », car c’est oui ou non, jamais de peut-être, dans une rupture qui n’est autre qu’une mort pour renaître à nouveau et ainsi de suite…

 

 

Ce livre va faire voyager chacun d’entre vous dans l’univers du bien et du mal, au travers de votre comportement face à la vie.

Je voudrais vous offrir un simple regard lucide sur la logique de la vie de tous les  jours, sur nos plaintes, pouvant aller parfois jusqu’à la  maladie, simples cris d’amour.

Quelle horreur, ce mal qui nous ronge, que nous faisons naître mais qui n’est pas en nous.

Au travers de la souffrance humaine, chacun et chacune pourra aller à la découverte des possibilités qui lui sont offertes et qu’il pourra développer pour trouver une nouvelle route vers le bonheur.

 

 

C’est un objectif qui peut paraître inaccessible actuellement, mais ce bonheur est pourtant là, à l’intérieur de chacun de nous.

 

Je tiens à dédier cet ouvrage à tous les gens soucieux de leurs enfants, de leurs parents, de leurs amis et de leurs semblables.

 

Si tous individuellement, dans un même élan, nous voulons reprendre le chemin de la vraie vie, il n’est jamais trop tard pour mettre en pratique ces mots magiques : Devoir, Valeur, Liberté.

 

Par souci de déontologie professionnelle et pour respecter l’anonymat, les noms et les prénoms dans cet ouvrage ont été volontairement supprimés.

Au cours de la lecture, vous découvrirez des poèmes ainsi que des fusains, exprimant ma vision de la vie au travers de mon parcours personnel.

 

 

 

*

*    *

 

 

 

N’ABANDONNE JAMAIS,

 

 

JAMAIS,

 

 

JAMAIS,

 

 

JAMAIS !

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs années, je réfléchis au jour où je pourrais écrire mes mémoires ; pour certains, cela voudrait dire que ma vie s’arrête… Je ne le pense pas… Donc ce jour, je me lance dans cette aventure qui va me permettre de faire un flash-back sur ma vie si longue et si courte à la fois.

 

 

Donc je pourrais commencer ainsi : il était une fois…

 

…Je suis né le 19 septembre 1944 à Béziers, ville de l’Hérault, dans une famille bourgeoise et respectée. Je n’ai aucun souvenir de cette période, étant moi-même trop jeune pour m’en souvenir.

 

On m’a raconté que mon père était le créateur des chaussures Bailly suisses et que ma mère était issue d’une famille nîmoise de haute bourgeoisie, également très riche. Leurs moyens financiers leur permettaient d’avoir une vie aisée qui aurait dû être remplie de joie et d’amour… Maison bourgeoise, nurses, voitures de luxe, chevaux avec attelage, maison à la mer, petit yoat, mobilier et tableaux de maîtres, toute la panoplie d’un bonheur parfait… et pourtant ??

 

 

La Seconde Guerre Mondiale était en train de se terminer.

Durant la débâcle allemande, ma mère, alors enceinte de moi, se promenait en vélo lorsqu’un militaire allemand l’arrêta pour lui prendre celui-ci… Elle portait sur elle une ceinture avec un drapeau français croisé d’un drapeau anglais, définition de l’entente cordiale. Cela le mit  en état de fureur et il menaça de l’éventrer avec son fusil à baïonnette… Un prêtre, passant à ce moment-là, lui  sauva la vie, et donc la mienne ! Ainsi commençait  ma destinée…

 

J’ai vécu le premier bouleversement de ma vie avec la séparation de mes parents à l’automne 1948.

Je nous revois encore, ma grand-mère, mon frère et une de mes sœurs, à notre arrivée en gare de Nîmes, le mur noir de charbon (à l’époque, les locomotives étaient alimentées ainsi).

La maison que nous allions habiter, à quelques rues de la gare, avait été bombardée pendant la guerre et seule la façade avait résisté.

Lorsque nous sommes arrivés devant cet immeuble de trois étages, magnifique avec des balcons en fer forgé, ma grand-mère a ouvert la porte d’entrée et c’est à ce moment-là que j’eus  l’impression que ma vie commençait. J’étais émerveillé par tout ce que je voyais : comme cette cage d’escalier tellement immense qu’aujourd’hui, on pourrait y aménager plusieurs studios.

Nous sommes arrivés au troisième étage et ma grand-mère nous a fait découvrir là où nous allions désormais vivre.

Il y avait un grand couloir, des plafonds très hauts, un grand salon – salle à manger vide, plusieurs chambres avec des petits lits, une cuisine (qui allait devenir notre principal lieu de vie) avec une table, des chaises et surtout un fourneau à bois et charbon, qui servait aussi bien de chauffage que de cuisinière – les autres pièces n’étant pas chauffées.

 

Par souci d’économie, nous n’utilisions pas la salle de bain ; ma grand-mère installait une grande bassine en zinc remplie d’eau chauffée auparavant sur le fourneau pour se laver les uns après les autres, complétant avec de l’eau chaude au fur et à mesure qu’elle refroidissait.

Le charbon se trouvait à la cave et chacun à notre tour, nous devions aller le chercher avec une bougie qui s’éteignait souvent. Pour descendre les étages, on se laissait glisser sur la rampe d’escalier. C’est d’ailleurs là que j’ai appris à me diriger dans le noir, en comptant mes pas et le nombre de marches, comme le font les malvoyants.

 

 

Pour nous, la vie s’écoulait simplement, du moins tant que nous étions seuls avec ma grand-mère. Nous faisions tout ce que nous voulions comme jouer aux boules sur le carrelage dans la salle à manger, à la balle dans le couloir etc.

Petit à petit, nous avons découvert le quartier : le boulanger qui faisait du si bon pain, l’épicier qui, bien souvent, nous faisait crédit, la ferme où nous allions chercher les œufs et le lait encore chaud de la traite du soir.

 

Nous allions à l’école à une centaine de mètres de la maison, nous portions tous un tablier gris, en short, été comme hiver.

J’ai encore l’odeur des petits plats qui mijotaient sur le fourneau lorsque je rentrais de l’école. C’était bien souvent des choses simples, des lentilles ou des pois cassés, des pâtes, des pommes de terre ou du pain perdu au gruyère, car on ne jetait jamais le pain dur.

Le dimanche, c’était la fête avec  un poulet fermier et parfois des tomates farcies que nous portions au boulanger. Par gentillesse, il nous les faisait cuire dans son four après qu’il ait fini son pain.

 

Je ne saurais dire exactement si c’est un ou deux ans plus tard que ma mère et ma sœur nous ont rejoints.

Ma mère a apporté tous ses meubles et ce lieu – où tout était permis mais avec juste le minimum – est devenu subitement un vrai musée.

Dans le séjour, un piano à queue (si mes souvenirs sont exacts, un Pleyel), des tableaux de maîtres (Degas…), un salon Louis xv, une immense pendule à balancier.

La salle  de bain est devenue fonctionnelle, et depuis ce jour-là, seule la cuisine et notre chambre nous étaient accessibles et autorisés, le reste de l’appartement nous étant interdit, sauf le samedi, pour le grand ménage auquel tout le monde devait participer.

 

Ma grand-mère s’est alors installée dans un deux-pièces, sur le même palier. Quant à nous, nous avons été mis en pension, les garçons chez les Curés, les filles chez les Sœurs…

Des fenêtres du pensionnat, on pouvait voir le toit de notre maison ;  ce fut une période des plus pénibles dans la vie de mon frère et moi.

La pension où nous étions tous deux était pire – pour ceux qui étaient pensionnaires – qu’une maison de correction… Dortoir avec plus de quarante lits, messe matin et soir, vêpres (nous étions enfants de chœur).

 

 

Les choses ont empiré lorsque mon frère et moi avons été abusés par des Pères pédophiles… Plus de cinquante ans  plus tard, cela reste toujours douloureux, même si je leur ai  pardonné…

 

En ce troisième millénaire, les sujets tabous (volontairement étouffés par les dignitaires et les élites  de nos civilisations dites « évoluées ») apparaissent enfin au grand jour.

Mais cela va-t-il pour autant résoudre le problème ? Je ne le pense pas car il fait partie du déclin de l’être humain qui continue à refuser les vraies valeurs qui paraissent n’avoir plus cours à notre époque, considérées comme démodées, rétrogrades et pourtant qui sont immuables.

 

Arrivé à mon âge, je me suis libéré depuis longtemps d’un poids qui me pesait depuis mon enfance, car les intervenants dans mon histoire sont aujourd’hui décédés et, ne pouvant leur nuire, je m’en délivre auprès de vous.

Je leur pardonne malgré le mal qu’ils m’ont fait, et si je vous parle de tout cela aujourd’hui, ce n’est en aucun cas pour me plaindre à vos yeux mais pour que mon expérience ouvre un peu plus les yeux aux adultes et surtout à toutes les mamans du monde qui ne peuvent percevoir la perfidie de «l’homme animal», et de son comportement sexuel hors normes.

 

Mon frère – aujourd’hui décédé  – et moi, avons subi en pension, dans des Institutions dites «respectables», des abus sexuels  de la part de personnes ayant la responsabilité de notre éducation, aussi bien intellectuelle que morale et  religieuse.

 

Mais qui pourrait bien croire un enfant ? Il ment forcément, il fabule… Les gestes des adultes sont affectueux, innocents…

Quand la porte du pensionnat se refermait, vous nous croyiez en sécurité, mais en fait, l’enfer commençait et nous devions subir l’humiliation répétée des attouchements ou des flagellations si on n’était pas consentant et des mauvaises notes pour insolence.

Nos parents écoutent ceux-là mêmes qui abusent impunément de notre corps – nous sommes alors  reniés par les seules personnes qui pourraient nous défendre – Et que faire ?

 

Mon frère en est devenu fou, enfermé en asiles psychiatriques car réputé violent et incapable de s’intégrer à la Société. Enfermé par ceux-là mêmes qui avaient abusé de lui, détruit son esprit et sa foi. Quant à moi, j’ai vite compris que ne pouvant être entendu par personne, il fallait endurer ces humiliations et abus sexuels pour survivre sans avoir à subir le sort de mon frère. Avec le recul, je ne me sens pas coupable, ni sali car enfants, nous ne pouvons que supporter la folie perverse des grandes personnes ou mourir.

 

Mères de tout pays, ne faites confiance à personne ! Ne confiez pas vos enfants à qui que ce soit sans surveillance… Si vous voyez leur comportement changer, si vous les voyez se révolter, alors essayez de savoir pourquoi, écoutez-les : vous êtes leur seul salut.

 

Ma mère me confia à un de ses amis le week-end pour aller à la pêche en barque. Quelle chance d’aller au bord de la mer ! Mais  à nouveau, j’ai connu l’enfer de l’abus sexuel et toujours personne pour m’écouter…

 

Les années passèrent, je croyais que tout ça était terminé…Mais non !

Me trouvant  à Marseille, seul à nouveau à seize ans – mais comme si les années n’avaient pas eu d’emprise sur moi, j’en paraissais douze – on m’avait confié à des prêtres ouvriers. Ils m’avaient recueilli comme d’autres enfants laissés eux aussi, seuls face à la vie mais à nouveau, ils ont  abusé de moi…

 

Je l’ai dénoncé, on ne m’a pas cru, on m’a rejeté… La Société m’a dit que je n’étais pas reconnaissant envers les gens qui m’avaient recueilli, qu’ils étaient respectables, reconnus et admirés par tous,  cités en exemple pour le bien qu’ils faisaient.

 

Pour l’enfant vulnérable, comment se plaindre, et à qui ?  Bien souvent, les personnes qui nous jugent sont aussi nos bourreaux…

 

Mais surtout, ne me plaigniez pas…

Ils m’ont, sans le savoir, aidé à ouvrir les yeux sur la vraie Foi, la foi intérieure en chacun de nous, qui sommes habités par Dieu seul et unique,  celui qui nous a donné la vie et qui, seul, peut nous la reprendre. Non pas dans notre chair car elle est  matière, mais dans notre âme.

 

Pourtant, comment penser que cela va changer quand les adultes, censés faire l’éducation des enfants, laissent fleurir sur les murs de nos villes, des affiches amorales, laissent libres l’accès, sur Internet, aux réseaux pervers ou voyeuristes, aux voyages organisés pour pédophiles dans les pays pauvres…

 

Alors, vous les parents, quand un enfant crie au secours, soyez attentifs !

 

 

 

 

L’enfant

 

Je suis né de vous

Je vous en remercie car grâce à vous, j’existe.

 

Je voudrais vous confier un secret,

Avec tout le respect que je vous dois,

Depuis que je suis né,

Vous voyez en moi un jouet

Que vous façonnez à votre image.

 

 

Vous êtes-vous posé la question

De savoir qui j’étais vraiment ?

 

Je vais vous le chuchoter à l’oreille

Pour ne pas l’ébruiter :

Depuis ma naissance, sans en avoir conscience,

Vous me laissez à droite, à gauche,

A qui voudra bien me garder,

Sans penser que je suis sans défense,

Et  que mon cerveau, lui,

Fonctionne et fonctionne bien.

J’ai une vision de la vie pure et objective

Que vous, parents, avez perdue.

 

J’ai grandi tant bien que mal,

Et au lieu de m’expliquer les fonctionnements de Votre société avec ses règles,

Vous m’interdisez tout,

Vous m’empêchez de dialoguer avec vous,

Vous me dites que c’est vous qui savez,

Que lorsque je serai grand, je saurai à mon tour.

 

Faux ! Archi faux !

 

De ma vision d’enfant, je vais vous dire :

Laissez-moi grandir en étant moi-même,

Je reflète ainsi l’échec de votre société,

Je vous montre vos failles, vos faiblesses.

 

Quand je me révolte,

J’attends de vous des réponses vraies,

Alors que vous trichez tout le temps …

A mes yeux d’enfant, c’est insupportable !

 

Donc, je vous agresse,

Non pas pour vous faire du mal,

Mais pour essayer de vous ouvrir les yeux.

Et plus je vous les ouvre,

Plus vous me punissez,

Jusqu’au jour où Moi-même, j’ai baissé les bras…

Je suis entré dans vos faiblesses, vos peurs,

Vos mensonges,

J’ai perdu ma lucidité, ma fierté,

Et j’en suis arrivé à vous haïr,

Moi qui vous ai tant aimés.

Et je suis devenu sourd, aveugle et muet,

Pour ne plus lutter contre vous

Qui m’avez donné la vie.

 

 

 

 

 

Nous pouvions voir le toit de notre immeuble lorsque rarement, nous sortions, ne rentrant à la maison que le dimanche.

 

Seule ma sœur aînée, vêtue de beaux habits, participait aux dîners que ma mère organisait pour ses invités.

Mon frère et moi restions à la cuisine avec l’interdiction de faire du bruit. Nous faisions, chacun à notre tour, les vaisselles…

 

Nous avions cinquante centimes d’argent de poche pour le mois. A cette époque, un cinéma coûtait  cinquante centimes et la piscine vingt-cinq… Nous allions donc plus souvent à la piscine !

Le maître-nageur nous a repérés et nous a pris dans son équipe ;  c’était super et surtout, c’était gratuit… Étant performants, nous faisions des compétitions et pouvions aller plus fréquemment au cinéma !

 

A ce propos, je vais vous relater une anecdote.

Il y avait des cinémas permanents,  on prenait un ticket et on pouvait rester aux séances suivantes. Un jour, ma sœur et moi sommes allés à la séance de treize heures trente voir la «Piste aux éléphants», et nous n’en sommes ressortis qu’à vingt heures trente… Ma mère nous cherchait partout et nous avons eu droit à la réprimande du siècle… mais quel bonheur d’avoir pu vivre  ça !

 

Nous restions à l’écart de tout faste.

Je me souviens d’avoir eu mon premier pantalon long le jour de ma communion solennelle, mais le repas s’est fait dans le couloir pour ne pas salir le salon qui était réservé aux  «personnalités».

 

Le souvenir que j’ai du « père » (celui dont je porte le nom), c’est un Noël où nous sommes allés le voir à l’hôtel de la gare.

Il avait une superbe voiture, une HOTCHKISS verte, avec de magnifiques  jantes à rayons, un tableau de bord en bois avec plein de compteurs.

 

Ces détails m’ont marqué car j’ai mis des jantes à bâtons et des compteurs supplémentaires à toutes les voitures que j’ai eues dans ma vie.

 

Ce jour-là, il nous a offert un train électrique avec lequel nous n’avons jamais joué, de crainte de l’abîmer.

 

Quel décalage dans notre tête d’enfant entre ce luxe apparent et la gêne dans laquelle nous vivions.

 

Ma mère et ma sœur aînée – unique enfant biologique du « père » – toujours bien habillées, étaient les seules à s’attabler au Grand Café, là où se retrouvaient tous les notables de la ville.

Il fallait y être vus, même ruinés, et paraître aux yeux de la Société.

Avec une de mes sœurs[1], nous allions les regarder en nous cachant, car il ne fallait pas qu’on connaisse notre existence.

 

D’où ce poème dédié à mon vrai père…

 

 

 

LE BATARD

 

Aux yeux des gens, je suis un bâtard,

Alors que je suis MOI.

 

Pourquoi ne me respecte-t-on pas?

Pourquoi devrais-je subir toute ma vie ce fardeau :

La faute de ma mère et d’un être

Qui n’a pas eu le courage de me reconnaître ?

 

Je porte un nom qui n’est pas le mien,

Je l’ai volé à un homme

Qui m’a reconnu sans savoir

Que je n’étais pas son fils.

Lorsqu’il l’a appris,  il m’a rejeté.

Ainsi je suis devenu un bâtard,

À qui on reproche même d’exister.

On m’a dit que j’étais le fruit de l’amour,

Donc un péché.

 

Adulte, j’ai appris que mon père existait.

Allait-il respecter l’homme que j’étais devenu?

Non, il a fermé les yeux.

Ainsi je l’ai perdu à jamais

Et avec lui, le droit de porter son nom

Qui m’aurait rendu ma fierté.

Je suis resté un bâtard,

Un bâtard à qui on a enlevé à jamais

Le droit de dire « Papa ».

Pourtant, l’un et l’autre je les remercie

Car grâce à eux, j’existe :

Je me suis acquis le droit d’exister tel que je suis.

 

De cela je suis fier,

Moi, le bâtard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques années ont passé et un jour, nouveau bouleversement dans notre vie : ma mère, mes sœurs et mon frère sont partis à Béziers, pour retrouver mon père, en vue d’une réconciliation.

Je suis resté seul avec ma grand-mère dans son deux-pièces et suis retourné à l’école communale, à côté de la maison.

C’est là qu’un matin semblable à un autre, j’ai eu ma première prémonition.

 

En classe, j’ai soudain levé le doigt et demandé la permission au maître de rentrer chez moi car ma grand-mère était en train de mourir… Il m’a demandé si elle était malade, j’ai dit non. Il a bien-sûr refusé.

 

A la récréation, je me suis précipité à la maison… juste à temps, car elle était allongée sur le sol ; je n’ai pu la remettre dans son lit… Elle est morte dans mes bras quelques minutes plus tard.

 

Ma mère est revenue pour l’enterrement et m’a confié  à un de ses amis chez qui  j’avais passé des vacances d’été.

 

Une nouvelle période de ma vie allait commencer chez Roger, qui sans le savoir, allait  devenir mon «maître spirituel».

Je suis alors rentré à l’école au Grau du Roi, un petit village de pêcheurs, situé au bord de la mer, où il fait bon vivre.

Il vivait dans un deux-pièces modeste, une chambre à l’étage, une cuisine en bas donnant sur le quai au bord du canal, près du pont qui, à cette époque, se levait pour laisser passer les bateaux de pêche qui rentraient de la mer ou bien allaient chez le père et les fils Spano rénover leur bateau.

Ce fut pour moi, le début d’une vie nouvelle, pleine de joie et d’amour.

 

A l’école, je n’étais pas le meilleur… Bien au contraire, car je refusais l’école telle qu’on voulait me l’imposer, au grand désespoir de mon maître d’école et de ma mère.

Il y avait en moi comme une voix intérieure qui me disait : « écoute, mais n’apprends pas leur doctrine, ils vont te conditionner, te faire perdre ton identité, tu vas être à leur merci… ».

J’étais dans mon monde, j’étais spectateur de ma vie, j’observais les adultes, je voyais en eux comme dans un livre ouvert et ils ne le supportaient pas. Et pour cause ! Ils nous mentent et c’est insupportable pour nous, enfants vulnérables qui leur sont confiés. J’ai eu la chance de ne pas succomber à ce que je considère comme une « manipulation mentale » mais combien de personnes n’ont pas eu cette possibilité ?

 

Heureusement, il y avait Roger !

Il cuisinait à merveille ; on désignait sa demeure, l’hôtel des Trois Canards.

 

C’est chez lui et grâce à lui, que j’ai découvert l’aspect spirituel et moral  de la vie : sa bonté et sa générosité étaient reconnues  par tous, on l’appelait «le Loup  blanc».

 

A l’origine, il avait été très riche, mais à la quarantaine, il avait tout quitté pour vivre sa « vraie vie », se mettant au service d’autrui, en toute modestie et dans le respect du vivant.

 

Très habile de ses doigts, il savait tout faire…Il  m’a tout appris ! Le soir, il me racontait sa vie et ses souvenirs de guerre.

Porte-drapeaux, il était fier de défiler chaque année pour le 11 novembre.

Ma vie à son contact prenait un sens, je découvrais pour la première fois le sentiment de l’Amour, celui que me témoignait cet homme d’exception.

Sa table était réputée ; il y invitait des notables de Nîmes, entre autres un opticien qui avait une voiture de course bleue où il n’y avait que deux places, avec un klaxon italien que l’on entendait depuis la ville voisine : Aigues-Mortes.

 

Malheureusement, comme j’avais échoué à l’école, cet été-là, ma mère voulut me récupérer.

Je me souviens comme j’ai pleuré le jour où j’ai quitté la maison de Roger, mais en partant, il m’a dit que sa porte resterait toujours ouverte pour moi.

Il ne croyait pas si bien dire…

 

Peu de temps après notre arrivée  à Nîmes, mon frère a dû être hospitalisé en psychiatrie.

On lui avait mis une camisole de force, il était avec d’autres malades qui hurlaient sans arrêt.

Ma mère décida de le faire sortir de cet enfer.

 

Ce jour-là, j’étais resté seul à la maison. La sonnette retentit et je me suis trouvé devant des gendarmes qui m’ont demandé si un membre de la famille Coulanges était là… J’ai bien-sûr répondu « non » : j’ignorais que ma mère s’appelait ainsi. Car moi, je porte le nom de mon père Bailly.

Ce jour-là, elle était partie en vélo pour faire sortir mon frère de l’hôpital. Alors qu’il était parti à pied pour rejoindre la maison, ma mère, sur le chemin du retour, s’était fait happer par un camion.

 

Alors un des gendarmes m’a dit : « lorsque quelqu’un de sa famille  rentrera, dites-lui de venir au poste car Madame Coulanges s’est fait écraser par un semi-remorque… ».

A ce moment-là, ma sœur est arrivée et j’ai soudain compris à son attitude qu’il s’agissait de ma mère.

 

Je dois dire que ma mère était une femme superbe, très élégante, toujours bien habillée et coiffée…

 

 

 

 

Mais elle était si loin de nous… Jamais un geste d’affection…

Le soir, je faisais semblant de dormir car je  savais qu’elle allait  venir nous voir ;  au fond de moi, je me disais : elle va venir m’embrasser… En vain !

Elle ne l’a jamais fait.

 

Toute ma vie, j’ai cherché l’amour, la tendresse, donnant beaucoup, pensant recevoir… Mais j’avais tort… L’amour ne s’achète pas : ni avec l’argent ni avec des attentions, même positives…

Il m’a fallu toute une vie pour le comprendre et l’admettre.

Comment accepter l’idée qu’en donnant de l’amour, nous ne serons pas aimés en retour ?

Pour cela, il faut rencontrer « l’âme sœur » pour que la magie opère comme une évidence ; mais que de souffrance pour en arriver là…

 


 

 

                                                                    

 MERES

 

 

Sachez que pour un enfant,

Sa mère est toujours la plus belle,

Que vous soyez grosse ou maigre, grande ou petite,

Il perçoit votre beauté, votre grandeur intérieure.

 

Depuis quelques décennies,

On vous enlève le droit d’être mère

En vous libérant de vos obligations,

Qui font pourtant de vous des êtres d’exception, Irremplaçables.

 

Vous qui êtes le pilier de la terre,

Vous sans qui, la vie s’arrêterait…

Nous avons tant besoin de vous !

Sans votre amour maternel,

Nous sommes désemparés.

L’enfant qui deviendra père un jour,

Ses repères seront les vôtres,

De votre attitude,

Dépendra la sienne vis-à-vis des femmes.

 

Alors je vous en supplie,

Redevenez des mères, des vraies…

Qu’à vos yeux,

Nous ne soyons plus un fardeau

Vous empêchant de vivre,

Mais votre fierté.

 

N’oubliez pas que nous venons de vous,

Du plus profond de vos entrailles,

Contrairement à ce que la société vous fait croire,

Nous ne déformons pas votre corps,

Nous l’embellissons.

 

Vos rides, vos rondeurs et vos douleurs

Sont le fruit de votre amour.

 

À nous écouter respirer la nuit,

À nous défendre du monde extérieur impitoyable,

À nous veiller malades,

Nous avons tant besoin de cet amour,

Ne vous reniez pas.

Soyez fières de nous,

Afin que nous ne vous décevions pas,

Et que votre foyer devienne un havre de paix,

Soyez-vous-mêmes.

Ne changez pas.

 

Entendez notre douleur de vous perdre

Aux yeux des autres,

Dont les regards sentencieux

Nous sont insupportables.

De quel droit vous jugent-ils?

 

Un jour quand j’étais petit,

Un grand m’a dit à l’école,

Ta mère est une putain.

Je ne l’ai pas supporté.

Il était plus fort que moi,

Mais comme mon honneur était en jeu,

Je lui ai foncé dedans.

J’ai reçu un coup de poing dans l’œil

Et saigné du nez.

Mais j’étais fier !

 

Seulement, quand je suis rentré à la maison,

Tu ne m’as pas laissé t’expliquer

Et tu m’as puni en me traitant de voyou.

 

Le destin a voulu que très jeune,

On t’enlève à moi.

Jamais je n’ai su te le dire,

Mais tu m’as manqué:

Une caresse, un bisou, un mot de toi,

Et le soleil resplendit pour la journée.

 

Plus je grandis, plus je te trouve belle

Avec tes rides, tes douleurs

Et ta peau marbrée par les années.

Je serais fier de te prendre à mon bras,

Chanceux de t’avoir encore auprès de moi.

 

Accepte la femme que j’ai choisie, aime-la,

Elle ne m’enlève pas à toi.

Mère à son tour,

Elle te donnera des petits-enfants,

Transmets-lui ton amour et ta fierté maternelle

Pour qu’elle ait la force d’assumer sa tâche,

Lourde mais si belle,

 

Oh mères, je vous envie !

Sans vous, nous ne sommes rien.

C’est peut-être pourquoi l’homme

Que nous allons devenir,

Vous fait tant de mal depuis des siècles.

 

 

PARDON.

 

 

 

 

 

De nouveau,  je perdais un membre de ma famille qui une fois de plus, s’éparpillait…

 

Ma sœur aînée s’étant mariée, mon frère fut placé dans un domaine agricole de la Drôme et mon autre sœur partit continuer ses études en pension.

On posa les scellés sur les portes de l’appartement jusqu’à notre majorité.

 

Roger était présent à l’enterrement ; à l’église, tous les gens qui avaient tourné le dos à ma mère pendant son épreuve lui donnaient là toutes les qualités.

Au cimetière, Roger me récupéra et je retournai ainsi habiter chez lui.

Roger, à son habitude, comme les célibataires le font bien souvent, allait au café, boire le pastis, jouer à la belote et je l’accompagnais.

J’aimais bien ça car ils parlaient entre eux le patois,  langue régionale du sud de la France que je  comprenais, mais ne  parlais pas couramment.

 

Parmi  ses amis proches, l’un d’entre eux – Louis – me prit en amitié et me proposa, pour me faire un peu d’argent de poche, d’aller avec lui « faire la teinche » (teindre les filets des pêcheurs qui, à l’époque, étaient en coton).

Il fallait se lever à quatre heures du matin, faire bouillir l’eau avec le mélange de teinture marron.

On sentait une bonne odeur.

On trempait ensuite chacun des filets des chalutiers, du lamparo ou de la pêche au thon, un temps bien déterminé.

 

Malgré mon jeune âge (j’avais 13 ans), Louis m’inscrivit sur son Rôle (il avait un bateau de pêche dénommé « Gabriel Péri »), comme mousse.

 

L’école n’étant pas mon fort, ni de mon goût, je me suis mis au travail des adultes… Vous ne pouvez pas savoir quelle joie j’ai eue à ce moment-là…

Moi qui, à l’école, étais traité comme un cancre, d’un seul coup tout comme dans un conte des fées,  j’existais ;  j’étais reconnu,  valorisé par des adultes…

 

Ce fut une période de ma vie merveilleuse, malgré la perte de toute ma famille.

Dans le village, toutes les familles étaient devenues en quelque sorte, la mienne.

Les mamans et les pères de mes copains m’avaient adopté et grâce à eux tous, j’ai retrouvé  goût à la vie.

Je voue une reconnaissance éternelle à tous ceux qui m’ont réellement aimé.

 

 

L’école étant obligatoire jusqu’à 14 ans, je m’y rendais quand même de temps en temps et j’ai passé mon certificat d’étude en candidat libre…

Et je l’ai eu… mais en copiant sur ma voisine de classe qui s’appelait Nogier et qui était toujours première de la classe.

Je n’ai donc pas vraiment « gagné » ce certificat d’étude… mais cela ne m’a pas manqué pour la suite, cela  m’a obligé à me surpasser pour réussir, comme un défi.

 

La pêche, à cette époque, était différente de celle d’aujourd’hui.

Il n’y avait que des petits bateaux  pêchant les maquereaux.

 

Nous nous regroupions pour pêcher le thon : nous partions au petit matin, trois  par trois, tirant à l’arrière des barques portant les filets.

Nous guettions l’horizon car il nous fallait une mer d’huile.

Si nous apercevions un banc de thons, nous nous dirigions vers lui, les trois bateaux formant un cercle, et laissant courir les filets stockés dans les barques à l’arrière.

Une fois encerclés, les poissons étaient pris au piège. Les autres bateaux, alors prévenus, nous rejoignaient et avec les filets, nous découpions le cercle en carrés.

A ce moment, les plus jeunes d’entre nous, descendaient les uns à côté des autres pour propulser les thons sur les bateaux.

Enfin, nous rentrions au port, heureux et fiers de cette belle journée de pêche.

Au quai, tout le monde venait nous voir arriver et mettre tous ces thons alignés le long du quai car la pêche étant commune, chacun avait sa part selon sa place ;  c’était magique !

 

Ensuite arriva la pêche au lamparo qui, archaïque, laissait déjà entrevoir la fin des petits pêcheurs.

Nous partions en fin de journée, pour rejoindre le lieu de pêche, à plusieurs heures de là.

De nouveau à deux ou trois bateaux, avec une embarcation en remorque à l’arrière et de grosses lampes alimentées par un groupe électrogène.

 

Arrivés sur place, nous jetions l’ancre en espérant avoir choisi le bon endroit.

Une fois les lampes allumées, nous allions dormir en attendant que le veilleur en poste dans la petite embarcation, nous appelle.

Et là,  branle-bas de combat…

Il fallait faire vite : nous encerclions le banc de sardines, avant de refermer les filets qui allaient les emprisonner.

Pour maximiser la prise – aujourd’hui, je peux le dire… il y a prescription ! –  j’allais au fond de l’eau avec un bâton de dynamite pour faire remonter le poison à la surface, avant que l’on referme les filets.

 

Même si les petits étaient rejetés  à  la mer, ces procédés qui sont désormais interdits, ont engendré une perte indiscutable pour les générations à venir.

 

Avec la création des coopératives, la petite pêche  disparut au profit des industriels.

Des chaluts de plus en plus importants firent leur apparition, avec des prises de plus en plus considérables…

 

 

 

De ce fait, j’ai changé de métier et ai débuté comme manœuvre maçon.

On travaillait alors quarante-neuf heures par semaine pour un salaire de 200 francs par mois,  mais j’étais heureux de découvrir un nouvel univers : celui de bâtisseur, non pas de cathédrales – malheureusement – mais de maisons  individuelles, ou de bâtiments plus conséquents.

A cette époque, il y avait beaucoup de tâcherons, des gens très compétents qui étaient payés au rendement. Leur productivité était récompensée et rémunérée en conséquence…

 

Une petite anecdote : mon «grand-père» (j’appelais Roger ainsi) me préparait la gamelle, bien souvent de l’eau bouillie avec de l’ail et du pain dur trempé  et dans les meilleurs des cas,  une tranche de ventrèche.

Un jour, sur le chantier, je déjeunais avec un tâcheron au niveau de vie plus élevé. Il mangeait un cassoulet.

Voyant le peu que j’avais et  pour ne pas m’humilier, il me dit : «petit, j’ai plus faim… si tu veux, tu peux finir mon plat».

Avec le recul,  je m’aperçois du respect que l’on se portait, aussi bien dans l’acte que dans la parole.

 

À cette époque, j’ai commencé à fumer des p4 appelées  «parisiennes». Il y avait quatre cigarettes par paquet et cela coûtait dix centimes.

J’allais travailler en vélo ; je faisais  six à dix kilomètres matin et soir.

Une nuit où je dormais,  j’entendis la pluie. Je réalisai que j’avais oublié de rentrer un sac de ciment sur le chantier… Je me suis levé et j’ai fait vingt kilomètres aller-retour pour le mettre à l’abri : et cela me semblait tout  naturel ! Je me suis recouché ensuite et au petit matin, tout heureux,  je suis reparti travailler…

 

Au mois de septembre, c’était la fête votive avec forains, joutes, sports régionaux, lâché  de taureaux dans les rues, voitures relookées par chaque « bande » afin d’aller à Aigues- Mortes.

Nous étions plus de dix dans chaque voiture, à faire la course, échappement libre, klaxon italien hurlant… … L’insouciance de la jeunesse !

Plusieurs années plus tard, les lois ont changé : dommage… !

…  Nostalgie du passé …

 

Parmi les forains,  j’ai rencontré un ami d’enfance : nous étions à l’école à Nîmes ensemble.

Il me demanda ce que je faisais et si j’étais libre.  Je lui répondis affirmativement.

Son oncle cherchait un employé pour son manège : «les soucoupes volantes», superbe, tout neuf.

J’en parlai à Roger qui m’encouragea à tenter l’aventure… Je suis donc parti avec eux… Montage, démontage, la route, les fêtes d’Aigues-Mortes, Cavaillon, Marseille, l’Isle sur la Sorgue…

Que de bons moments avec ces gens adorables… Je dormais dans la cabine du camion, un semi-remorque magnifique.

Une fois le manège monté, c’était la fête, l’odeur des chichis, la musique (surtout celle de Richard Antony), quelques amourettes sans lendemain…

Puis l’époque d’hivernage arriva et je suis revenu au Grau du Roi.

 

Roger voyant que cela n’était pas un avenir pour moi, me dit un jour : « petit, tu ne peux pas continuer ainsi, tu vas rentrer dans la marine marchande ».

Il a contacté celui dont je porte le nom (il fallait son autorisation), et c’est lui qui m’a accompagné à l’École de Marine Marchande du Frioul à Marseille.

Pour la première fois, je montai dans sa belle voiture. Nous avons dormi à l’hôtel à côté du Vieux Port.

Au réveil, il m’a accompagné à l’embarcadère pour partir sur l’île du Frioul, en face du château d’If.

Encore une fois, je perdais tous mes repères…

 

Ce jour-là, il y avait une tempête ; pour aller sur l’île, on prenait un bateau de promenade, seul moyen de s’y rendre.

La sortie du port fut difficile, nous sommes passés devant le Château d’If, très impressionnant et nous sommes arrivés – sous la brume et un temps exécrable – sur l’île du Frioul qui, à cette époque, n’était occupée que par le corps d’armée de la Marine Nationale et l’Ecole de Marine Marchande.

 

On apercevait une bâtisse immense située sur les hauteurs, toute en longueur avec plein de fenêtres grisâtres, rappelant, à mes yeux d’enfant, un décor de film d’épouvante…

Descendant du bateau avec nos valises, nous devions gravir un sentier pour nous rendre au pensionnat.

Arrivés sur place, le ton était donné : impossible d’échapper au règlement strict mais nécessaire à une bonne formation. Celle-ci était accélérée. Elle durait six mois et nous pouvions obtenir un embarquement immédiat à la sortie, à condition d’avoir le Brevet.

 

On nous accompagna au dortoir qui était immense, car unique.

Dans cette chambrée, comme sur les bateaux, il y avait des hamacs pour chacun d’entre nous, avec des casiers pour ranger nos affaires.

Ensuite nous sommes allés au réfectoire pour dîner avant l’extinction des feux.

Il y avait un surveillant qui faisait la ronde, mais comme nous étions tous fatigués, le calme était immédiat.

Au petit matin, branle-bas de combat, douche collective, puis  réfectoire pour le petit déjeuner.

On nous mit en rang dans la cour pour nous attribuer des professeurs pour chaque matière.

Il y avait beaucoup de cours pratiques, tels que la voile, l’aviron, l’épissure sur cordage et sur acier, les nœuds (simple, double, chaise) etc.

 

La semaine passait vite car les cours étaient  intenses et passionnants.

Le week-end, les élèves rentraient chez eux, leurs parents venant les chercher.

Au port, à l’arrivée de la vedette, nous étions quelques-uns à rester sur l’île…

 

Des prêtres-ouvriers venaient dire la messe ; ils nous proposèrent d’aller à Marseille dans un Centre ouvert à tous, Boulevard des Dames, près de la Joliette.

Quelle aubaine !

Mais j’allais vite déchanter…

Une fois de plus,  je retombai dans un milieu pédophile. Comme si cela me poursuivait…

 

Je restai donc sur l’île jusqu’à l’obtention de mon C.A.P. de marine marchande que j’obtins en décembre 1961.

 

J’ai décroché mon premier embarquement comme « novice pont 2émecatégorie » (cela correspondait à manœuvre sur le « plancher des vaches ») sur le seul « Deux Cheminées » restant à Marseille : le « Gouverneur Général Chanzy», qui appartenait à la Compagnie Générale Transatlantique.

Quelle fierté lorsque je franchis la passerelle !

 

 

Le bosco (Maître d’équipage) était un homme robuste, un breton qui s’appelait Auriol. Il était impressionnant ; bourru au premier abord mais humain.

J’allais faire ma première traversée vers l’Algérie, qui à cette époque était française, mais en guerre – dite de «maintien de l’ordre» – depuis 1954.

Nous faisions le transport de troupes, puis de pieds noirs, qui progressivement quittaient l’Algérie et leurs racines (beaucoup  étaient nés là-bas).

Que de tristesse et de souffrances !

Ils étaient parqués dans les soutes comme du bétail ;  les cabines étant trop chères pour beaucoup d’entre eux.

Souvent il faisait mauvais temps et ils étaient malades, vomissaient et restaient couchés…

C’était une infection…

Arrivés  à Marseille, nous nettoyions les cales à la lance à incendie, puis rangions les chaises longues pour les prochains voyages : quatre aller-retour par semaine (Alger, Bougie, Mostaganem, Oran, Bône, Philippeville…).

Pendant les traversées, nous nous s’occupions de l’entretien de la peinture et étions de quart à la barre. Je servais les sous-officiers  à table, ce qui me plaisait beaucoup.

Enfin, nous allions nous reposer dans nos cabines aux lits superposés.

 

J’ai passé mon permis moto à Oran.

Le Maître d’équipage me vendit sa moto, une « 175 Moto Bécane ».

Arrivé à Marseille, j’ai profité de quelques jours de congé pour aller dans mon village.

Roger était fier de ce que j’étais devenu et la fête du village me permit de retrouver tous mes amis et de leur raconter mes aventures de marin.

 

Je regagnai le chemin de Marseille avec ma moto, et repris la mer sur la «Ville d’Oran».

Le contact avec les passagers était agréable ; ils nous racontaient leur chemin de vie, si beau dans cette colonie, alors Département de la France,  mais qu’ils étaient obligés de fuir, en laissant tout derrière eux… Juste une valise pour bagages…

 

Les mois passaient très vite.

J’ai ensuite embarqué sur le « Commandant Miliaseau », un cargo affrété pour l’Algérie pour le transport de marchandises.

Sur ce bateau, j’ai eu à affronter la plus grande tempête de mon parcours de marin.

Nous partîmes chargés de Philippeville pour Marseille.

Le poste de pilotage se trouvait à l’arrière du navire et le poste d’équipage à l’avant.

Moteurs à fond et navire face aux vagues. Nous faisions du sur-place, chaque vague submergeait le navire jusqu’au poste de commande à l’arrière. Pendant 72 heures, nous sommes restés aux commandes sans pouvoir être relevés : trop dangereux.

Mais une fois le calme revenu, c’est resté, malgré tout, un bon souvenir.

 

Ensuite je suis revenu sur le «Ville d’Oran», superbe paquebot qui desservait Ajaccio.

Le jour du départ fut émouvant ; le bateau larguait les amarres et, sur le quai et le navire, les gens se sont mis à chanter une chanson de Richard Antony : «Et j’entends siffler le train ». Ce fut un superbe moment d’émotion.

Enfin, nous avons fait le dernier voyage de l’Algérie française…

Ce jour-là, nous étions dans le port d’Oran, les « pieds noirs » affluaient en masse pour prendre le bateau de la dernière chance…

Afin de pouvoir embarquer tout le monde, les passagers ont été obligés de laisser leurs bagages sur le quai ; on ne savait pas si on allait pouvoir sortir du port, car nous étions en surcharge de plus d’un millier de personnes…

Il y avait des autochtones oranais sur tous les toits agitant des drapeaux algériens,  tirant des coups de feu en l’air en guise de victoire !

Avec le recul, quel gâchis de part et d’autre, un si beau pays où à nouveau, l’homme n’a pas su partager et respecter son prochain.

Cinquante ans plus tard, je me pose encore la question : qui avait raison?

Nous avons pourtant réussi à prendre la mer et à regagner Marseille.

Les gens pleuraient et disaient que la France les avait abandonnés…

Depuis ce jour-là, je ne suis jamais retourné en Algérie, qui pourtant est un merveilleux pays, avec des êtres qui méritent le respect.

 

J’ai fait mes premiers pas comme « matelot léger » sur « l’Atlas » (un cargo) et réalisé quelques aller-retour vers le Maroc et la Tunisie.

J’ai changé de Compagnie pour la grande aventure du long cours, sur le « Mont Ventoux » (cargo mixte), de la CGTM.

Nous partions de Marseille via Sète pour charger les marchandises vers Fort de France, Pointe à Pitre, la Désirade.

La traversée dure trente jours.

Parmi les merveilleux moments d’amitié avec l’équipage, un souvenir me revient à l’esprit : c’était une nuit de pleine lune,  calme plat, tout pour rêver.

Il était deux heures du matin.

J’étais à la barre et le lieutenant au long cours était dans la salle des cartes.

Tout à coup, il monte et me demande « Quel cap, quelle route ? ».

J’ai regardé la boussole et j’ai dit  « Cap 349 ». Il me dit : « bien ! » car c’était bien le cap qu’il m’avait indiqué auparavant et qu’il fallait suivre.

Un matelot qui était de quart sur la passerelle a attendu que le lieutenant redescende dans la salle des cartes et m’a demandé de le suivre sur la passerelle de garde.

J’ai regardé comme il me le demandait, à l’arrière du bateau, et j’ai vu que je lui avais fait faire un tour complet, car un grand cercle phosphorescent se profilait sur l’eau.

Par chance, à l’instant où le lieutenant m’avait demandé le cap, j’étais revenu dans l’axe.

Depuis cette nuit-là, l’amitié entre ce matelot et moi a été très forte et nous avons fait souvent la fête depuis !

Comme j’étais le plus jeune à bord, les membres de l’équipage me sortaient avec eux.

C’est d’ailleurs, en leur compagnie, que j’ai pris la seule « cuite » de ma vie, un soir de Noël aux Antilles, au rhum. Quelle migraine !

Cet épisode dans la marine m’a permis de mieux connaître la vie et c’est à ce moment-là, que j’ai commencé à avoir des prémonitions tant pour moi que pour autrui.

 

J’ai vu la souffrance, la misère de personnes de culture et de religion différentes, pourtant, eux aussi, emplis de tolérance et d’amour pour la vie, leur métier, leurs parents, leurs amis.

J’ai apprécié la beauté de l’instant présent, le bonheur de travailler et d’être reconnu par ma hiérarchie, la fierté d’être français lorsque nous avons croisé, en rade de Pointe à Pitre, le bateau France…

 

C’est au cours d’un voyage, que j’ai appris que Roger était  décédé…  L’homme qui m’avait initié et fait de moi ce que j’étais, était mort.

Je n’ai pu me rendre à ses obsèques, ni le voir une dernière fois… Mais il est resté à jamais dans mon cœur et chaque jour de ma vie, il est auprès de moi…

 

Lors de toutes mes pérégrinations, j’ai fait mes premiers pas vers ma vie d’adulte et j’ai fait beaucoup de rencontres avec la gente féminine, moi le timide…

Les marins plus aguerris m’emmenaient avec eux dans les boîtes de nuit.

Au Perroquet Bleu, à Marseille, pas loin du port, j’ai été pris sous la coupe d’une femme de bar qui me demanda de l’attendre après son service et m’emmena ensuite chez elle…

Elle avait vingt ans de plus que moi, mais elle m’a apporté la tendresse et l’amour que je n’avais eus en suffisance…

Cela  dura quelques mois, mais un jour, à mon retour de voyage, elle n’était plus là…

Ses amis me dirent qu’on l’avait « déplacée ».

A nouveau je perdais quelqu’un que j’aimais…

 

Aux Antilles, pendant le carnaval, j’ai rencontré une femme, de trois années plus âgée que moi et qui avait un enfant.

On a fait  des projets  pour vivre ensemble et  qu’elle vienne me rejoindre  en France…

Mais ma famille mise au courant, m’en dissuada et je me suis laissé convaincre. Pourtant, je ne l’ai jamais oubliée.

 

En revenant de voyage avec ma moto, je suis retourné au village et là, j’ai rencontré ma future femme.

Elle avait 17 ans ; moi, 19 ans.

Nous avons rapidement décidé de nous fiancer. Étant de condition modeste et l’été arrivant, nous avons pris une tente et sommes allés au « Camping des Pins ».

Je continuais la pêche, ce qui nous permettait d’avoir du poisson gratuitement… La journée, nous profitions de la plage : se baigner, bronzer…

Mais les conditions de pêche devenant difficiles à cause des grands chalutiers, j’ai décidé de changer de métier.

Une Drague Hollandaise venait d’arriver pour faire ce qui allait devenir la Grande Motte.

Un travail pénible mais mieux payé, et qui permettait de rester inscrit « maritime ».

On travaillait une semaine sur deux, douze heures de jour, douze heures de nuit.

A cette époque, les « trois huit » n’existaient pas.

Ni dimanche, ni jour férié. Mais cela nous permettait de vivre mieux : nous avions un salaire quatre fois plus élevé que celui d’un ouvrier « normal » qui lui, travaillait quarante-neuf heures par semaine.

Quand on travaillait de nuit, on avait le droit de dormir… Enfin si l’on peut dire ! Les deux moteurs Caterpillar de mille chevaux et les turbines  faisaient un bruit d’enfer. Mais la fatigue aidant, on y arrivait.

 

Le capitaine hollandais[2] était seul maître à bord car aucun d’entre nous ne savait conduire un tel monstre.

Cette machine me fascinait ;  au lieu d’aller dormir, je montais au poste de pilotage, impressionné par tous ces compteurs et manettes…

Jour après jour, je lui faisais le café ;  on se lia d’amitié et il me forma, jusqu’à arriver lui-même à dormir quand j’agissais seul…

 

Le capitaine tomba malade, incapable d’assumer son poste, rôle clé pour l’entreprise.

Ne trouvant pas de remplaçant, le capitaine de l’autre équipe prit la relève mais, ne pouvant, et c’est logique, assumer les deux postes à lui tout seul, tout le staff de direction à bord fut particulièrement inquiet.

Je me suis alors armé de courage et d’audace et interrompant leurs discussions,  je leur dis que, s’ils le voulaient, je pouvais assumer le poste. Interloqués, ils eurent un sourire mais, pris de court, le grand patron me dit : « jeune homme, montrez- nous ce que vous savez faire ».

Là, la peur au ventre, je pris les commandes du monstre et je vis leur regard se détendre…

J’avais le poste… Hélas, pas avec le salaire des hollandais… mais avec toutefois le triple de ma rémunération initiale : une aubaine !

Demeurant l’été sous la tente, j’ai pu acheter une petite caravane, un confort pour l’hiver qui arrivait.

C’était un travail pénible mais enrichissant, très dépendant du temps et du rendement.

Les jours passèrent et à ma majorité, nous nous sommes mariés. C’était le 19 octobre 1963 à Anduze.

Ce jour-là, nous étions quatre. Comme témoins, la secrétaire de mairie et le garde champêtre ! Ensuite, nous sommes allés à l’église et nous avons fait un repas modeste.

Dès ce jour, une nouvelle vie commençait pour nous.

 

Les travaux à la Grande Motte terminés, nous sommes partis à Nîmes et mon frère – marié – nous trouva une chambre chez son beau-père,  charbonnier de métier. Une pièce obscure avec juste un petit vasistas qui apportait un peu de lumière.

L’héritage de ma mère vint alors à propos…

Le notaire fit par lot le partage des meubles hérités et attribua à chacun une partie de l’appartement en attendant la vente de l’immeuble.

D’une chambre lugubre, on emménageait dans le séjour-salle à manger, une chambre avec balcon et portes fenêtres. Les meubles dont j’avais hérité, étaient superbes : piano à queue, salon Louis XV, panetière, salle à manger, tableaux, vaisselle… Le luxe !

 

Mon frère, qui travaillait dans les travaux publics, me fit embaucher dans son entreprise.

J’ai ainsi appris sur le tas, à conduire un bulldozer Caterpillar, une pelle mécanique Potin, puis une grande grue Potin.

Quand j’étais au sommet, c’était  magique. J’étais  comme seul au monde ; une vue imprenable, une impression de liberté merveilleuse…

Cela demandait une attention extrême pour ne blesser personne. Le plus impressionnant était d’aller en bout de flèche graisser les poulies. Il ne fallait pas avoir le vertige !

Nul besoin de diplôme à cette époque ! Simplement l’envie de travailler, du courage et  on nous donnait notre chance, à nous de la saisir.

Je gagnais alors 25 000 anciens francs, un ingénieur, 120 000 francs et un ouvrier qualifié, 60 000 francs.

Les mois passaient et nous attendions notre premier enfant.

Je fus convoqué pour faire mon service militaire et partis faire mes classes à Hourtin près de Bordeaux : un mois sans permission.

J’y retrouvai mon ami d’enfance Pierrot Spano…

Les cheveux rasés, en tenue de marin, nous avons mis deux jours à nous retrouver nous-mêmes ! Marches forcées avec sac à dos, séances de tir… Ayant une vue supérieure à 10, je fus affecté comme tireur d’élite.

Piqûres obligatoires en série… Vu la grosseur des seringues, certains s’évanouissaient, d’autres plus malins prenaient une « cuite » et se retrouvaient à l’infirmerie dans un semi-coma !

Nous eûmes  notre affectation et je fus muté à Saint Madrier près de Toulon, dans les commandos marins.

Encore une séparation.

Nous avions peu de moyens et pour vivre, j’ai dû vendre à très bas prix, un tableau à  un soi-disant « ami » de ma mère…

Un jour, un cuisinier connaissant ma situation me donna quelques boîtes de conserves et du beurre. J’étais tout content de pouvoir les apporter à ma femme pour changer des pâtes et des pommes de terre.

Mais à la sortie, me rendant à la gare, les douaniers m’arrêtèrent. Pourquoi moi, alors qu’on était une dizaine ensemble… Hasard ?

Ils m’ont demandé où j’avais eu ces victuailles… Ne voulant pas  impliquer le cuisinier,  j’ai dit que je les avais volées… Ils m’ont laissé partir en permission mais en revenant, je fus convoqué chez le commandant de la base qui comprit la situation, mais dut marquer le coup… J’ai écopé de quinze jours de « mitard », sur le porte-avion école, le « Bismude ».

J’ai trouvé un prétexte pour ne pas inquiéter ma femme. Mais le comble, c’est que lorsqu’on a voulu manger les victuailles que j’avais apportées, elles étaient périmées, ma femme les ayant gardées pour les « économiser » !

J’ai réussi à me faire muter à Nîmes à la base aéronavale  de Nîmes-Garons où je fus affecté à la lingerie avec mon ami Pierrot. Une bonne planque… Cela me permettait d’être chez moi le soir et de retrouver ma femme.

C’était difficile, car sans moyens, nous restions ensemble dans notre appartement. Un ami qui était couturier, à l’armée avec moi,  me proposa de faire une robe à ma femme et il la réussit bien : elle était superbe, noire et rose…

Les mois passèrent et la grossesse se présenta mal,  ma femme partit donc chez sa mère car elle devait impérativement rester couchée pour ne pas perdre l’enfant.

Cela dura plusieurs mois, mon frère m’avait prêté une mobylette pour m’y rendre, à peu près à 60 kilomètres de Nîmes.

Un matin les gendarmes vinrent me chercher, disant que j’étais déserteur, que je ne m’étais pas présenté pour faire mon service militaire… Tout étonné, je leur présentai mes papiers militaires et ma tenue de marin ; ils s’excusèrent et repartirent, confus de cette erreur.

J’étais à la caserne quand ma femme accoucha d’un garçon le 6 juillet 1964 à Alès. J’eus une permission de trois jours  pour aller les rejoindre à la maternité… Quelle joie de voir cet enfant, notre premier !

De là, on emménagea à Nîmes dans notre nouvel appartement. J’ai eu la quille ; enfin libéré de mes obligations militaires, j’allais enfin pouvoir prendre ma vie en main… Je suis retourné travailler dans le bâtiment comme grutier ;  les maçons étaient heureux de me revoir.

Cela dura quelques mois, puis l’immeuble  vendu, nous avons touché l’héritage : une bonne somme d’argent pour l’époque.

On réfléchit ;  qu’en faire ? Acheter une maison ou investir dans un commerce ? On a choisi la deuxième option, croyant bien faire, et là, nous nous sommes fait arnaquer par une agence : un coup bien monté…

On nous présenta un bar à Alès, ville de mineurs,  sur la route de la Grand Combe en face du Pré  Saint Jean, zone HLM.

Le bar était agréable et lors de la visite, il y avait plein de monde. Nous avons su plus tard par des clients qu’ils avaient été invités aux frais de la princesse…

Un appartement se trouvait au-dessus, un grand parking, tout pour plaire !

Mais à cette époque, les mines venaient de fermer et les clients potentiels se retrouvaient dans une ville morte, faute de travail…

Étant jeunes, nous avons attiré la jeunesse, en mettant un flipper, un Juke-box … C’était convivial, mais insuffisant pour en vivre. La plupart des clients,  anciens mineurs, venaient y passer le temps et à partir du 15 du mois, faisaient des ardoises ; ils réglaient en fin de mois quand ils touchaient leur paie… On vivait leur désarroi au jour le jour mais ayant de l’argent d’avance,  j’étais confiant  et  insouciant… J’achetai une Mercédès 190 décapotable blanche avec l’intérieur rouge et tableau de bord en bois : elle était magnifique. Heureusement l’essence n’était pas chère, car elle consommait  beaucoup…

 

Les mois passaient et là, l’inquiétude de l’avenir et la prise de conscience que l’on s’était fait avoir, furent bien réelles : rendus à l’évidence, on devait vendre, mais à qui ? Finalement, on brada au quart de notre prix d’achat, mais ce fut malgré tout une belle expérience : de celles qui font mûrir.

Pendant cette période, dans cette même ville d’Alès, le grand-père de ma femme, était un grand guérisseur reconnu… Les gens venaient de toute la France et même plus, pour le consulter.

Ma femme, notre fils et  moi-même allâmes le consulter, et je fis la découverte de ce don fabuleux, chez ce personnage hors du commun, d’une sagesse, d’un calme, d’une lucidité, et d’une maîtrise absolue de son don.

Avec le recul, je pense qu’il avait perçu qu’un jour, je pratiquerai, car me voyant à l’écoute, il me montra subtilement sa façon de pratiquer et ses petits secrets.

Mais j’étais jeune et sans aucune prétention de devenir un jour moi-même magnétiseur…

 

Je pris la décision de repartir dans les travaux publics. Je vis une annonce d’une entreprise de Toulouse qui cherchait un conducteur d’engin pour aller sur les autoroutes en déplacement, avec un bon salaire pour l’époque.

Je téléphonai et j’eus le poste.

On me proposa d’aller loger à l’hôtel, donc de laisser ma famille ou de régler des frais…

Ma femme et moi prîmes la décision, avec l’argent qui nous restait, d’acheter une caravane d’habitation : huit mètres cinquante de long, deux mètres cinquante de large, salon, cuisine, chambre, salle de bain.

Il fallut changer la voiture et j’ai troqué la Mercédès pour une DS 21,  super voiture pour son temps et surtout très pratique pour remorquer une caravane…

On m’a affecté à la portion d’autoroute prévue de Montélimar à Valence, un gros chantier en perspective.

Dûment équipés, nous sommes allés nous installer dans un petit village,  à Montboucher-sur-Jabron  dans la Drôme.

Là, l’aventure des gros chantiers commença… Entre temps, un ancien chef de l’entreprise de dragage – qui connaissait le grand-père – lui demanda si j’étais libre. Celui-ci crut bien faire en lui disant que j’étais bien là où je travaillais… Je n’ai connu cette proposition que quelques années après…

 

Le chantier terminé,  je suis rentré chez Bec, une entreprise de travaux publics importante.

Nous  avons pris la caravane et sommes retournés au « Camping des Pins » au Grau du Roi, car c’était l’époque où tous les travaux de la Grande Motte commençaient…

Les premiers « tournapull » (engins de travaux publics pouvant transporter plus de quarante tonnes)  Caterpillar avec des moteurs de 500 chevaux à turbines,  faisaient un bruit d’enfer et ne présentaient  aucune protection. On transportait quarante tonnes de sable par voyage, en se coursant les uns les autres…

Les semaines étaient de quarante-neuf heures effectives, ce qui veut dire qu’on arrivait une heure avant,  pour établir les niveaux d’huile tout en partageant de bons moments avec les copains…  Ainsi, à l’heure pile, on démarrait la journée de travail et le soir, on finissait à l’heure de débauche.

Le temps de ranger le matériel, on terminait une demi-heure plus tard. Nul besoin de vous dire que le soir on n’allait pas en boîte…

Malgré la pénibilité de la tâche, nous étions heureux, contents de pouvoir, par notre travail, nourrir correctement notre famille et d’avoir, un jour, notre maison « à nous ».

Comme distraction, je faisais partie de l’Association de la Jeune Lance Graulaine…

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les joutes languedociennes où il faut des rameurs. Un beau sport d’équipe…

J’en ai fait partie quelques années…

 

Plusieurs fois dans l’année, c’était  la fête, dans la salle du curé.

Zabulon nous concoctait une rouille dont il avait le secret, la « pena » accompagnait  en musique, quel plaisir ! J’admirais surtout le trompettiste Fesquet qui jouait admirablement bien ! Un jour, il vendit une de ses trompettes,  je l’ai achetée, espérant  bien m’en servir un jour…

 

Dans ces années-là, le travail ne manquait pas.

Le chantier terminé, je trouvais une place à Marseille, chez Jean Lefèvre.

Puis, nouveau changement de lieu…

Nous attelâmes la caravane et partîmes pour Sens, en banlieue parisienne.

Nous trouvâmes un lieu d’installation pour la caravane, chez un agriculteur très sympathique, puis ce fut la Marne, où les vaches nous tenaient compagnie.

Ensuite Saint-Cyprien plage… J’avais demandé alors, à l’entreprise de remorquer ma caravane avec l’engin et ils avaient accepté. Cela faisait un convoi exceptionnel de dix-huit mètres, assez impressionnant, surtout aux traversées des villes…

Arrivés sur place, nous nous sommes installés avec d’autres caravanes de chantier, plus belles les unes que les autres…

Par hasard, j’ai  croisé  mon ancien patron qui me proposa de revenir dans les dragages, comme Second Capitaine (il avait donné la place de Premier).

J’ai accepté, et de nouveau, semaines de nuit, de jour, douze heures en continu…

Le chantier fini, on me proposa d’aller à Port-Saint-Louis-du-Rhône, comme Capitaine de drague.  Nouveau départ…

 

Notre fils grandissant et l’école maternelle approchant, nous commencions à envisager de nous stabiliser et d’avoir un toit, un vrai.

J’acceptai d’aller à Marseille chez Jean Lefèvre sur une Caterpillar 14, un monstre …

Nous nous installâmes avec la caravane à la Pointe Rouge, dans un camping, pas loin de la mer,  à côté de gitans installés dans le camp.

Je garde un excellent souvenir de cette ambiance : feux de camps, flamenco…

Nous commençâmes à nous renseigner sur les terrains à bâtir et tombâmes sous le charme à Tourves, petit village du Var (connu à l’époque pour ses embouteillages, avant que la déviation soit faite).

Un superbe terrain de mille deux cents mètres carrés était libre, sur les hauteurs, avec de magnifiques pins comme il y en a dans toute la région.

Nous y installâmes la caravane  qui a été remorquée par un paysan avec son tracteur.

Auparavant, nous avions fait bâtir une plate-forme pour élever notre future maison.

Un forage  pour l’eau et le branchement électrique… et nous voilà installés ! Enfin chez nous…

Mais le travail était à Marseille, et faire l’aller-retour tous les jours était  impensable au prix de l’essence. Je dormais dans ma voiture ; le gardien m’autorisait à rester dans l’entrepôt où il faisait moins froid et où il y avait des toilettes.

J’avais un duvet, je mangeais des sandwichs et rentrais le vendredi soir…

Je cherchais du travail sur place pour ne plus être loin de ma famille et en trouvais un chez un petit artisan de travaux publics.

A cette époque, les marseillais achetaient des terrains dans les pinèdes pour faire des cabanons. Un chemin d’accès et une plate-forme  étaient nécessaires pour construire.

Il avait un camion de dix-huit tonnes, un petit bulldozer, un tractopelle, et nous étions deux à y travailler : le chauffeur de camion et moi qui conduisais le petit bulldozer et le tractopelle. J’étais payé cent quarante mille anciens francs… une misère pour quarante-neuf heures…

 

Cet hiver-là,  je me sentais essoufflé mais je fumais beaucoup ; environ trois paquets de cigarettes par jour.

Je sentais dans mon thorax quelque chose qui bougeait, mais cela ne m’inquiétait pas  trop…

Un jour, ma femme m’obligea à aller voir un médecin, ce que je fis… Je m’en souviens comme si cela venait d’arriver : j’étais dans la salle d’attente, il y avait quelques patients devant moi, puis mon tour arriva.

Le docteur me fit entrer puis asseoir et me demanda le motif de ma visite. Je lui expliquai mon ressenti, surtout cette impression d’un mouvement dans ma poitrine et cet essoufflement…

Sans m’ausculter il me dit : « depuis combien de temps, cela dure-il? ». Je  précisai : « depuis trois mois… ».

Il n’en revenait pas que je puisse  continuer de travailler et me dit : « Monsieur, vous pouvez aller faire votre valise et rentrer tout de suite à l’hôpital… Vous faites un pneumothorax spontané ! ».

Il m’expliqua que j’avais un poumon qui s’était dégonflé comme une chambre à air crevée… Je suis rentré chez moi, j’ai préparé mes affaires et suis rentré à l’hôpital de Brignoles dans le Var.

Là, on me fit des radios qui confirmèrent le diagnostic. Par chance, il y avait un professeur en pneumologie fabuleux…

 

Dès le lendemain, il est venu dans ma chambre ; je pensais aller au bloc mais non ! Il est intervenu sur place…

L’infirmière m’a mis le bras au-dessus de la tête ; le praticien  avait la radio sous les yeux… Il prit une grande aiguille et me l’enfonça  entre les côtes pour atteindre le poumon. Il m’expliqua qu’il allait le regonfler en mettant un liquide pour colmater le trou… Ce qu’il fit et il me dit : «voilà, c’est fini ! ».

Les jours suivants, il me fit passer des radios pour voir l’évolution et quinze jours plus tard, je sortais de l’hôpital, guéri… Un miracle de la médecine…

 

Toutefois, je devais changer de travail car mon métier était trop pénible, je devais me reconvertir…

Un ami me proposa de devenir représentant en matériel électroménager.

Je suivis une formation sur le terrain, mis un costume, et achetai une Renault Huit…

J’ai commencé le «porte à porte», méthode très difficile car il faut, pour réussir, forcer les gens à signer malgré eux et, contrairement à aujourd’hui, ils ne pouvaient se rétracter…

En six mois, je n’en ai vendu qu’un !…

Nous avions un fixe modeste et des  commissions ; j’ai donc renoncé car cela ne me convenait pas.

 

J’ai alors décidé, malgré l’avis des médecins, de reprendre mon travail dans les travaux publics… Je n’avais pas oublié ma dernière mauvaise expérience dans ce domaine mais, après réflexion, elle m’a rendu un grand service.

Voyant que le chauffeur et moi, nous entretenions en quelque sorte,  le père et le fils qui menaient la belle vie sans rien faire, je me suis dit : pourquoi pas moi ?

Je suis allé voir mon banquier qui, par chance, connaissait mon ancien patron et sa façon de faire. Je lui  ai demandé de me faire un prêt pour acheter un tractopelle. Devant ma conviction et connaissant mon passé de travail, il me dit: « Jeune homme, je prends le pari et je vous suis dans cette aventure ! ». Ainsi  en peu de temps, je devins mon propre patron, j’ai acheté un Massey Ferguson d’occasion, et me voilà parti dans l’aventure…

Il me fallait trouver du travail mais par chance, comme par enchantement, les portes s’ouvrirent…

Le terrain que nous venions d’acheter, allait, sous peu, devenir inconstructible, le plan d’occupation des sols ayant changé, passant de mille deux cents mètres carrés à douze mille !…

Il fallait donc vite construire la maison; je déposai le permis et commençai les travaux dans les six mois  suivants.

Par chance, dans le village, j’avais contacté un entrepreneur, un homme remarquable qui s’appelait Monsieur Bertrand. Il m’écouta et proposa de m’aider. Il me fit un contrat de travail pour faire tous ses terrassements à l’année. Une aubaine car en tant qu’artisan venant de m’installer, je n’aurais pu avoir de crédit…

Il me fit les plans de la maison, le dépôt de permis, le crédit, et ainsi, j’ai pu commencer mon premier terrassement, à mon compte…

La maison a été construite en quelques mois. Nous avons eu beaucoup de chance car un de mes proches voisins qui n’avait pas déposé son permis à temps, a vu son terrain devenir inconstructible… Mais, comme ça se pratiquait à l’époque, il a construit sa maison sans permis… Malheureusement pour lui, dix ans plus tard, on appliqua la loi et on lui fit  démolir…!

 

Les mois passèrent et le travail ne manquait pas.

J’ai dû acheter un chargeur à chenille car le tractopelle était trop « juste ».

J’ai passé mon permis « poids lourd » pour pouvoir le transporter et là, j’ai pu entreprendre des chantiers plus importants, dont un lotissement dans le village. J’ai acheté un terrain, et j’ai alors construit ma première maison de mes mains, tout seul, de A à Z. Un vrai plaisir personnel. De la logique, de l’observation et beaucoup de travail  (c’était pris sur mes temps libres) ont permis la réussite de ce projet.

Connu dans la région, j’avais de plus en plus de travail ; j’ai investi dans une pelle mécanique, un vrai monstre avec brise-roche car dans cette région, il y avait beaucoup de rochers qu’il fallait bien souvent faire sauter à la dynamite. Pour ce faire, un artificier qui travaillait dans des mines de bauxite, venait faire le nécessaire sur mes chantiers.

 

La vie continua et notre deuxième enfant arriva…  Il est né à Brignoles. Un beau garçon appelé Yvon, comme moi.

Je travaillais beaucoup pour assumer l’entretien de ma famille, mais à cette époque, le travail ne manquait pas…

Un jour, j’ai acheté une trompette sur une brocante et j’ai commencé à m’entraîner…

Heureusement qu’on habitait à la campagne car au début, ce n’est guère agréable pour l’entourage !… J’ai progressé et mon fils aîné, Patrick, un jour, a pris ma trompette et s’est mis à jouer, il était prédestiné pour ça… Nous nous s’entraînions tous les deux sur des airs connus. Voyant ses facilités, nous lui avons fait prendre des cours à Nîmes, chez Michel Barrot, trompettiste parisien qui avait perçu son potentiel.

 

A la fin des années soixante-dix, le travail commença à être plus difficile… Les trente glorieuses étaient passées…

En descendant dans le midi, nous avions repéré une ancienne magnanerie, grande bâtisse en pierre du Gardon – rivière toute proche – où des vers à soie étaient élevés. Personne ne voulait l’acheter car une tannerie et une usine de colza toutes proches, dégageaient,  à des kilomètres à la ronde, une odeur insoutenable…

Un jour, je m’arrêtai pour m’informer près d’un vieux du village assis sur un banc qui me donna une information capitale : les usines allaient fermer,  son fils qui travaillait à  la DDE, l’en avait informé…Nous prîmes alors contact avec le notaire et nous l’achetâmes.

 

Nous avons vendu la maison du Var pour venir habiter dans cette bâtisse que j’ai complètement refaite et transformée : toiture, planchers, salle de bain, chambres, cuisine… puis, piscine et écurie pour deux chevaux de Camargue.

Sur un terrain proche du mas, je me suis remis à mon compte dans le bâtiment, j’avais un fourgon et me déplaçais parfois à plus de cent kilomètres pour travailler. Mais la vie suivait  paisiblement son cours.

Étant à proximité, le grand-père guérisseur continuait à nous soigner et, inconsciemment pour moi, à m’initier à ce don merveilleux…

Étant dans une région où les fêtes sont nombreuses, j’ai monté ma propre pena pour jouer dans les cérémonies de village : férias, ferrades, joutes etc. Ce furent de belles années ; mon fils de son côté, jouait dans un orchestre avec sa mère qui dansait sur des chansons de Claude François…

J’ai alors passé mon permis de transport en commun pour les accompagner.

Plus tard, notre fille Cindy est née à Alès : une petite merveille…

Mais ce qui aurait dû contribuer à épanouir notre couple, produisit hélas le contraire… La vie devenait de plus en plus difficile,  le travail n’était plus au rendez-vous… Les maisons préfabriquées prenaient le relais de la tradition : de moins bonne qualité certes  mais beaucoup moins chères.  Les années passant, je voyais aussi mon corps devenir  moins résistant…

 

C’est à cette époque-là que j’ai rencontré mon père biologique… Il était magnétiseur, fort connu à Montpellier…

Nous sommes allés le voir à son cabinet : une maison de ville, près de la Gare, sur une place.

Il y avait un escalier et en haut, une grande salle avec des bancs où des gens attendaient.

Il sortit d’une pièce, je me présentai… Il nous fit entrer dans une autre salle où se tenaient quelques personnes dites privilégiées (à ce qu’ils croyaient : ils ne passaient pas plus vite pour autant !…).

Après avoir attendu quelques heures, il nous a enfin reçus.

Il a regardé notre fils et je me suis permis, en prenant mon courage à deux mains, de lui demander  s’il était mon père…

Il a fait comme si je n’avais rien dit, comme s’il n’avait rien entendu… et nous raccompagna sans dire un mot sauf : «Au revoir» …

J’étais déçu et soulagé en même temps d’avoir osé demander… La vie est ainsi faite : il faut suivre son propre destin.

 

Pendant des années, j’ai vécu replié sur moi-même, fuyant la réalité, dans la médiocrité de la course aux biens matériels qui, aux yeux de la majorité, sont preuve de « réussite ».

Jusqu’au jour où le «don», irrésistible, m’a submergé et où je lui ai ouvert la porte… Je ne sais pas s’il s’agit d’un hasard ou pas, mais c’est quand le grand-père est décédé que j’ai commencé à pratiquer le magnétisme… Spontanément, sur des amis, des relations, pour des maux plus ou moins importants. J’ai eu des résultats assez significatifs qui m’ont permis de ne pas avoir de doute sur le don qui existait en moi.

En échange, ceux que je soulageais m’offraient un lapin, une bouteille de vin, des légumes ou des sarments de vigne pour la cheminée. Par le «bouche à oreille », les gens venaient d’eux-mêmes.

J’ai alors ouvert mon premier cabinet à Nîmes, place des Carmes, tout près de la cathédrale, en plein centre, grâce à une dame qui savait ce que je faisais et qui m’a loué un petit deux-pièces.

Elle a été une de mes premières clientes. Comme elle habitait sur le même palier, j’allais la magnétiser chez elle. Elle souffrait depuis de nombreuses années d’une grande fatigue et tout son corps était douloureux. La première fois que je l’ai magnétisée, elle s’était allongée sur son lit. Elle a fermé les yeux, au bout d’une demi-heure de séance, elle s’est endormie… Elle ne bougeait plus, à tel point que, pendant une seconde, je me suis demandé si elle était morte…

Une de ses amies qui l’attendait dans son salon, m’a demandé comment elle allait… Je me suis alors arrêté et lui dis qu’elle dormait… Quelques minutes après, nous avons eu la joie et le soulagement de la voir nous rejoindre, rayonnante et sereine… Elle nous dit que c’était merveilleux car elle se sentait enfin soulagée !

Je me suis alors renseigné auprès d’un autre magnétiseur qui me dit que ce phénomène s’appelle « l’hypnose magnétique »… Cet état permet aux personnes de se ressourcer, tout en étant conscients puisqu’au moindre bruit, elles se réveillent.

J’ai pu observer que si l’on magnétise les gens dans un calme absolu, ils se laissent glisser dans cet état de conscience modifiée, sans dormir…

Au fil du temps, j’ai pu m’apercevoir du chemin que j’avais parcouru,  œuvrant sur moi-même, pour respecter mon don et commencer à en percevoir les vrais effets.

 

C’est à ce moment-là que j’ai pris ma décision en une seconde : un matin, je suis allé chercher les croissants et le journal et voyant le mas de loin, je me suis dit intérieurement que je ne reviendrai plus jamais. Je ne voulais plus tricher avec la vie et surtout avec moi-même et ma réalité…

Finalement, j’ai suivi l’exemple de Roger ; comme lui, j’ai tout quitté et c’est ainsi, que je suis arrivé à Paris.

 

 

 

Paris en juillet 1984.

 

Une de mes sœurs habitant à Paris dans le 13ème  arrondissement,  avait des travaux de maçonnerie à réaliser. Elle me proposa de les entreprendre, et notamment une montée d’escalier.

J’avais vu quelques années auparavant des ouvriers espagnols faire des escaliers en voûte sarrasine : cela m’avait émerveillé de les voir monter dans le vide avec des briques et du plâtre, sans étai ni coffrage… En une journée, on pouvait monter l’escalier, il ne restait qu’à carreler les marches et le tour était joué !

Un jour, j’étais en train de faire du plâtre dans une  salle de bains,  une amie de ma sœur vint lui rendre visite. Je montai boire le café avec elles ; l’amie se plaignait d’une tendinite au bras droit… Je lui proposai d’aller me laver les mains et de la soulager.

Je lui mis  de l’huile et par une pression le long de son bras, je remis tout en place.

Etant elle-même voyante, elle me proposa en échange, de me tirer les cartes, domaine inconnu pour moi.

J’acceptai volontiers ; elle m’annonça un avenir où je rencontrerai beaucoup de monde,  qui viendrait à moi… Je lui dis que je devais partir pour Lyon comme capitaine de drague, mais elle me confirma que j’allais rester à Paris et devenir  guérisseur… Je l’écoutai avec attention : au fond de moi, je pensai qu’elle avait raison… Elle s’en alla et je repris mes occupations.

En arrivant chez une autre amie de ma sœur vers la porte de Gentilly, je constatai qu’elle avait une jambe dans le plâtre.

Nous prenions l’apéritif (un Ricard bien entendu !). Elle nous expliqua qu’elle avait fait une chute de ski et qu’elle était en train de faire une phlébite… Elle devait se rendre à un rendez-vous à l’hôpital le lendemain. La compression dans son plâtre était insoutenable. Je l’ai magnétisée au travers de son plâtre, pendant une demi-heure. Elle ressentit une grande chaleur et un bien-être…  Je me lavai spontanément les mains à l’eau froide,  jusqu’aux avant-bras et pris congé d’elle en lui demandant de me tenir informé.

Le lendemain matin, le téléphone sonna chez ma sœur. C’était son amie qui voulait me parler…  Pendant quelques secondes, j’ai eu un doute… Bien au contraire ! Elle me remerciait… Elle revenait de l’hôpital où, après lui avoir fait un Doppler, on avait vu que le caillot avait disparu comme par enchantement, au grand étonnement du corps médical… Elle m’expliqua que, pendant les heures qui suivirent mon intervention, sa jambe avait dégonflé, son plâtre flottant autour de sa jambe et qu’elle pouvait à nouveau marcher normalement. Elle demandait à  me revoir…

Elle vint me chercher pour aller chez elle. Arrivée porte de Gentilly, elle s’arrêta pour prendre de l’essence. Le pompiste était grippé et toussait fortement. En le payant, elle lui dit : « si vous avez besoin, mon ami est magnétiseur et fait des prodiges »… Il lui répondit sur le champ : moi non mais ma femme a une sclérose en plaques. Il me demanda mon numéro de téléphone et nous en restâmes là…

Une fois parvenus à son domicile, elle me dit : « restez à Paris, j’ai une proposition à vous faire. Mon ex-mari a un studio libre, dans le 9ème arrondissement ; demain, nous irons le visiter ».

Sitôt dit, sitôt fait ; le lendemain, nous arrivions rue des Martyrs, puis  rue de La Tour d’Auvergne, au 38 exactement.

C’était un immeuble des années soixante, une façade toute noire, une vielle grille d’entrée, un ascenseur vieillot… Au cinquième étage, elle ouvrit la porte… Le logement venait d’être libéré par une étudiante américaine. Dans la cuisine, il y avait au moins cent bouteilles d’alcools divers ; la moquette était toute tachée ; la salle de bain, vétuste… Mais ce que j’ai retenu, c’était la vue sur le haut du Sacré Cœur… Cela m’a tout  de suite emballé… Je lui précisai ma situation financière et elle me proposa de le prendre quelques mois gratuitement et si cela me convenait,  de faire un bail par la suite avec un loyer modéré… Et c’est ce que je fis… Je donnai un grand coup de nettoyage et mis un lit de camp américain, j’y installai un bureau avec deux tréteaux et un contreplaqué. Je mis le téléphone, une lampe, et me voilà installé,  modestement,  mais j’étais heureux !

Je fis faire quelques cartes de visite et commençai à en parler autour de moi.

Le pompiste du treizième me contacta, prenant rendez-vous pour son épouse qui était en fauteuil roulant. Je me rendis chez lui et nous eûmes un entretien sur les possibilités de faire des séances de magnétisme… Je lui précisai honnêtement que je n’avais jamais traité une telle maladie mais que,  s’il le voulait, j’étais prêt à tenter l’expérience. Il m’expliqua tout le parcours médical de son épouse : perte progressive de la vue, de mobilité des membres, incontinence … Elle était suivie à la Salpêtrière par le Professeur Lhermite, grand spécialiste dans ce domaine.

A cette époque, elle ne prenait plus de cortisone sauf pendant les poussées qui étaient assez rapprochées les unes des autres.

Je  proposai de faire une séance par jour, cinq jours par semaine, lui précisant que, n’ayant plus de médicaments à assimiler, le corps allait sûrement réagir fortement, mais qu’il ne fallait pas s’en inquiéter car ça voudrait dire que le magnétisme  fonctionnait. Elle prit rendez-vous pour le lundi qui suivait.

Par ailleurs, ma sœur avait une amie, maîtresse d’un chien appelé Oscar, paralysé par un blocage urinaire.

Le vétérinaire avait dit que sans uriner dans les quarante-huit heures, il mourrait…! Je proposai d’aller le voir et  lui fis une séance de plus d’une heure… Il se laissa faire… Je pris congé de sa maîtresse qui me demanda de revenir le lendemain. Je lui dis de m’appeler, si nécessaire.

Le lendemain, je me rendis chez elle, et là, elle me remercia : le matin, les reins s’étaient débloqués et il avait uriné avec un peu de sang. Devant le bon résultat, elle me proposa de continuer à le soigner car elle tenait beaucoup à lui. J’acceptai de le suivre, sans promesse de succès. Elle en prit note mais me pria de continuer quand même.

J’y suis allé tous les jours… Je le magnétisai et, ce faisant, mon intuition me guida vers une vertèbre située près du train arrière ; je suis intervenu comme un rebouteux. Je positionnai ma main et laissai aller mon intuition. J’entendis un léger craquement : la vertèbre s’était remise en place… il se mit alors à trembler et eut de la fièvre plusieurs jours, de plus en plus forte …

Sa maîtresse s’inquiétait mais je lui dis qu’il était en train de se remémorer, de se  réapproprier toutes ses fonctions naturelles… Surtout, il ne fallait pas interrompre le processus ! Elle me fit confiance. Au bout d’un mois de magnétisme, le chien a remarché  et quand je passais le voir, Oscar venait me faire la fête… Grâce à lui, j’ai appris beaucoup sur les possibilités du corps, animal ou humain. Il faut faire confiance à tout son potentiel…

Si je vous ai parlé d’Oscar, c’est  pour mieux en revenir au cas de la dame ayant une sclérose en plaques ; j’ai fait la relation entre les possibilités de l’animal et les nôtres, êtres humains ; j’avais sans prétention, l’intuition que cette dame allait, elle aussi,  remarcher.

Ce lundi-là, je rentrai pour la première fois dans le monde inconnu, mais réel, du magnétisme. Je sonnai à la porte ; son mari vint m’ouvrir et me fit entrer dans la cuisine où sa femme était en train de déjeuner. Je lui serrai la main et m’assis à sa table ; elle était en fauteuil roulant… Lui m’offrit un café et  me rappela sur ma demande, son parcours médical… Elle avait tout juste trente-cinq ans, deux enfants superbes ; le mari s’occupait de tout, car elle n’était plus autonome.

Je demandai au mari de la mettre au lit, et elle s’est installée à ma demande, sur le ventre pour que je puisse magnétiser toute la colonne vertébrale… Elle se laissa aller et suivant mon intuition, je fis une séance après l’autre… Elle se mit à boire cinq à six litres d’eau par jour, une énorme fatigue l’envahissait… Elle perdit la vue pendant trois semaines, et là bien-sûr, son mari me harcela de questions… Je lui dis, toujours écoutant mon intuition, de ne pas s’inquiéter : son corps, par l’apport du magnétisme, se ressourçait et reprenait vie.

Je me rendais chez eux cinq à six jours par semaine,  les séances duraient une heure environ. Un soir, il m’appela pour me dire qu’elle faisait une poussée et qu’il allait l’emmener à l’hôpital… Je lui dis que j’allais venir tout de suite et faire du magnétisme car j’avais la conviction qu’il allait se passer quelque chose d’important… Je restai auprès d’elle toute la nuit et la crise s’arrêta…

Quelques jours plus tard, elle remarchait… Quelle satisfaction, quel bonheur, de la voir vivre à nouveau!

Suite à cette cure réussie, j’eus une clientèle importante et des cas extrêmement divers.

Fort du succès précédent, une dame du quartier ayant la même maladie me demanda de l’aider, ce que je fis… Au bout de huit mois de séances régulières, elle  remarchait !

 

Un jour, dans un  journal, un article m’interpella : l’Association du SEP du Professeur Lhermite demandait aux personnes intéressées, de  faire part de leurs recherches ; il y avait un numéro de téléphone. Je les contactai, mais ils avaient oublié de préciser qu’il fallait être du Corps médical « classique » !… A chaque fois que je disais que j’étais magnétiseur, on me raccrochait au nez !

Au mois de janvier 1986, je pris mon courage à deux mains et me rendis à l’hôpital de la Salpêtrière ; je cherchais, perdu dans l’immensité de cet établissement, quand une BMW se gara. Un monsieur d’une grande classe en descendit. Je m’approchai de lui et lui demandai le Service du Professeur Lhermite ; il me demanda pourquoi je voulais le voir et je lui montrai l’article du journal, lui racontant brièvement mon histoire sans savoir qui il était…  Il m’écouta avec attention et me dit : « Monsieur, le Professeur que vous cherchez, c’est  moi ».

Il me demanda de le suivre. Je rentrai avec lui, il ordonna à sa secrétaire qu’on ne le dérange pas, me fit pénétrer dans son immense bureau et me fit asseoir, me demandant de lui raconter mon aventure.

Il fut fort intéressé et m’écouta avec attention ; il demanda qu’on lui apporte les dossiers des deux malades que j’avais traitées : deux de ses patientes.

Il fit alors revenir la secrétaire, lui prescrivant de prendre un rendez-vous avec les personnes en question. Quelques jours plus tard, nous nous retrouvions  ensemble, et là, il me remercia du travail que j’avais accompli.

Il ne croyait pas au magnétisme vu son chemin scientifique – malgré l’évidence – mais il dit à ses patientes que, grâce à ma «conviction», je ferai lever un mort ! (J’avais en attendant, bel et bien, fait lever deux quasi-grabataires).

Il dit à sa secrétaire qu’à compter de ce jour,  lorsque j’appellerai, elle me le passe en direct.

Notre relation a duré plusieurs années ; il est maintenant décédé.

Comme il n’était plus là, je n’ai, malgré des demandes, jamais soigné d’autres personnes ayant une SEP, car sans son soutien, cela m’est  actuellement  impossible…

 

Pris par cette envie d’aider les gens qui souffrent, j’ai perdu ma famille…

Incompris – ils disaient que j’avais été envoûté, pris dans une secte – j’ai dû abandonner mes biens représentant vingt-cinq années de travail, pour gagner ma liberté !

Serait-ce à refaire,  je recommencerais…

Je suis malgré tout resté quinze ans sans revoir mes enfants. Ce fut comme une mort pour moi, mais dans la vie il y a, quel qu’en soit le prix, des choix décisifs à assumer : on n’est la propriété de personne mais personne ne peut faire  ceux-ci à notre place…

 

Dans le neuvième arrondissement, à Pigalle, quartier chaud de la capitale, s’ouvrait, rue Frochot, un bar où je rencontrai une de ces femmes, dites « du trottoir »…

Elle s’appelait Lili, une indépendante, la vraie « Titi parisienne » ; nous avons sympathisé, elle m’a fait connaître le Paris de la nuit et des gens qui ignoraient son « métier ».

J’ai rencontré grâce à elle, des gens du spectacle – et j’ai soigné beaucoup de ses « amies » –  personnes remarquables qu’on n’a pas le droit de juger.

Trois années s’étaient écoulées depuis mon installation à Paris, dans un univers qui m’était inconnu, tout aussi bien au niveau du magnétisme que de la vie parisienne.

Deux mondes impitoyables, l’un par sa froideur et l’anonymat des grandes villes, l’autre, par le doute et la suspicion qui planent sur les magnétiseurs en général.

 

Je vais tenter de vous faire participer à mon expérience au travers de mes peurs, de mes doutes, mais aussi de mes convictions.

Expériences riches et variées, par des rencontres avec des personnes de croyances différentes. Chacune m’a apporté ses connaissances et m’a permis de suivre ma route personnelle, sans chercher à imiter.

Pourtant,  il y a quelques années, mon destin a  basculé et m’a obligé à me remettre en question avec cette interrogation majeure   : « Qui suis-je ? ».

 

 

 

QUI SUIS-JE ?

 

Vous croyez me connaître,

Vous avez la prétention de me connaître,

Alors que moi-même, je ne sais pas qui je suis.

Depuis que je suis apparu à vos yeux,

Vous m’avez façonné,

Vous avez annihilé mon être,

Je ne sais plus qui je suis…

Je vis au travers de vous et non de moi.

J’ai décidé un jour de me retrouver,

Je suis allé me chercher

Au plus profond de moi-même.

 

Il restait une petite lueur qui m’a dit :

« Je suis là, viens me chercher.

La route sera longue et difficile.

Plus tu vas te retrouver,

Plus tu vas te perdre au regard des autres.

Tu devras les respecter

Car eux ne savent pas qui ils sont.

Une fois que tu auras pris ta route,

Sois fier de toi,

Et dis-toi que tu es privilégié au milieu des vivants.

Ta solitude deviendra un havre de paix,

Tu la communiqueras à ton prochain.

C’est ainsi que naîtra

Le virus positif de ton être.

 

 

Que dois-je faire de ma vie ?

 

Me laisser aller, gémir sur mon sort, faire semblant, mentir aux autres et surtout à moi-même, finir entièrement sali, au point de ne plus pouvoir me regarder dans un miroir ? Non !

 

La Société, l’éducation reçue à laquelle j’ai cru pendant des années, a ouvert mes yeux à ce que j’appelle aujourd’hui la vraie foi dans la vraie vie… Celle qui rend sa dignité à l’être humain, à sa spiritualité individuelle. Celle qui nous montre nos devoirs avant nos droits. Et chacun a sa route tracée et doit la suivre ; il peut en croiser d’autres certes, mais il ne doit jamais s’identifier à elles, au risque de perdre la sienne.

 

Comme je viens de Province, qui plus est de la campagne, je peux percevoir les autres avec plus de recul, plus de compassion et surtout sans aucune pitié… De ce fait, je me suis dit que si je le désirais, je pouvais m’épanouir et faire profiter du soleil que j’avais emmagasiné dans mon cœur, depuis ma jeunesse,  faire ainsi partager le don merveilleux que la vie m’avait confié.

L’expérience passée, avec ses joies et ses peines, m’a permis d’avoir, à ce jour, une écoute et une compréhension de la misère humaine qui est la nôtre et dont j’ai eu ma part.

Cette triste expérience m’a fait devenir l’être que je suis aujourd’hui….

 

J’ai d’abord fait du magnétisme bénévolement sur des gens modestes, ce qui m’a permis de découvrir mon don, non pas dans les livres, mais au travers de la souffrance réelle.

Après plusieurs constatations, je me suis rendu compte que les dons, quels qu’ils soient, sont attribués à des gens de condition modeste, n’ayant suivi aucune ou peu d’études.

Nous sommes alors plus facilement spectateurs de notre vie et du don qui nous a été offert. Nous souhaitons pratiquer sans préjugé et sans prétention…

Très vite j’ai compris l’intérêt de faire participer mes « patients », de leur faire raconter la façon dont ils vivent leur maladie, leur expérience avec la médecine, de leur demander quels médicaments ils prenaient, les effets sur leur santé… Leur manière de vivre, de manger…

 

Ces trois premières années m’ont permis d’évoluer grâce aux personnes que j’ai côtoyées ; j’ai pris alors pleinement conscience de la responsabilité qu’il nous faut assumer…

Jour après jour, j’ai appris à ne pas décevoir l’espoir que les gens mettent dans le magnétisme.

 

Au début, j’ai fait de nombreux déplacements à domicile ; c’était la seule façon de se faire connaître.

Quelle crainte vous ressentez lorsque vous sonnez chez la personne que vous avez traitée, pour savoir si tout s’est bien passé depuis votre dernière visite… Et quel soulagement quand un mieux est survenu ! A domicile, les questions affluent de toute part…

« Comment vous êtes-vous aperçu que vous aviez un don ? » etc.

Le contexte ambiant est plus difficile, mais il est très formateur.

 

Un jour, arrivant en bas d’une tour, je vis une ambulance, gyrophare allumé, brancard sorti. Mon cœur s’est mis à battre et je me disais : « Et si c’était la personne dont je m’occupe…! » Je suis monté quatre à quatre par les escaliers et lorsque j’ai sonné à la porte, la personne m’a ouvert, le sourire aux lèvres… J’étais soulagé !

Le trac, le doute font que, jour après jour, la formation se fait sur le terrain.

L’écoute, les confidences, le dynamisme, le magnétisme apportent le résultat au bout du chemin.

 

Une autre fois, on m’a appelé pour aller voir une personne âgée atteinte d’un cancer du foie.

Elle était traitée par la chimiothérapie et le corps médical lui donnait peu de jours à vivre.

Je me déplaçai à son domicile et au bout de quelques séances, elle s’est levée de nouveau,  s’est remise à marcher, à manger.

Mais bien souvent dans ces cas-là, la personne s’attache à vous, ce qui pourrait laisser croire à une sorte de dépendance…

Ce phénomène fut mal perçu par la famille qui m’a demandé gentiment de ne plus venir.

J’ai accepté, un peu à contrecœur, parce que c’était  à l’insu de cette dame…

Quelques mois plus tard, je me suis permis de téléphoner pour avoir de ses nouvelles, on m’a appris qu’elle était hospitalisée.

Je leur ai alors demandé l’autorisation d’aller la voir, qui m’a été accordée et je me suis rendu à l’hôpital. Lorsque je suis entré dans sa chambre, elle ne m’a pas quitté des yeux… Elle m’a pris la main et m’a demandé : « Pourquoi m’avez-vous abandonnée ? ». Je crois que si on m’avait donné un coup de couteau en plein cœur, je n’aurais pas eu plus mal. J’ai pleuré en sortant de l’hôpital.

Je me suis juré que si cette situation se reproduisait, j’en parlerais d’abord à la personne concernée.

 

 

Le plus difficile, c’est de ne pas porter de jugement, de ne pas avoir de préjugés, de visions toutes faites.

 

Un jour d’été 1989, une dame a sonné à ma porte ; elle portait un bébé sur son ventre dans un sac Kangourou. Elle avait les yeux hagards, vitreux, l’air d’être ailleurs…

Rien qu’en y repensant, j’ai encore honte d’avoir porté un jugement immédiat : « c’est une droguée ou une alcoolique ».

Elle est entrée et m’a demandé si elle pouvait poser son enfant par terre car elle avait peur de le faire tomber…

Puis, elle m’a expliqué qu’elle faisait des crises d’épilepsie depuis l’âge de quatorze ans, suite à des viols subis à maintes reprises, commis par son beau-père. Depuis, elle tombait n’importe où, sans pouvoir se contrôler. Elle avait peur pour son enfant…

Je l’ai aidée pendant plusieurs mois et  elle a connu une amélioration qui lui a permis de mieux vivre, sans pour autant être guérie.

 

Depuis ce jour-là, je ne me suis plus jamais permis de porter un jugement sur qui que ce soit, sans avoir les données nécessaires et complètes  pour pouvoir le faire. D’ailleurs, en a-t-on le droit ?

 

 

 

 

 

LA MISÈRE

 

Qui a dit que j’étais miséreux?

Qui a la prétention de me croire misérable?

Qui a le droit d’avoir pitié de moi?

 

Croyant me rendre service,

On m’a ôté ma dignité et projeté dans la misère,

On m’a assisté au lieu de me reconnaître.

 

Je vous en supplie,

Ne m’assistez plus,

Ne me croyez plus misérable.

 

Respectez mon être,

Et vous vous apercevrez que la misère n’existe pas,

Qu’elle ne fait que donner bonne conscience

Aux braves gens.

 

 

 

 

 

Au fil du temps, j’ai perçu l’immensité du chemin à parcourir pour devenir magnétiseur : il ne faut pas travailler l’énergie car elle est déjà en nous, mais il faut parcourir sa propre route spirituelle pour l’accueillir… Celle qui consiste, jour après jour, à découvrir son âme, à s’accepter spectateur de sa vie pour devenir entièrement le canal libre de cette énergie, par le geste, la parole, le regard et l’esprit…

 

On pourrait appeler cela un « dédoublement », mais pas celui que les gens recherchent par la méditation, la lévitation ou les voyages astraux – ce qui à mes yeux, n’a aucun intérêt, sauf de  chercher à visualiser dangereusement, l’irrationnel… Dans ma démarche, on devient spectateur de sa propre vie ;  on découvre avec émerveillement les possibilités cachées au plus profond de son Être. Lorsqu’on accepte cette Mission, on devient la représentation de son double… On a alors l’obligation d’en être digne par son comportement quotidien : même dans sa tenue vestimentaire, simple mais toujours propre, impeccable…

 

Au début, je m’habillais chez Tati ou avec des vêtements que l’on me donnait…

Pendant longtemps, j’ai mangé chez un monsieur qui avait monté un petit restaurant où on servait un plat chaud pour quinze francs.

Tous les gens modestes s’y retrouvaient et bien souvent, si quelqu’un n’avait pas d’argent, il partait sans payer ; un regard suffisait pour ne pas se sentir humilié.

Si un jour on était un peu plus « argenté », on lui laissait plus…

Cet homme n’est plus dans le quartier maintenant, pourtant beaucoup de gens le regrettent.

Pour eux et pour moi, je lui dis un grand merci pour ce souci permanent qui l’habitait d’humaniser ainsi la vie.

Il m’a beaucoup appris : donner de l’amour à autrui en se mettant à sa portée, afin qu’il puisse accéder à la dignité sans avoir la main tendue…

 

Si un jour, vous passez devant un de ces lieux modestes, ne détournez pas la tête, ne jugez pas ces gens, ils sont dignes et la plupart d’entre eux ont beaucoup souffert ; il n’y a pas si longtemps, ils étaient peut-être assis à une table proche de la vôtre dans un grand restaurant…

L’important n’est pas le lieu mais de pouvoir se nourrir…

Merci aux restaurants du cœur du regretté Coluche, au Secours Catholique et à tant d’autres qui, chaque jour, tendent la main à ceux qui souffrent.

Paris est une ville dure, mais si on sait observer, elle nous donne les réponses qu’on attend de la vie.

 

Modestement, j’ai soulagé des gens qui dormaient sous les portes cochères, qui se levaient avec les jambes lourdes, atrophiées par le froid, pleines d’eczéma, bien souvent purulent.

Je les magnétisais dans la rue ou dans les stations de métro.

Les gens me regardaient comme une bête curieuse car la misère fait peur. Et pourtant, il suffit parfois d’un mot, d’un regard, d’une pièce  de monnaie pour leur permettre de supporter l’instant présent, car pour ces gens-là, il n’y a pas de lendemain et s’ils boivent, c’est bien souvent pour supporter l’humiliation que nous leur infligeons.

 

L’un d’entre eux est arrivé un jour en boitant, il s’était démis le genou. Il s’est assis et nous a dit qu’il était tombé d’un trottoir… Il souffrait beaucoup. Il déclara que s’il avait été dans son village de Bretagne, il serait allé voir le rebouteux comme il le faisait dans sa jeunesse.

Ici à Paris, sans argent ni couverture sociale, il ne voyait pas d’issue… Alors, je lui ai proposé de l’aider. Il hésitait, le patron du restaurant qui me connaissait bien lui a dit : « Tu peux y aller, je le connais ».

Il s’est laissé faire ; j’ai fait des impositions soutenues sur son genou.

Après quelques séances de magnétisme, il a remarché de nouveau, son sourire heureux a été la plus belle des récompenses !

 

Les impositions de mains soutenues furent encore une découverte… Il faut lever le doute, la peur de l’erreur…  Mais l’envie d’intervenir est la plus forte : on passe les mains et l’instinct fait le reste… On est alors de nouveau spectateur de sa vie. Ainsi, le don prend toute sa valeur.

 

Au départ, de nombreux amis m’ont servi de « cobayes ». Ensuite, il a suffi du bouche à oreille et la réputation s’est construite grâce aux résultats. C’est pour cela qu’aucune école, aucun apprentissage ne sont possibles, car le don est en nous… et s’exerce spontanément, mais seulement une fois que vous avez dépassé la peur et accepté d’être l’instrument d’une force invisible, inexplicable – et néanmoins  bien réelle – parce qu’elle est spirituelle.

 

 

 

*

*    *

 

 

 

 

 

Nous étions arrivés en 1989 ; j’avais rompu définitivement les liens avec mon passé et le futur se profilait à l’horizon.

Depuis cinq années que je cherchais ma route, le destin me la laissait entrevoir jour après jour.

C’était une mise à l’épreuve permanente…

 

J’avais rencontré un groupe de personnes qui, tout comme moi, arrivaient au point de rencontre avec leur destin, mais chacun cherchait sa route individuellement, à sa manière.

Nous nous sommes apporté  les uns aux autres beaucoup de réponses, comme si l’un d’entre nous avait, au moment opportun, la clé qui manquait à l’autre…

Nous étions tous démunis  et nous nous rencontrions une fois par semaine, dans un restaurant du 18e arrondissement, sur la Butte Montmartre. Chacun payait sa part.

Ces réunions nous permettaient de nous rencontrer et d’échanger nos découvertes.

 

Quand quelqu’un avait besoin de moi, je répondais présent et, par ces échanges, j’ai beaucoup appris… Surtout ce que je ne devais pas faire…

 

A l’époque, la mode parisienne était à la réincarnation.

Un jour, nous avons décidé d’aller ensemble « voir » nos vies antérieures.

Les séances étaient collectives et coûtaient cinquante francs pour celui qui faisait l’expérience et cent francs pour les spectateurs.

 

L’animateur des lieux a demandé qui voulait être candidat… Sans beaucoup de succès ;  alors je me suis proposé, au grand soulagement de l’assistance. Inquiets, les gens faisaient cercle autour du lit sur lequel j’étais allongé… L’animateur a ordonné le silence et m’a couvert les jambes et le torse  me demandant de fermer les yeux. Il a mis une musique de relaxation et s’est mis à me parler doucement… Il m’a demandé de me laisser aller, de ressentir mon corps – ce qui m’était facile car je le faisais moi-même en relaxation. Sa voix me donnait confiance en lui…

Une fois détendu, il m’a fait pénétrer dans un tunnel et percevoir la lumière tout au bout. Je pense qu’à ce moment précis, j’étais en état d’hypnose, à la fois conscient et inconscient… conscience modifiée…

Il m’a demandé où je me trouvais…

Je lui ai décrit une voûte de pierre ;  je me trouvais allongé à même le sol, tout nu… Il y avait une sorte de rayon laser qui formait quatre faisceaux lumineux bleus en forme de pyramide au-dessus de moi…

Il m’a demandé comment je me sentais et si je voulais continuer, je lui ai dit oui et l’expérience de mes vies antérieures a alors vraiment commencé.

 

La première vision que j’ai eue se situait certainement à l’époque de l’Inquisition ; j’étais entouré de prêtres cagoulés, dans une église où on me jugeait pour sorcellerie ; j’ai été condamné au bûcher…

 

L’animateur m’a demandé alors si je voulais aller plus loin… J’ai dit oui, car je pensais être conscient, du moins à cet instant. Il me dirigea donc plus loin encore. Je me suis retrouvé sur le bûcher où on m’a demandé de me repentir…

Il y avait d’autres personnes à côté de moi, sur d’autres bûchers.

Il m’a demandé si je souffrais. Je lui ai répondu : « bien au contraire, c’est une délivrance, je vais enfin trouver la paix ! ».

L’expérience s’est poursuivie et nous sommes remontés  encore plus loin…

Là, je me suis retrouvé attaché à une roue par les quatre membres, et on m’a  encore demandé de me repentir… Mais la délivrance était de nouveau là car une femme est venue me poignarder pour me délivrer de ce supplice… Cette femme était  présente dans l’assistance (c’est  en fait ma meilleure amie).

 

Nous avons continué…

J’étais sur une route de campagne, habillé en ermite, marchant le long du chemin, lorsque tout d’un coup, devant mes yeux, un enfant risquait de  passer sous les roues d’une charrette…

Je me suis précipité, écartant tout danger pour l’enfant, mais j’y ai laissé mes deux jambes…

A cet instant précis de l’expérience, j’ai vraiment vécu cette amputation : je ne sentais plus mes jambes…

D’ailleurs, j’en étais  moi-même si convaincu que j’ai eu par la suite l’impression d’être amputé pendant plusieurs jours…

 

A ce moment-là, l’animateur a décidé d’arrêter la séance.

Il m’a ramené au point de départ ; j’ai revu le tunnel et je me suis retrouvé sous la pyramide-laser…

La séance était terminée…

 

Toute l’assemblée était en émoi, certains pleuraient.

 

L’animateur m’a expliqué que dès le départ, chose très rare, j’avais été protégé par ma nudité et par la pyramide. C’est pourquoi il m’avait emmené si loin dans cette expérience qui m’a beaucoup apporté et enseigné ; même aujourd’hui, je suis conscient de «déranger» les normes et qu’il faudrait peu de choses pour je me retrouve jugé et condamné…

 

Depuis ce jour-là, j’ai décidé de mettre en pratique le don qui m’avait été confié, sans artifice, en me rattachant à la vie, simple mais si belle, avec des explications compréhensibles par tous…

Par la pensée positive, universelle, individuelle, j’ai ouvert ainsi la porte à tous, sans exception.

Il est vrai qu’au départ on ne sait pas trop comment s’y prendre pour expliquer aux gens que pour être magnétiseur, il n’y a pas besoin d’artifices.

En tout cas, c’est ce qui  était vrai pour moi.

J’ai donc changé complètement la façon de me présenter aux gens.

 

Afin que vous perceviez mieux ce que je veux dire, je reviens en arrière pour vous situer à nouveau le lieu où je pratique et pourquoi il fallait l’aménager différemment.

J’avais accroché des tableaux, brodés sur soie, sur les murs dans la pièce où je recevais. L’un représentait la Vierge et l’autre le Christ ; ils m’avaient  été offerts par un patient, pour me remercier d’avoir sauvé sa mère d’une dépression et il m’avait même offert une autre Vierge, en signe de reconnaissance.

 

J’ai été éduqué dans la religion catholique. Pensionnaire en institution religieuse, j’avais été enfant de chœur ; cela m’a apporté la connaissance de la Foi et le respect de la vie.

J’étais donc croyant à cette époque-là et  j’affichais haut et clair, ma Foi. Mon cabinet ressemblait plus à un lieu de prières qu’à un lieu de pratique du magnétisme… Ce qui entraînait l’exclusion de toute autre forme de pensée ou de croyance…

J’ai pris conscience, jour après jour, de cette attitude irrespectueuse vis-à-vis d’autrui.

Je suis allé à la découverte d’autres religions : à Paris, bien plus qu’ailleurs, tous les cultes sont représentés et cheminent ensemble…

 

Finalement, j’en suis venu à la pensée Universelle car en réalité, chacun s’accapare Dieu pour se valoriser. C’est pour cela qu’il y a des guerres, la haine, bien souvent machiavélique, au nom de Dieu.

Alors que je pense, moi, qu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu pour tous.

 


 

 

LA FOI

 

Depuis la nuit des temps,

La foi est synonyme

De conflit, de guerre, de manipulation,

De controverse,

Au nom de Dieu.

 

Certes il y en a un

Mais à qui appartient-il ?

 

Puisque chaque culte respectable

Prêche l’amour de son prochain,

La bonté, la charité, le pardon.

 

Quel qu’il soit,

Si cela est vrai, pourquoi vouloir convaincre l’autre  Que son Dieu est le vrai, le gentil, l’unique ?

 

Nous sommes tous une particule de vie,

La foi est en chacun de nous,

Pour partager, aimer, pardonner,

Non pas aux autres mais à soi-même.

 

Laissons-là les querelles de clocher

Et à chacun d’entre nous,

Nos convictions respectables.

 

Tous ensembles, mettons-les en pratique

Non pas pour convaincre l’autre par la force

Mais par la Foi vraie.

Tous complémentaires au travers de la Foi

Basée sur la tolérance,  l’acceptation des différences,

L’amour.

 

La foi universelle

Face à face avec Dieu

Qui est amour

Pour tous ses enfants sans exception

Synonyme de paix et de partage.

 

 

 

 

 

Tous prétendent que seul leur Dieu est le vrai.

Ne pourrions-nous pas garder notre identité, notre foi qui, basée sur le respect, la tolérance, ferait en sorte que Dieu serait le même pour tous ?…

Seule la façon de l’honorer serait différente, selon le lieu où l’on se trouve.

 

Imaginons une mère qui aurait neuf enfants, de pères différents, noir, jaune, blanc, mulâtre etc. Devraient-ils pour autant renier leur mère, moins l’aimer ?

Les frères et sœurs devraient-ils se détruire parce qu’ils sont de couleur différente ?

N’en sont-ils pas moins frères et sœurs pour autant ?

 

 

LE RACISME

 

Mot magique pour excuser notre laxisme,

Servir les intérêts de certains.

 

Si on était aveugle,

Ces différences auraient-elles autant d’importance?

Nous faisons des lois pour punir le méchant,

Mais qui est-il ?

Le laxisme gagnant du terrain tous les jours,

Les valeurs disparaissent…

Les droits prennent le dessus sur les devoirs

D’où le sentiment d’injustice.

 

Nous confondons le racisme

Avec l’injustice, l’intolérance…

 

Chaque pays a des lois

Que tout être humain doit respecter.

Mais lorsqu’il ne le fait pas,

Ou si on lui autorise ce qu’on refuse à d’autres,

Qu’il y a des passe-droits,

Des droits pour l’un que l’autre n’a pas,

Cela crée des conflits d’intérêts

Qu’on masque sous le couvert du racisme

Et cela en arrange beaucoup.

 

D’où l’intérêt d’exister en tant qu’être humain,

Les races, la couleur, les sexes

Venant au deuxième plan,

Les lois étant ou devant être égales

Pour tout un chacun…

Alors la terre et les êtres humains

Retrouveront le droit d’exister

Où qu’ils se trouvent,

S’ils respectent les lois

Et les coutumes du pays d’accueil quel qu’il soit. Après avoir accompli leurs devoirs,

Ils retrouveront leurs droits

Et ainsi le racisme disparaîtra

Pour ouvrir les portes de l’Éden

A tous les êtres humains.

 

 

 

On peut toujours rêver…

J’ai pris conscience de l’importance des mots, de leur valeur, de tout ce que l’on nous cache.

Le monde a évolué, les civilisations se rapprochent les unes des autres. Les cultures se mélangent tant bien que mal, mais bien souvent, au lieu d’être complémentaires, elles cherchent toujours à dominer les autres…

Il faut se dire que si nous étions nés en Afrique, nous serions noirs et nous aurions adopté la culture correspondante. Il en serait de même si nous avions vu le jour en Asie, en France, aux États-Unis, en Russie…

Mais ne serions-nous pas pour autant des êtres humains à part entière ?

 

Je crois fermement que la faille dangereuse pour  l’humanité est là : sommes-nous des femmes, des hommes, des enfants ou tout simplement des « êtres humains » ?

 

J’ai alors décidé de créer, avec ma compagne, une association Loi 1901 : « Le Respect Humain Par La Pense Positive ».

Le but était de  partager ma découverte avec mon prochain, en toute liberté  et sans contrainte d’aucune sorte afin d’éviter tout dérapage sectaire ou de dépendance à mon égard. Que personne ne puisse me considérer comme un « gourou ».

 

Cela m’a permis d’apprendre à m’exprimer en public, ce qui n’est pas évident…

Aux premières réunions, nous étions quatre dont moi-même.

Puis d’autres ont suivi et se sont intéressés à ce que je leur disais.

De conférence en conférence, je corrigeais mes défauts, ma haine, mes jugements vis–à-vis d’autrui.

 

Malgré les précautions que je prenais, certaines personnes voulaient s’identifier à moi et me considéraient comme leur gourou…

J’ai vite perçu que ce n’était pas la bonne route : chacun doit assumer la sienne.

Je me suis rendu compte rapidement de la difficulté à communiquer dans la liberté, sans influencer.

Qui de nos jours veut bien faire sa route, seul, en respectant celle d’autrui, sans être rattaché à une quelconque structure, à un groupuscule, à une école de pensée… Accepter d’être lui-même et se sentir fier de l’être ?

 

Avec du recul, je peux vous dire sans prétention qu’il y a fort peu de candidats…

Conscient de tout cela, j’ai décidé de le mettre en application. J’ai offert à l’une de mes amies la Vierge qu’elle désirait depuis des années… Quant aux tableaux, ils ont fait le bonheur d’un couple, très croyant…

Tout objet de culte mérite respect, comme la foi pure est respectable dans toutes les religions quelles qu’elles soient…

 

J’arrangeai alors le lieu où je pratique de façon à ne choquer personne…

Fini l’encens et les amulettes… J’ai ouvert ma porte à tous, sans exception…

A ce moment-là, j’ai perdu une partie de ma clientèle, celle qui cherchait le côté mystique, choquée par mon changement d’orientation.

Sans chercher à comprendre, l’autre partie m’a suivi ; ils approuvaient ma décision.

 

Une nouvelle clientèle qui, elle, ne cherchait qu’un soulagement – et éventuellement la guérison – est venue me voir, sans crainte, car j’avais décoré mon accueil de manière beaucoup plus neutre en y disposant des plantes, des instruments de musique et des tableaux représentant le Midi.

 

Pour beaucoup, ce lieu est magique, presque irréel, en plein centre de la capitale. Le caractère mystique a disparu, cultures et religions confondues se croisent en toute quiétude, le but que je m’étais fixé était atteint.

C’est un fait certain : on dit que l’habit ne fait pas le moine… mais il y contribue.

Le plus gros travail consiste à tout mettre en œuvre  pour ne pas nuire par un comportement particulier,  au don que l’on représente et incarne, ceci par respect pour soi et pour les gens qui viennent à votre rencontre.

 

Je vais maintenant vous raconter quelques histoires qui m’ont marqué.

 

Un mercredi, une dame d’un certain âge, est venue se faire soigner ; elle est arrivée avec sa petite fille, âgée d’une dizaine d’années.

Elle a assisté à la séance sans dire un mot… La séance  terminée, la dame m’a payé et a pris congé en me serrant la main longuement.

J’ai tendu la main à la petite fille qui l’a refusée, mettant ses mains derrière le dos et baissant la tête. Alors sa grand-mère lui a dit : « Mais si, donne la main au monsieur, profites-en, c’est gratuit ! »

 

Une autre dame est venue me voir.

Elle s’est assise en face de moi en me disant qu’elle allait sauver la terre car elle était partie d’une double Entité, et qu’à eux deux, ils étaient le Christ.

Elle devait retrouver celui-ci à la fin du mois… sinon la terre mourrait…

Je l’ai écoutée patiemment car visiblement, elle avait trop touché au mystique sans le maîtriser… Je lui ai proposé de la magnétiser,  elle a accepté et je l’ai fait bien volontiers…

A la fin de la séance, elle a voulu me payer et j’ai refusé… Alors elle m’a dit textuellement : « Mon pauvre monsieur, je n’ai rien senti ou si peu car étant la moitié de Dieu, vous m’avez fait le même effet qu’un cachet d’aspirine ! » et elle a pris congé en me disant : « Vous avez eu le privilège de me rencontrer ».

 

Ces cas-là vous permettent de tester votre humilité et votre tolérance à l’égard de la misère morale.

 

Un jour dans le métro, je me suis assis à côté d’un monsieur. J’étais dans mes pensées lorsqu’il m’a adressé la parole. Il m’a demandé si je pouvais faire quelque chose pour lui… Je me suis retourné, et j’ai compris tout de suite qu’il était non-voyant.

Il m’a expliqué que depuis longtemps, il avait accepté de ne pas voir mais qu’il ne pouvait plus supporter que ses yeux le brûlent atrocement jour et nuit.

Il a ajouté : « Si personne ne fait rien pour moi, je vais me suicider… ».

Sachant que les malvoyants ont une perception que beaucoup de gens n’ont pas, je lui ai demandé pourquoi il s’adressait à moi.

Il m’a répondu : « c’est mon intuition qui m’a guidé, vous avez un pouvoir… Aidez-moi ».

Je lui ai proposé de venir me voir, il m’a précisé alors qu’il n’avait pas d’argent.

Je lui dis qu’on allait essayer malgré tout : cela me ferait une nouvelle expérience. Il a accepté.

Il est venu régulièrement pendant un an, une fois par semaine, et nous avons obtenu un bon résultat : il n’y voyait toujours pas mais ses yeux étaient à nouveau bien irrigués et les brûlures avaient disparu.

Il m’a dit : « Monsieur, je vous remercie, mais j’ai encore une faveur à vous demander : puis-je toucher votre visage… Mon seul regret sera de ne pas avoir vu le visage de celui qui m’a enlevé ma souffrance ». J’ai accepté avec émotion : j’étais récompensé du travail que nous avions fait tous les deux…

 

Bien des années avaient passé depuis ce mois de Juillet 1984.

Combien de peurs, de doutes, d’émotions, de remises en question, de réussites, d’échecs ont traversé ma vie.

Je suis passé par des mutations de personnalité qui m’ont permis de me sécuriser vis à vis de ce don que je possède, selon l’affirmation de beaucoup de gens. Moi, je dirais plutôt qu’il me possède, précisant que dès le départ, je l’ai accepté, en faisant abstraction de tout «nombrilisme» et en essayant de rester ancré à la vie pratique.

 

Certains ne peuvent pas me cerner, savoir qui je suis, me voyant changer constamment d’apparence vestimentaire, de coupe de cheveux, avec ou sans barbe… Comment s’y retrouver ?…

Moi-même, je gère cela au jour le jour, conscient de me perdre en tant que personne et de me retrouver en tant qu’être humain…

 

Dans le cadre de mon Association, j’ai continué à faire des conférences sur la pensée positive à travers de la recherche du Moi. Cela me permettait de transmettre ma recherche et de détecter mes défauts et mes faiblesses.

Pendant plusieurs années, une fois par semaine, j’ai loué une salle dans le 18e arrondissement, où des personnes venaient se faire magnétiser gratuitement, par moi et par d’autres personnes qui avaient également du « pouvoir magnétique » et souhaitaient se perfectionner…

Je leur ai fait découvrir leur don et le travail qu’il fallait faire sur eux-mêmes pour développer leur intuition.

Cela dura quelques années et certains se sont installés alors que d’autres n’exercent qu’occasionnellement.

Chacun  pratique à sa convenance, en connaissant ses propres limites et surtout en écoutant son intuition.

 

Je leur ai montré également comment se servir d’un pendule, ce qui est très difficile puisqu’il faut faire abstraction de son Ego et rechercher une parfaite neutralité… Ce n’est qu’à ces conditions que le pendule pourra situer les maux et apporter, par radiesthésie, des réponses.

Le pendule  donne aussi la possibilité de rechercher et localiser les personnes disparues…

En fait, il est possible de poser n’importe quelle question…

 

Toutes ces activités m’obligeaient à me dépasser continuellement, à me remettre en question en permanence. La difficulté est de savoir aussi « s’arrêter » et que chacun puisse, à un moment donné, retrouver son « indépendance ». Pour certains, ce fut perçu comme une trahison, quoique bien des années plus tard, ils m’aient remercié de les avoir mis en face d’eux-mêmes…

 

 

A cette époque, en 1989, j’ai rencontré ma deuxième femme qui m’a accompagné dans ma démarche.

 

Et  je me suis mis à peindre au couteau et ai créé un tarot  contemporain sur toiles, les vingt-deux arcanes majeures, des nus, abstrait taureau, chevaux, fleurs…

J’ai exposé à Paris, New-York, Tokyo…

 

 

 

 

Nous eûmes deux enfants superbes, huit ans de vie commune avec ses joies et ses peines…

Pourtant, une incompréhension réciproque survint les années passant, et nos routes se sont séparées… Encore… Comme si c’était ma destinée…

 

D’une génération différente de celle de ma femme qui avait vingt ans de moins que moi, nos références par rapport à la vie étaient divergentes…

J’admettais bien l’évolution, mais pas à n’importe quel prix. D’où rupture entre nous…

On dit souvent que partir est une lâcheté ; je pense pour ma part, que rester est une erreur quand on n’a plus rien à se dire, rien à partager…

Partir demande du courage. Il faut redémarrer à zéro, en assumant le jugement d’autrui, des avocats, des juges, des psychologues, de couples qui se permettent de vous cataloguer sans vous connaître…

Plutôt que de lutter vainement contre cet ensemble, j’ai préféré m’écarter afin de ne pas être en conflit avec ma propre vision de la vie et ne pas nuire aux gens que j’ai aimés.

 

A la suite de notre séparation, je n’ai pas revu mes enfants pendant dix longues années tout en assumant mes responsabilités légales et financières.

 

Je me suis replié encore plus et me suis voué davantage aux autres… Mon destin était là… Je ne pouvais passer à côté, même au détriment de ma famille, de mes amis, de la société.

C’est un chemin de solitude, incompréhensible pour l’entourage, très difficile, même s’il permet de toujours évoluer vers le Moi intérieur.

 

 

 

COTE PILE OU FACE

 

Blanc ou noir,

Positif ou négatif,

 

Pour les gens de ma génération,

Qui pourtant est toute proche de la vôtre,

L’être humain que nous sommes,

Avait comme vous, ses qualités et ses défauts.

 

La différence entre vous et nous est grande.

Il y avait une rigueur de vie,

Une morale,

Un droit au respect,

Qui appelait  en retour, le respect.

 

L’envie de faire des choses interdites,

Nous l’avions,

Mais la sanction était immédiate.

Et comme tout un chacun voulait la vivre,

Rien que le regard de l’un vers l’autre,

Suffisait à nous remettre sur la route.

Le côté pervers de l’être existait,

Mais était caché.

 

On ne nous faisait percevoir,

Que le côté positif de la vie,

La gaieté, la joie de vivre,

La fierté d’aller travailler

Pour aider sa famille, ses parents, la société.

La valorisation de la parole donnée,

L’exactitude de l’heure,

Le dépassement de soi-même chaque jour,

Le respect de l’élu…

Du curé, du gendarme, du maire…

Avaient une valeur aux yeux de tous,

Repères de société.

 

Car seul, le côté pile nous était montré.

D’où l’envie de s’identifier à eux.

Les côtoyer était un honneur.

Les médias de l’époque

Nous faisaient percevoir

Tous les faits héroïques et respectables,

De ces gens-là.

Et si certains d’entre eux

Avaient des côtés pervers, douteux,

La justice s’accomplissait dans l’ombre,

Et de ce fait,

N’entachait pas leur moralité à nos yeux.

 

D’ailleurs pourquoi dénigrer

Un acte beau et humain,

En ne dévoilant que les côtés pervers

De cette personne pour dévaloriser

Ce même acte.

Qui a le droit de juger ?

 

Exemple :

Un criminel, ayant purgé sa peine, est libéré.

En sortant de prison,

Il vient à sauver l’un de nos enfants

Qui allait se faire écraser par une voiture.

Quelle réaction allons-nous avoir à son égard ?

Un jour, un quotidien

Evoquait en première page, un acte de la vie :

Une dame passant sur un pont de Paris

Fut témoin d’une tentative de suicide :

Une dame se jetant dans la Seine

Sur les quais, un cycliste se précipita dans l’eau.

 

Pendant ce temps, la personne

Alla téléphoner aux pompiers.

En revenant,

La dame était allongée au bord de la Seine,

Sauvée,

Mais le monsieur au vélo avait disparu

Et dans le journal nous avons lu :

« Ce sauveur devait certainement être

Recherché par la police. ».

 

Et si tout simplement,

Il voulait rester anonyme ?

 

Donc, arrêtez de nous entraîner

Vers le côté noir de la vie de chacun,

Car le noir entraîne le noir…

 

Allons chercher le blanc de chacun

Et respectons-le,

Valorisons-le,

 

Ainsi, la motivation de nos enfants

Sera à nouveau basée sur le blanc.

 

A cette époque, certains d’entre nous

Pouvaient faire des études, d’autres pas.

Et ainsi, à 14 ans,

Nous étions fiers d’aller travailler

Et de faire partie de la grande famille

Des travailleurs manuels,

De devenir un Homme,

Fiers de grandir.

 

Pourtant le travail était rude,

Pour des salaires modestes

De cinquante à trois cents francs par semaine,

Six jours sur sept,

Et bien souvent,

Pour dix à douze heures de travail quotidien.

 

Quel bonheur

De pouvoir apprendre un métier manuel,

Et de gravir les échelons de la vie sociale,

Sans écraser son voisin,

Mais par ses aptitudes professionnelles.

 

L’absentéisme n’existait presque pas.

Même avec la fièvre,

Pour ne pas pénaliser l’équipe.

 

Si nous faisions la fête

Et que nous rentrions à six heures du matin,

Pas question d’aller se coucher.

Nous mettions notre bleu de travail.

 

 

Et nous partions travailler,

Fatigués certes, mais heureux.

C’était notre fierté et notre raison d’être.

Celui qui avait poursuivi ses études et réussi,

Etait respecté et mieux payé.

Il faisait partie de l’élite,

Des gens que nous respections

Car eux aussi,  ils nous respectaient.

 

Alors qu’aujourd’hui,

Le niveau des études a été rabaissé

Pour permettre à tout prix et à tous, le succès,

Au détriment du travail manuel…

Quelle erreur !

Ce qui faisait l’élite, des gens de qualité

Est devenu une banalité et

Tout le monde se croit intelligent,

D’où le chômage grandissant.

Les petits métiers sont méprisés,

Et le respect du travail a disparu.

 

Dans les écoles,  le laxisme est apparu.

Nous n’apprenons plus aux élèves

A respecter les lieux où ils se trouvent,

Les Lois, les valeurs et les devoirs.

A ce jour, nous leur apprenons leurs droits,

Ce qu’ils valent sur le marché du travail,

Dix, vingt, trente mille francs par mois,

Alors qu’ils n’ont même jamais travaillé.

 

Le savoir ne suffit pas ;

La première règle est l’amour du travail,

Par devoir envers soi-même,

Par amour propre pour cette société,

Qui est aussi la nôtre.

 

Par cette attitude,

En deux ou trois générations,

Et  avec des abus de part et d’autre,

Notre système social s’est effrité.

 

Les gens commencent à travailler

De plus en plus tard ;

Car les études durent de plus en plus longtemps : Jusqu’à vingt-cinq ou trente ans.

Beaucoup travaillaient dès l’âge

De quatorze ou quinze ans

A une époque  toute proche…

 

La retraite réclamée de plus en plus tôt,

A cinquante-cinq au lieu de soixante-cinq ans.

De quarante-huit heures par semaine,

Nous arrivons à trente-cinq heures,

Payées trente-neuf,

D’où le déséquilibre de nos institutions,

Mais aussi de l’être humain

Que nous sommes.

A cinquante-cinq ans, c’est la maturité de l’homme,

Le sommet du savoir,

De la compréhension de la vie

Que l’on doit transmettre aux jeunes générations

Qui, hélas, la refusent.

 

Malgré les progrès techniques, on assiste à

La disparition du savoir -faire,

Du travail, des valeurs,

Du contact humain.

 

Retrouvons notre dignité

Au travers de la vie active,

Qui est l’arbre de vie des générations

Et l’équilibre du Monde.

 

 

Continuant de cheminer, je me suis intéressé à tous les phénomènes se rapportant à l’énergie.

 

J’avais entendu parler de l’effet Kirlian, nom d’un appareil venant de Russie et introduit en France par le Professeur Rocard.

J’avais lu de nombreux articles sur le sujet et j’avais laissé ma carte de visite à plusieurs personnes sur un stand au « Salon Marjolaine », axé sur toutes les formes d’énergies, la santé, les produits biologiques naturels, etc.

Quelques temps plus tard, j’ai reçu un coup de téléphone d’un Italien qui désirait me rencontrer au sujet de l’effet Kirlian. Nous primes rendez-vous.

Il s’est présenté à l’heure convenue et m’a proposé un appareil pour capter « l’aura énergétique » – à ne pas confondre avec les « auras spirituelles » qui elles, sont perceptibles à l’œil nu par les personnes qui ont suivi une initiation.

Il m’a fait une démonstration de cette machine avec des développements en noir et blanc qui demandent peu de matériel et peuvent être réalisés immédiatement.

 

Après plusieurs essais concluants, j’ai pris des cours pendant plusieurs mois pour pouvoir appréhender toutes les potentialités de cette technique, qui n’interdit pas des supercheries. Ainsi, une fois les participants installés, il réglait sa machine au minimum, d’où une aura très faible, et à la fin de cette même journée, il refaisait l’opération, réglages au maximum… On retrouvait de cette façon une aura très forte pouvant laisser penser que la journée avait été plus que bénéfique aux personnes présentes. Ceci n’est bien-sûr qu’un cas de figure car cette machine est le plus souvent utilisée à bon escient.

 

Au fil des expériences, j’ai perçu aussi que, selon la durée du bain pendant le développement, l’image pouvait varier de façon importante, d’où l’inefficacité de cette pratique quand elle n’est pas faite avec sérieux, professionnalisme et rigueur.

Je poussais donc ma recherche plus loin, suivant toujours des cours de perfectionnement.

Il m’a fait prendre les clichés avec des pellicules couleurs, dites ektachrome, en chambre noire, avec réglages précis mais identiques pour tous les clichés réalisés  à partir d’une même machine.

J’ai fait moi-même un cliché de mon aura et j’ai été émerveillé par le rayonnement de cet ekta. Ce travail m’a servi de repère pour les comparaisons avec d’autres ekta ultérieurs et vous le verrez plus tard, ce cliché m’a certainement sauvé la vie…

Disons que l’effet Kirlian permet de déterminer l’état énergétique de la personne, à l’instant où le cliché est pris.

J’ai fait l’expérience sur la même personne, à quelques minutes d’intervalle. En créant volontairement un stress lors du deuxième cliché, « l’effet Kirlian » a montré une différence énergétique importante…

Cela prouve bien que l’image relate l’instant présent et ne peut déterminer en aucun cas, un état énergétique à long terme.

Autre constatation importante, le cliché doit être pris avant une séance de magnétisme ou toute recharge énergétique de la personne, car la charge compense les déperditions et masque ainsi les pertes énergétiques installées. Mais elle n’a pas résolu pour autant la perte.

 

J’ai fait l’expérience sur une personne qui avait un cancer aux deux poumons, en phase finale d’après le diagnostic médical. Le cliché a laissé apparaître des déperditions très importantes avec la disparition de certains doigts, (les clichés étant pris les doigts posés sur le négatif).

Avec le consentement du malade, j’ai fait des séances de magnétisme qui l’ont soulagé de ses souffrances, sans pour autant le guérir puisqu’il est décédé quelques semaines plus tard.

Quelques jours avant, j’avais fait un cliché où tous ses doigts apparaissaient de nouveau. Si je n’avais pas su moi-même dans quel état cette personne était, son potentiel énergétique aurait laissé penser qu’elle était en bonne condition alors que cela ne correspondait pas à son état.

L’apport des séances de magnétisme avait masqué son état réel…

Toutefois, comment expliquer pourquoi il est mort sans souffrir, ce qui présentait déjà un résultat que la famille a d’ailleurs beaucoup apprécié…

 

Fort de cette expérience, j’ai rangé la machine dans un placard : elle m’avait apporté les réponses que j’attendais.

 

Tout au long de cette aventure, mon professeur m’avait fasciné par son savoir, par ses mots à résonance spirituelle et son assurance dans ses propos.

Un jour, à mon grand étonnement, il m’a dit que, si je le désirais, il pouvait m’initier étant lui-même « un Maître ». Il m’a cité une phrase que j’avais entendue maintes fois : « quand l’élève est prêt, le Maître arrive ».

Avec le recul, je pense que j’ai accepté par orgueil : être initié, quelle promotion ! Très fier, j’ai suivi, pendant presqu’un an,  avec un travail quotidien, bien souvent de nuit, l’enseignement qui devait m’élever au rang d’initié.

 

Au fil des mois, j’ai développé mes acquis en télépathie et je me suis mis à percevoir les auras. Aux dires du Maître, j’étais bon élève…

Chaque mois, à la période de la pleine lune, jour et nuit, à des heures précises, il fallait chanter des mantras, rituels initiatiques, dans une langue qui m’était inconnue…

Semaine après semaine, je me sentais comme vidé de toute substance… Je l’ai signalé au Maître qui m’a répondu que c’était normal, que l’on épurait ainsi toutes les mauvaises énergies accumulées tout au long de sa vie de profane.

 

Lorsque je suis arrivé presqu’au terme de mon initiation, j’ai eu une prémonition, le sentiment très fort de faire fausse route.

J’ai ressorti la fameuse machine Kirlian et je me suis fait un cliché…

J’ai dû en faire une dizaine  pour avoir la certitude de ce que je venais de voir sur le premier cliché : il montrait que j’étais vidé de toute énergie, à zéro… Cela n’a fait que confirmer mes doutes : cette pseudo initiation n’était autre que du vampirisme ! Une sorte de pyramide qui consiste à enrichir celui qui crée la pyramide, au détriment de ceux qui s’y raccrochent…

 

Conscient de cela, à la dernière séance qui devait faire de moi un initié, j’ai refusé d’aller plus loin… Comme si une protection supérieure me guidait et me sauvait de la mort certaine de mon âme… C’est par vanité que l’on vend son âme au diable comme le Dr Faust, car la véritable initiation, c’est le respect de la vie et  vous-même en êtes seul Maître…

 

J’ai dû faire ensuite, cinq années de travail sur moi-même dans le respect de la vie pour retrouver ma vraie route et mon aura énergétique de départ.

La plus grande bêtise des êtres que nous sommes n’est pas de faire des erreurs, mais c’est de ne pas les reconnaître et de ne pas les réparer lorsqu’on les a perçues, même si pour cela, il faut des années.

 

Cette expérience, malgré tout, a été positive car elle m’a permis de retrouver ma route solitaire, cheminée  dans l’humilité… la route du Don de soi.

De nombreux pièges, fondés sur la vanité, la possession, la haine, l’apparence, le nombrilisme, le refus de croire que nous ne sommes que de passage, nous sont tendus tout au long du chemin… Alors que nous devrions faire fructifier ce qu’On nous a donné, ou tout au moins le laisser en l’état à nos descendants, nous détruisons tout ce que nous touchons.

 

J’ai continué à exercer mon don en tant que magnétiseur. La souffrance, le cri de désespoir face à l’incompréhension des autres, l’intolérance généralisée parviennent jusque dans nos propres foyers…

Maris, femmes, enfants, parents, nous sommes tous responsables du déclin de notre société et de notre déséquilibre aussi bien physique que psychologique. C’est ainsi que je suis arrivé à faire retrouver leur Ego, pour ne pas dire leur âme, à bon nombre de personnes, ce qui leur permit de trouver le repos pour leur corps remis ainsi en harmonie avec leur esprit.

 

Nombre de gens, qui souffrent depuis des années, viennent voir un magnétiseur en pensant qu’ils vont guérir en trois séances, comme certains le laissent entendre bien souvent.

Si on désire simplement soulager une douleur physique, il est évident que trois séances peuvent suffire.

Mais est-ce qu’on a vraiment libéré la personne de ses maux ? Il est vrai que la majeure partie des individus souhaite seulement être soulagée immédiatement.

Mais d’autres, plus conscients, pensent que s’ils souffrent depuis tant d’années, si tous les traitements médicaux n’ont pu venir à bout de leurs souffrances, comment trois séances pourraient-elles suffire à les guérir ?

Bien-sûr dans certains cas exceptionnels, il y a eu un résultat immédiat… Mais ce n’est pas une raison pour ignorer tous les autres où le résultat s’est fait attendre.

Soyons sérieux et honnêtes vis à vis d’autrui et de nous-mêmes.

Beaucoup pensent que c’est le magnétiseur qui les soulage ou les guérit ;  c’est vrai que sa présence, son don, son respect d’autrui sont indispensables, mais ce qui donne l’authentique résultat, c’est le magnétisme, lui-même.

 

Pour schématiser, voilà l’explication que je donne souvent : utilisons l’analogie avec une voiture. Lorsque la batterie est déchargée à un niveau plus ou moins important, elle ne démarre plus… Les phares perdent de leur luminosité, le klaxon soupire…

Doit-on pour autant changer la voiture ou intervenir sur tous ces accessoires, les changer aussi ? Non ! On branche simplement un chargeur de batterie… Plus la charge est longue, plus elle est efficace !

Si elle est trop rapide, au bout de quelques recharges, il faut remplacer  la batterie.

Donc, une fois la batterie chargée, il faut savoir pourquoi elle se décharge, ce qui cause cette perte d’énergie mystérieuse qui nuit à son équilibre…

Il y a deux solutions : soit une lampe témoin s’allume sur le tableau de bord pour signaler qu’il manque de l’eau, de l’huile ou autre, et on intervient pour résoudre le problème, ou bien, tout simplement par paresse, négligence ou économie de bouts de chandelles, on débranche l’ampoule !

Mais lorsque le problème revient logiquement à la surface, bien souvent, il est trop tard… Le moteur ou un autre élément correspondant est mort…

 

Le magnétiseur, lui, vous recharge grâce à la force de son don mais pour cela, il faut qu’il accepte d’être un robinet qui coule, un simple canal…

Le plus gros travail consiste pour lui, à cheminer dans le positif, le spirituel, pour « épurer »  l’énergie qui en coule…

Et pour cela, que de chemin à parcourir pour le  purifier, pour accepter même de n’être que ce « chenal » à disposition…

Bien-sûr, une fois que vous êtes rechargé, le travail pourrait s’arrêter là.

Mais, quelques temps plus tard, le problème peut se représenter car vous aurez simplement débranché l’ampoule ! L’alimentation est demeurée imparfaite… Certaines personnes, qui ne veulent pas sauter le pas, s’en contentent, d’autres veulent lucidement aller plus loin.

Soulignons que le magnétisme est un travail d’équipe ; un partenaire sans l’autre : rien de durable ni d’efficace …

 

Contrairement aux autres thérapies, il faut déjà que la personne vienne volontairement, ce qui au départ est une condition indispensable de la réussite. Ensuite, il faut qu’elle prenne conscience honnêtement, sincèrement de la réalité du chemin que l’on doit parcourir ensemble… Les résultats importants que j’ai obtenus au fil des années, je les dois à la persévérance, et surtout à la confiance complète que les gens m’ont accordée.

 

Sachons-le : dans bien des cas, au commencement des travaux, il y a une phase d’accélération des symptômes. Puis au fil des séances, le positif apparaît puis s’affirme ; ce n’est pas toujours une guérison totale, qui serait miraculeuse, mais une prise de conscience par le patient que tout soulagement représente déjà une forme tangible et  inespérée de réussite.

 

Voici un exemple parmi tant d’autres : une jeune femme qui circulait en fauteuil roulant à cause d’une hémiplégie, est venue me voir avec sa mère pour me demander si je pouvais l’aider… J’ai accepté ; elle avait des problèmes que seuls ses proches connaissaient : incontinence totale, absence de menstrues…

Dès qu’elle était dans son fauteuil, au bout de dix minutes, elle ressentait une grande fatigue, au point qu’il fallait l’y attacher.

Toutes ces contraintes exigeaient beaucoup de son entourage : d’abord pour l’amener au cabinet. Ils sont néanmoins venus voir un «charlatan» qui, à leurs yeux, lui prenait son argent alors qu’il n’y avait aucun résultat concret, au moins au début…

Mais pour elle, par la suite,  que de changements heureux, et de reconnaissance à mon égard pour lui avoir rendu à la longue, son autonomie !

Ses règles étaient revenues, elle n’était plus incontinente et  elle ne ressentait plus de fatigue dans son fauteuil. Elle avait un visage rayonnant.

Où sont donc les trois séances suffisantes, préconisées plus haut ? Guérison ou miracle ?

Nous avons récupéré ce qui pouvait l’être et pour moi, le malade et le magnétiseur ont été guidés par leur Foi, le destin…

 

*

*    *

 


 

Nous arrivions en Mai 1995…  et je poursuivais ma route.

 

Les conférences m’avaient permis d’avancer dans ma recherche spirituelle, et de faire avancer aussi les participants dont certains me suivent depuis des années.

Chaque réunion se fait sur un thème bien souvent proposé par l’un d’entre eux. Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais préparé une réunion qui est basée sur la lucidité, les valeurs, le respect de la vie, la découverte du moi.

 

Lorsqu’on en a accepté l’idée et qu’on essaie de la mettre en pratique, on est émerveillé par la paix que cette découverte nous procure.

Que de distance parcourue depuis ma première réunion à quatre personnes. Aujourd’hui, nous sommes entre quinze et trente. Nous échangeons nos points de vue.

Les nouveaux arrivants sont souvent heurtés par ces échanges dont l’objectif est de les mettre face à eux-mêmes et de les responsabiliser…

Une faute ne vient plus de l’extérieur, mais de soi-même, chose très difficile à accepter ; c’est pourtant l’une des clés pour se construire et pour être plus tolérant avec autrui.

 

En dehors des réunions, je pratique cette forme de pensée dans ma vie quotidienne, tant personnelle que professionnelle.

Il ne s’agit pas de magnétiser les yeux fermés, passivement, sans s’investir, en laissant les gens s’autodétruire…

 

Quatre-vingts pour cent des maladies de notre société viennent de l’incompréhension de la vie, de la solitude, de la haine, de l’envie de possession, du nombrilisme, de la futilité, de l’inconscience, du non-respect des valeurs, de la vision à court terme de notre vie, du vouloir tout, immédiatement…

On ne vit alors pas sa vie, on vit toujours au travers de l’image d’autrui. Nous sommes à l’évidence, responsables de notre médiocrité, de nos échecs… On se dit : « Quand les autres seront gentils, je serai gentil à mon tour »… Quelle erreur !

 

Si nos propres enfants en meurent tôt ou tard, nous en sommes tous responsables.

Jusqu’où ira-t-on sur cette voie néfaste ? On va voir sur la Lune, sur Mars, comme si on pouvait déménager, une fois que tout sera détruit sur Terre. Et recommencerons-nous ailleurs les mêmes sottises ?

Cela ressemble à l’Arche de Noé remplie « d’inconscients volontaires » !

 

Essayons, dès aujourd’hui, de ne plus jeter nos papiers et nos déchets « moraux » par terre… Evitons de reproduire nous-mêmes ce qui nous dérange chez autrui…

Évitons la confrontation négative, essayons de comprendre le pourquoi de la vie…

Tentons de ne pas courir après le « matériel » qui nous détruit…

Nous possédons pratiquement mille fois plus que nos arrières grands-parents, qui eux, ne se plaignaient pas. Ils assumaient leur vie et la nôtre, sans revendiquer… Les congés n’existaient pas sauf le dimanche, alors qu’aujourd’hui, on ne pense plus qu’aux vacances… Le travail disparaît de jour en jour. Il devient une denrée rare… mais vive les vacances pour soi ! Alors qu’il y a tant à faire : mais cela ne paye pas, croit-on. L’être humain n’existe pas au travers de l’oisiveté, mais par son travail, ses efforts accomplis.

Certains gagnent en une journée, quelquefois même sur un simple coup de téléphone, ce que d’autres ne gagneront pas dans toute leur existence, à la sueur de leur front, de leurs peines. Y a-t-il de la jalousie dans mes propos ? Ou bien, méritent-ils d’être médités ?

 

L’accompagnement par le magnétisme passe par un dialogue, à ne pas confondre avec l’analyse –  je n’ai pas la prétention de me prendre pour un psychanalyste – mais il permet tout simplement de retrouver l’amour de soi, d’accepter qui on est et de retrouver l’osmose avec ce que l’on représente. Ainsi, la vie reprend son cours, dans l’instant présent, ne sachant pas ce que nous réserve l’instant d’après, mais prenant conscience du pourquoi de la vie, en devenant  la représentation, le miroir  de notre âme.

Nous ferons la découverte qui consiste à admettre que notre corps n’est que la matière représentative de notre âme, ce qui instaure une très grande responsabilité vis à vis de celle-ci…

Pendant la première partie de notre vie, on nous masque notre âme pour nous inculquer des règles inventées par l’homme en vue de le manipuler… Ce qui ne nous permet pas de comprendre le fonctionnement du siècle dans lequel nous vivons et de suivre enfin la route spirituelle qui nous est destinée, sans crainte de la mort faisant place à la vraie vie…

 

Une des réunions qui était sur ce thème fit éclater la cohésion du  groupe…

Certains ont décroché, refusant la réalité de cette découverte, d’autres ont cru être déjà arrivés, se croyant supérieurs… Mais peut-on avoir compris le message, si on le refuse, ou si on n’est pas encore prêt à l’assumer ?

Certains sont allés rejoindre d’autres structures, se sentant sécurisés auprès de gens qui cherchent ce qu’ils ont déjà trouvé, mais qui sont incapables de le vivre, de le transposer courageusement au quotidien.

 

Combien acceptent la privation de plaisirs parfois pervers de la vie, pour faire don de leur vie aux plus démunis, comme Mère Theresa qui s’était mise au service des plus pauvres, dans la joie intense que procurent l’abnégation et le don de soi…

 

Prenons notre courage à deux mains pour que le chemin ouvert par certains êtres d’exception, ne se referme pas derrière eux… Si nous voulons que nos enfants survivent à la destruction de notre monde dont nous serions  responsables chacun à notre niveau, commençons à vivre pleinement l’instant présent, conscients que le temps presse…

 

Au cours de la destinée, des routes se croisent, de succès en échecs, qui font prendre conscience des vraies valeurs de la vie, de sa propre vie.

Rechercher la notoriété médiatique ramène vers la matière, et entraîne un éloignement de sa propre route…

Sans rentrer dans les détails qui impliqueraient d’autres personnes, j’en ai fait la triste expérience, à mes dépens…

 

Au commencement, je pensais avoir rencontré un jeune homme qui optait pour ma recherche spirituelle.

Par sa fougue et sa position médiatique, il pouvait facilement faire partager ma découverte à un plus grand nombre de personnes.

J’aurais dû me méfier de mes élans et de l’euphorie engendrée par ce projet qui en réalité,  flattait mon amour-propre…

Mon désir inconscient d’être vu et entendu était-il sincère ? Oui, mais était-ce la bonne manière d’œuvrer ?

Sur l’instant, je le pensais vraiment, mais très vite, j’ai perçu mon erreur et senti la manipulation d’une École de pensée, et cela, dans un but financier…

 

Lui, le jeune homme, comme moi, y avait cru…

 

 

MON COMPAGNON

 

Ai- je le droit de t’entraîner dans une telle aventure ?

 

Ta jeunesse m’a surpris, emballé,

Ta conviction est profonde.

J’ai vu ton courage,

Tu as cru voir en moi un héros.

Je ne suis qu’un homme qui fait son chemin,

Pas un jouet.

La vie est longue et belle

Si on sait se préserver

Et passer inaperçu.

On rayonne auprès des gens qui souffrent.

 

Si tu ne peux assumer cette charge,

Je ne t’en voudrais pas,

Tu auras eu le mérite d’essayer.

Si tu veux continuer ce que nous avons commencé,

N’aies pas peur de mourir,

 

Tu es jeune et beau.

Moi je suis mort depuis longtemps,

J’ai donc le temps pour moi,

Alors que vous ne l’avez plus.

 

 

Bien que  nos routes se soient séparées, je tiens à le remercier pour ses bonnes intentions et son aide qui m’ont permis de dépasser le fond de vanité qui me restait et d’avoir un autre regard sur la vie, sur le handicap.

 

 

LE HANDICAP

 

On dit que j’ai un handicap.

On dit que je suis handicapé.

On dit que je suis gros, petit, grand, maigre.

On dit que j’ai un gros nez.

Et si tout le monde en avait un ?

 

Cela veut dire que je suis différent des autres,

Je suis moi !

 

Certains êtres, se croyant supérieurs,

Ont mis des normes,

Et osé les imposer.

Ils n’ont pas respecté l’être que je suis.

Ils ont la prétention de me fabriquer

A leur propre image

Alors que l’être est lui-même,

Il ne ressemble à personne.

 

Il est complémentaire de l’autre

Et en aucun cas identique.

Nous ne sommes pas des clones !

Celui qui a un handicap par rapport à ces normes

Est rejeté par la société,

Exclu.

 

Et ce qui faisait son être,

Ce dont il aurait dû être fier,

Est devenu un vrai fardeau.

Il a perdu sa valeur, son identité,

Pour essayer de s’identifier aux normes.

 

Je vous le dis : rejetez cet état,

Soyez fiers d’être vous-mêmes

Et montrez-leur que l’habit ne fait pas le moine !

 

Tous ces êtres supérieurs ont abusé de vous,

Vous ont exploités, trompés,

Car pour un être qui vous paraît sans défaut,

Il y a des milliers de gens normaux

Qui sont eux-mêmes

Et qui doivent être fiers de l’être.

 

La beauté est intérieure,

Elle ne se voit pas,

Faites-la apparaître

Et ce jour-là,

Ces êtres voudront vous ressembler.

 

Pour cela, pas besoin de régime,

De chirurgie esthétique.

Il faut aller se chercher au fond de soi.

 

Si vous rencontrez votre beauté intérieure,

Le handicap disparaîtra,

Car le handicap

N’existe qu’au travers du regard des autres.

 

Vous voici face à vous-mêmes.

 

 

A cette période et suite à cette expérience, j’ai commencé à écrire des « poèmes philosophiques »[3] qui relatent les épisodes marquants de ma propre vie, et la plainte de tous les gens que je vois à longueur d’année…

 

*

*    *

 

 

 

Le temps a certes passé depuis ces tentatives de médiatisation, nous étions arrivés en mai 1996.

J’avais pris du recul pour essayer de voir plus clair dans la marche à suivre pour le bon déroulement de mon avenir…

Je me posais beaucoup de questions. Saurais-je y répondre ? Prendre les bonnes résolutions ?

J’étais beaucoup trop dispersé.

 

Pendant tout ce temps, j’avais pensé pouvoir mener de front toutes mes obligations, mais toutes n’étaient pas compatibles…

Sans les épreuves que j’avais traversées, les prises de conscience successives, les déclics salutaires auraient-ils eu lieu ?

Je ne le pense pas.

Progressivement, le peu d’amour propre, de vanité et de passion qui me restaient, avait disparu.

 

Je vins à m’apercevoir que le chemin parcouru pas à pas  pour en arriver là, avait porté ses fruits, que l’osmose et la jonction  recherchées venaient de se réaliser : je venais de mourir pour renaître…

 

J’ai donc une nouvelle fois, repris la route qui m’était destinée, en apportant aux gens qui venaient me voir, l’espoir en  la vie…

 

 

 

Les années passent, nous sommes en 2000 et une fois encore mon destin a basculé.

Et j’ai revécu une autre mort encore plus terrible… J’ai perdu mes droits légaux vis-à-vis de mes enfants, trop jeunes pour comprendre que je ne les avais pas abandonnés mais dans mon esprit, protégés de la médiocrité et des conflits des adultes… et à nouveau, je ne les ai pas revus pendant plus de 10 ans !

 

Maintenant, j’ai renoué des liens avec quatre de mes cinq enfants, devenus adultes et conscients que j’avais toujours assumé financièrement mes responsabilités malgré un silence absolu de leur part et de leur entourage. Je ne leur en veux pas : ce sont mes enfants et j’ai été un père tellement différent de la norme ! C’est en partie pour cela que j’ai écrit ce livre, car je crois en notre destinée toute personnelle, réalisée, concrétisée si l’on ne triche pas et qu’on l’assume réellement et  sincèrement…

 

A aucun moment je n’ai douté de mon don. Il ne m’a jamais trahi…

J’ai donc continué mon chemin, fait des rencontres qui m’ont fait grandir dans l’affectif et la façon d’aimer, d’être aimé…

Chaque femme que j’ai connue m’a fait évoluer en tant qu’homme, me respecter et surtout respecter et comprendre la femme-amie, en tant qu’homme véritable, toujours à l’écoute…

 

Compréhension et respect à son égard ! Ne plus voir la femme comme un seul objet de désir qui nous rend aveugle et sourd, mais comme un être humain exceptionnel, égal en tant qu’humain mais complémentaire en tant que femme: car elle seule peut créer, donner la vie… Sans elles, nous n’existerions pas…

 

A cette époque, j’ai rencontré une femme remarquable, droite, aimant son prochain, avec un grand respect de la vie.

Nous avons appris l’un et l’autre à nous aimer, elle a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui…

Nous avons vécu huit années de bonheur absolu. Jamais un mot au-dessus de l’autre…

Elle m’a admiré autant que moi je l’admirais, aimé autant que je l’ai aimée… J’avais cinquante-sept ans quand je l’ai rencontrée et elle en avait trente-six. Elle était superbe, elle était aimée de tous car à l’écoute de chacun.

 

J’aurais aimé avoir un enfant avec elle mais elle n’en voulait pas, pensant que la société n’était plus adaptée à l’épanouissement d’un enfant.

Nous avons donc  vécu l’un pour l’autre, nous complétant spirituellement. Elle m’a permis de m’épanouir totalement, de prendre confiance en moi. Elle s’est occupée de mes expositions, m’encourageant à peindre. Quand elle venait dans mon atelier, je voyais son visage s’épanouir…

 

Elle était cadre dans la formation bancaire et adorait son métier. Elle était respectée de toutes les personnes placées sous ses ordres, qui l’aimaient car elle était juste et prenait leur parti devant la direction s’il le fallait.

Bien qu’ayant subi des harcèlements sexuels qui l’avaient beaucoup affectée, elle croyait en la vie.

 

Nous avons acheté une maison proche de Paris : ce fut tout de suite le coup de foudre !

Il y avait beaucoup de travaux à accomplir, mais j’étais du bâtiment comme vous avez pu le lire ! Elle et moi, nous avons tout fait ensemble. Elle m’appelait «l’homme-orchestre».

 

Quelques années plus tard, en 2005, nous nous sommes mariés. Elle était tellement pudique et réservée qu’elle n’en a parlé à personne ; elle avait peur du « qu’en dira-t-on », de la jalousie et de la méchanceté. Nous sommes partis à Djerba en Tunisie pour notre voyage de noces. Moments idylliques… tout allait pour le mieux.

 

Mais le destin en a décidé autrement… Sa mère s’est suicidée, puis elle a perdu son travail qu’elle adorait… Un matin, elle a en quelque sorte « déconnecté » de la vie…  Malade pendant deux ans, sa dépression l’a finalement emportée malgré mon aide et celle du personnel hospitalier qui a été admirable à son égard.

 

Pourtant, nous avions tout pour être heureux : une maison, une bonne assise matérielle… Sa grande terreur était  de devenir SDF… Elle s’était sentie humiliée au Service de Pôle Emploi ; elle n’a plus jamais voulu y retourner et de ce fait, a perdu ses indemnités et ses chances. Là elle a perdu pied, se croyant inutile… Honteuse devant ses amis, elle ne leur répondait plus au téléphone, ne cuisinait plus (alors quelle cuisinait à merveille), ne se lavait plus… Elle s’est mise à fumer. Malgré ses traitements lourds d’antidépresseurs, ses hospitalisations de jour en milieu psychiatrique, elle n’était plus là, plus dans le réel… Un dimanche, jour de la fête des pères, elle a mis fin à sa souffrance volontairement…

Une épreuve que je ne souhaite à personne… Elle avait quarante-sept ans.

 

Et de nouveau, je me mourais moi aussi…

Elle est enterrée là où on a vécu nos plus belles années…

 

Jour après jour, j’ai repris le chemin de la vie et  j’en suis certain, elle me protège à distance  et me guide à chaque instant…

 

Je n’ai jamais arrêté d’aider mon prochain… A part quelques intimes, les gens me disaient : « pour vous, tout va bien »… S’ils avaient su !

J’ai ensuite soutenu plusieurs personnes qui étaient confrontées à la même situation : la perte d’un des leurs…  La magie opérait, elle me guidait de là-haut pour trouver les mots justes aux moments opportuns…

Chaque jour qui passe, je fais en sorte de lui rendre hommage en continuant ma route.

J’ai eu la chance de vivre dix ans de bonheur alors que certaines personnes ne l’ont jamais rencontré…

Surtout, si vous rencontrez le bonheur, respectez-le, méritez-le, car le proverbe dit : « on sait que le bonheur existe quand on l’a perdu ».

Si cela vous arrive un jour, sachez que la vie est devant, ne perdez pas de temps car elle est trop courte : respecter la mort, c’est respecter la vie.

 

 

*

*    *

 

 

 

 

Nous sommes en 2011.

 

Les mois ont passé et j’ai rencontré une jeune femme ayant encore vingt ans de moins que moi.

 

J’ai inconsciemment cru pouvoir reprendre la vie où elle s’était arrêté… utopie !…

C’était une autre vie ;  nous étions libres tous les deux… Mais elle a aimé en moi le guérisseur, et non l’homme que je suis ! Pour aimer, il faut être deux dans le même sentiment, sinon c’est voué à l’échec… Cela a duré neuf mois, mais trop de choses nous séparaient, même si en même temps, elles nous rapprochaient…

 

Elle m’a redonné goût à la vie et pour cela, je la remercie, mais elle n’a pas compris mes intentions, ma motivation.

 

Nous avons fait un voyage qui m’a ouvert les yeux, nous sommes allés au Portugal dans l’Algarve, puis dans le Sinaï en Égypte, en Jordanie à Pétra, en Israël à la Mer Morte, dans le désert, puis à Jérusalem, berceau des civilisations pour y faire un

vœu devant le Mur des Lamentations…

Mais, malgré tout, rien ne vaut son pays, ses racines, sa culture…

La vie a repris ensuite ses droits, ses réalités, et chacun de nous a poursuivi sa route, sa  destinée. L’un sans l’autre.

 

Là, j’ai pris conscience que ma route était dans l’harmonie, sans tricherie ou possession de l’autre. J’ai réinvesti mon travail avec sérénité, pensant que peut-être, je devais finir tout seul.

 

 

*

*    *

 

 

 

Les jours passèrent et un vendredi, un ami me téléphona pour m’inviter à la soirée d’anniversaire d’une de ses camarades.

J’hésitai puis me suis dit que cela me rattacherait à la vie, et je m’y suis rendu.

Arrivé le dernier sur place,  la maîtresse de maison m’ouvrit la porte, me fit entrer, mon ami était là et me présenta…  Une jeune femme apparut… Là un choc… J’ai eu un flash, une voix intérieure me dit : « c’est Elle… ».

On me fit asseoir à côté d’elle et nous avons parlé toute la soirée… Je pris congé pensant qu’elle était accompagnée. Le lendemain, j’appelai mon ami pour le remercier et lui décrivis ma réaction. Il me dit qu’elle était seule et me donna son numéro de téléphone.

Nous avons appris à nous connaître, nous apprécier et une harmonie, une sérénité s’installèrent entre nous… Grâce à la magie de la vie, je venais de renaître à nouveau tout en étant certain que c’était ma femme décédée qui l’avait mise sur ma route…!

 

 


 

 

L’HOMME ANIMAL

 

Tout petit,

L’homme que l’on m’a fait percevoir,

Et auquel je devais m’identifier,

Etait basé sur le travail,

Mais surtout, sur sa supériorité

Vis-à-vis de la femme.

Et de par ses conquêtes,

Le tout  fondé sur sa sexualité incontrôlée,

Basée sur la pulsion, l’émotion, la passion,

Lui donnant l’illusion d’aimer, d’exister.

Le moindre échec et le voilà perdu,

Sans avenir, déchu de ses droits de mâle,

De cuissage.

Fonctionnant ainsi sur des pulsions,

Plus ou moins incontrôlables,

Car le plus souvent, la vision de la femme,

Ne dépasse pas la ceinture,

D’où l’incompréhension et le dérapage

Vers l’inceste, la pédophilie, l’échangisme etc.

Pour assouvir sa soif due à la pulsion sexuelle,

La répétition qui donne l’illusion du bonheur,

L’être n’existe donc pas,

C’est l’animal,

Qui existe au travers de ce corps incontrôlable,

Qui l’amène aux pires folies…

 

A méditer !

 

 

 

Celui qui a vécu, n’est plus.

 

Quelle surprise de voir que l’horizon qui s’ouvre à moi aujourd’hui est celui de l’équilibre que j’ai tant cherché.

 

En les rechargeant par le magnétisme, en les mettant face à eux-mêmes afin qu’ils puissent moins souffrir et se libérer de leurs maux physiques dus à leur mal-être psychosomatique, les personnes que je suivrais, pourront retrouver le chemin de la vie, en se supportant les uns les autres dans un respect mutuel.

 

Les gens qui m’ont connu dans cette période tourmentée, m’ont avoué qu’ils avaient cru me perdre, comme si je les avais abandonnés, délaissés. Là, ils m’ont retrouvé, contents de voir que j’avais pris la décision de me remettre entièrement à leur service. J’ai ainsi regagné leur confiance indispensable pour « avancer ».

 

Le détachement que j’ai acquis au fil des années, trouble certaines personnes : la neutralité perturbe mais en même temps, rassure.

Cette force que j’ai acquise m’a permis de mieux les comprendre, de mieux les aimer et les respecter car les réponses que je leur apporte, viennent de mon vécu et de ma lucidité.

Le chemin qu’ils ont à parcourir leur plaît, les motive… L’espoir revient et avec lui, bien souvent, la guérison ou un mieux-être qui leur permet de vivre, malgré la souffrance. Ils dépassent les aspects matériels et  perçoivent leur âme ou leur vrai destin.

 

Les gens se suivent, leurs maux se ressemblent : anorexie, boulimie, ulcère, cancer, sida, etc.

Et pourtant chaque personne vit sa maladie différemment et aucun cas ne ressemble à un autre. Chaque être a sa propre perception de la maladie.

Certains la refusent et luttent en collaboration avec leur médecin, leur chirurgien, leur psychiatre, les médicaments etc.

D’autres s’y complaisent inconsciemment pour que l’on s’occupe d’eux ou pour fuir la réalité, si dure à leurs yeux.

Si à la fin de leur parcours médical, ils n’ont pas trouvé la solution, ils font alors appel, en dernier recours aux magnétiseurs, guérisseurs ou rebouteux. Ils méprisent fréquemment ces personnes, avant d’arriver jusqu’à elles, souvent par ignorance.

 

Nous sommes à l’aube du XXIème siècle et pourtant, à la lecture de ces témoignages exprimés par des personnes de tous âges et de tous bords, on s’aperçoit à quel point, certaines manquent de repères, de confiance en elles, combien elles souffrent de l’absence ou de défaillances de  communication !

 

Finalement, le magnétiseur devient le confident, le miroir, il sécurise par son attitude, sa présence et par l’énergie qui  revitalise.

De ce fait, les personnes peuvent retrouver l’harmonie, la lucidité qui leur permettra d’assumer leurs responsabilités face à la vie.

Mais, comme je l’ai déjà dit, il faut être deux pour y parvenir. Pour illustrer ces propos, je vais vous donner plusieurs exemples au travers desquels vous pourrez discerner l’ambiguïté du comportement de certains…

 

Un jour, une femme est venue me voir, elle m’a expliqué, tout en sanglotant, qu’elle n’en pouvait plus et qu’elle voulait en finir avec la vie.

Je lui ai demandé quel pouvait être le drame qui la conduisait à prendre une telle décision.

Elle m’a alors confié que son mari la battait. Je lui ai demandé depuis combien de temps cette situation durait, elle m’a répondu que cela avait commencé le soir de ses noces, il y a vingt-cinq ans.

Je lui ai dit que pour le début, je pouvais comprendre, mais depuis tant d’années ! Elle m’a alors avoué : « Mais où irai-je, je ne sais rien faire… Ici j’ai un toit, à manger et puis j’aurai sa retraite, plus tard ».

Que répondre à ces propos ? Elle a choisi son destin, sans vouloir l’assumer totalement : elle aurait voulu que ce soit son époux qui change…

Le seul soutien que j’ai pu lui apporter a été de la magnétiser pour l’aider à supporter son calvaire. Je ne pouvais pas l’inciter à partir pour assumer sa propre vie ; cela aurait probablement été fatal car elle était trop faible pour se prendre en main toute seule. Comme quoi la lâcheté, la faiblesse et l’irrespect de la vie peuvent vous détruire à jamais.

 

 

Une autre fois, une jeune femme, très déprimée, divorcée et au chômage, est venue me voir car elle souffrait de maux d’estomac, de diarrhées et d’insomnies.

Elle m’a dit qu’elle n’avait pas d’argent mais j’ai accepté de la recevoir.

Elle m’a raconté qu’au bout de quelques années de mariage, son mari était parti car contrairement à elle,  il voulait un enfant. Elle souhaitait  avoir d’abord une maison…

Après avoir divorcé, son mari s’est remarié, a eu un enfant et acheté une maison – tout ce qu’elle lui avait refusé.

Le plus grave, c’est qu’elle ne voulait pas voir qu’ils étaient mutuellement responsables de la situation. Il fallait qu’elle refasse sa vie en tenant compte de ses propres erreurs.

Je lui ai posé une question « piège », je l’avoue, afin de voir sa motivation. Comme c’était le premier de l’an, je lui ai dit : « Si vous deviez faire un vœu, aujourd’hui, quel serait-il ? ».

Elle m’a répondu froidement : « Je veux qu’ils crèvent tous les trois ! ».

J’ai cessé immédiatement de la magnétiser et je lui ai dit : « Tant que la haine vous habitera, je ne pourrai rien pour vous ; mais, lorsque vous aurez pardonné, je pourrai alors vous aider à retrouver votre équilibre. Pour l’instant, je ne peux rien faire pour vous car actuellement vous renforcez votre haine vis-à-vis d’eux. »

Je l’aurais cautionnée en la soignant et cela était contraire à mon éthique personnelle.

 

Une dame d’un certain âge m’a téléphoné un jour pour me demander conseil.

Elle est venue me voir, toute triste, refermée sur elle-même. Elle portait des lunettes noires qu’elle a ôtées, laissant apparaître deux yeux cernés d’hématomes. Elle avait, comme on dit, les yeux au beurre noir. Elle m’a expliqué que son fils, âgé d’une quarantaine d’années, alcoolique et drogué, venait au début de chaque mois lui prendre sa pension. Mais comme elle lui résistait, il la battait.

Au bout de quelques séances, je me suis aperçu qu’elle ne ferait jamais rien contre son fils, car elle se sentait responsable de son état…

Comme elle refusait de se défendre contre lui, je lui ai suggéré que le mois suivant, elle mette la table, comme si c’était un jour de fête et que tout en lui parlant de la pluie et du beau temps, elle l’invite à prendre place devant son assiette où elle aurait pris soin de bien mettre en évidence une enveloppe avec l’argent de sa pension…

Elle a suivi mes conseils, et pour la première fois depuis des années, elle n’a pas eu à subir de violences physiques.

Lorsqu’elle est revenue la fois suivante, elle avait le visage rayonnant de joie. Elle m’a dit : « Monsieur, permettez-moi de vous embrasser, vous m’avez rendu ma dignité et l’envie de vivre car ce qui était devenu un enfer est devenu ma fierté… ne plus haïr son propre enfant est le plus beau cadeau, merci. »

 

 

Un homme de 65 ans m’a demandé de l’aider car depuis une trentaine d’années, il souffrait de la maladie de Parkinson. Elle progressait en permanence et à ce jour, il n’en pouvait plus… Je l’ai magnétisé pendant quelques séances, en présence de son épouse. Rien d’important ne s’est produit.

A la quatrième séance, il est venu seul et au bout de quelques minutes, il m’a regardé dans les yeux en me disant : « Monsieur, je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois aucun jugement dans vos yeux, aussi je vais vous avouer ce que je n’ai jamais osé dire à personne, même pas en confession, alors que je suis catholique pratiquant, par peur d’être jugé. Voilà, à l’âge de six ans, j’ai été abusé sexuellement par un instituteur pendant toute l’année scolaire. Depuis je porte ce secret, chargé de culpabilité. Je me suis marié, j’ai eu des enfants mais des années plus tard, j’ai eu des relations homosexuelles pour voir si j’étais coupable… Je n’ai jamais pu vivre une sexualité normale, j’ai honte de moi et je me sens sale. »

Alors que je le magnétisais et au fur et à mesure qu’il me faisait sa confession, j’étais subjugué par ce qui se passait sous mes yeux : plus il parlait, plus ses tremblements s’estompaient. Il s’était mis en harmonie avec sa conscience et ainsi il s’était pardonné et avait pardonné à celui qui avait abusé de lui. Le destin a une route bien tracée, pourquoi ce jour-là plus qu’un autre ? Cela reste un des mystères de la vie.

 

 

Un simple geste de notre part peut changer une vie.

 

Rappelez-vous, lorsque le sida est apparu, c’était l’inconnu, les gens de tous bords en avaient peur,  se surprotégeaient vis-à-vis des personnes contaminées,  de peur d’en être atteints à leur tour.

A cette époque, une mère de famille a pris rendez-vous par téléphone et elle est venue le jour même de sa sortie d’hôpital.

Lorsque je lui ai ouvert la porte, je lui ai tendu la main pour la saluer, elle m’a regardé, très gênée et m’a dit : « Je m’excuse mais je ne peux pas vous serrer la main : j’ai le virus du sida ! » Je lui ai répondu : « Où est le problème ? Il ne va pas me sauter dessus, ne vous inquiétez pas, il n’y a aucun problème… De toute façon, dans une journée, nous serrons probablement la main à de nombreuses personnes, sans savoir qu’ils sont contaminés ».

Elle est entrée et m’a expliqué d’où venait sa peur. Elle avait été contaminée par une transfusion sanguine subie après un accident.

Elle avait quatre enfants qu’elle n’osait plus serrer dans ses bras de peur de leur donner le virus.

A l’hôpital, les gens portaient un masque et des gants par précaution et de ce fait, ils communiquaient leur peur aux malades, (heureusement cela a changé depuis).

Lorsque la séance s’est achevée, elle a pleuré et m’a dit : « Monsieur, votre poignée de main et votre dialogue me sauvent la vie… Je vais pouvoir embrasser mes enfants avant de partir… La mort ne me fait pas peur, c’est le regard des gens qui me tue, merci ».

Il faut toujours faire très attention à nos gestes ou réactions vis-à-vis des autres ; on peut ainsi leur sauver la vie ou la leur ôter…

 

Une jeune fille, intelligente et très belle, d’un milieu social bien au-dessus de la moyenne était mal dans sa peau et déprimait depuis des années.

Elle prenait des médicaments malgré une psychothérapie puis une analyse, rien n’y faisait.

Elle voulait mourir, en finir avec cette société qu’elle trouvait inhumaine.

Un jour, sa tante m’a appelé pour m’annoncer qu’elle s’était jetée sous une rame de métro… Elle était entre la vie et la mort, à l’hôpital. Après douze heures d’opération, on a réussi à la sauver mais elle a dû être amputée des deux jambes. Les chirurgiens ne pouvaient pas se prononcer sur les résultats de l’opération, du moins pas avant un certain temps.

Lors de son séjour à l’hôpital, je l’ai magnétisée à distance.

Le miracle a eu lieu : aujourd’hui, certes elle circule en fauteuil roulant mais elle aime la vie, s’occupe des gens qui souffrent ; son aide est efficace, l’existence lui sourit…

Faut-il se mutiler pour prendre conscience de la vraie vie ? Dans bien des cas, cela se confirme : avoir frôlé la mort peut redonner l’envie de vivre.

 

Aujourd’hui, beaucoup de personnes se réfugient inconsciemment dans la maladie, pour que leurs proches et la société s’occupent enfin d’elles.

Je me souviens d’un exemple flagrant que j’ai vu dans un reportage à la télévision. Des jeunes gens s’injectaient volontairement le virus du sida, car dans leur pays, l’état les prendrait en charge, alors que s’ils restaient bien portants, ils étaient condamnés à mourir de faim, dans le ruisseau.

Où se trouve la maladie dans tout cela ? Pour nombre d’entre nous, la souffrance dépend en grande partie de nous et de nous seuls.

 

Les problèmes qui nous amènent à la souffrance ne sont, en réalité, que le refus de prendre les décisions qui s’imposent, et qui sont trop dures à assumer. La sensibilité de chacun est différente, l’émotionnel nous joue des tours : les gens qui ne réagissent pas comme on le désire… on n’a jamais ce que l’on veut au bon moment et lorsqu’on l’a, on n’en veut plus… Comment notre corps peut-il s’y retrouver dans tout cela ? Cela le ronge et le détruit à petit feu…

Aux dires des gens qui viennent me voir, la médecine aurait traduit cela comme étant une maladie psychosomatique, ce qui ne résout pas pour autant le mal-être. Nous sommes tous responsables de cet état, par notre attitude négative, basée sur la médisance, l’envie, la haine, le désir de possession, le mépris d’autrui… Au fil du temps, on est devenu inconsciemment aveugle devant la réalité…

 

Prenons par exemple, l’incompréhension des jeunes en milieu scolaire, l’insécurité dans certains établissements, la violence gratuite, la dégradation des lieux, le racket, les filles qui sont agressées sous les yeux de tous, contraintes de s’habiller comme les garçons afin d’être tranquilles… La drogue, la pédophilie, l’impuissance des enseignants face à tous ces problèmes, craignant des représailles à la sortie. Bien souvent, ces enseignants ne sont pas appuyés par certains parents qui surprotègent leur progéniture, ou bien ils subissent des pressions de leur hiérarchie… Le malaise est grand de part et d’autre et beaucoup d’enfants sont bloqués par la peur… Les instituteurs sont débordés à cause des programmes surchargés, les dates des vacances qui ne sont pas adaptées aux élèves mais plutôt à l’économie, à la consommation, sous la pression du gouvernement… Il faut redéfinir des normes positives, remettant chacun à sa juste place afin que le respect des enseignants soit rétabli et cautionné par tous pour leur donner les moyens de faire de nos enfants, les hommes et les femmes de demain.

 

 

L’enfant vrai

 

Moi l’enfant, si on me montrait la route,

La vraie, celle du devoir, des valeurs,

Du respect de moi-même et d’autrui,

Je serais fier d’être responsable de mes actes,

De mes devoirs.

Si seulement je savais qui je suis,

Comment mon être fonctionne.

Je me sens décalé auprès de vous ;

Chaque jour, je découvre la vie si belle,

Emerveillé des fleurs, du soleil, de la pluie…

De vous voir vous, non pas au travers d’une glace,

Avec votre haine, votre passion, votre rancœur,

Votre mépris vis à vis d’autrui…

Quel gâchis !

Moi avec mes yeux d’enfant,

Je perçois votre âme,

Si belle, si pure,

Sans passion, ni haine, ni violence,

Mais humble, généreuse de savoir donner.

Je ne comprends pas la différence

Entre le corps et l’esprit.

Pourquoi votre corps ne rayonne-t-il- pas

Comme votre âme?

S’aimer, aimer, offrir le don de soi à autrui,

Ne rien attendre de personne que de soi-même.

Ainsi, on commence à percevoir son âme.

Voilà ce que nous, enfants, nous attendons de vous :

Nous aspirons à la paix universelle.

Laissez-nous vous montrer la route

Vers le bonheur de l’âme,

Laissez-nous vous la faire rencontrer.

Ainsi au lieu de nous parler d’homme à homme,

Nous communiquerons d’âme à âme.

 

 

La jeunesse est très critiquée : « Ce sont des paresseux, des bons à rien qui ne respectent rien, ils n’ont aucune éducation ». A qui la faute ? A nous, adultes, qui sommes faibles et lâches, pour garder notre tranquillité.

Nous avons baissé les bras, nous avons oublié l’enseignement de nos parents, les jugeant « vieux-jeu », rétrogrades. On les évince de la vie active de plus en plus tôt alors qu’ils sont au faîte de leur maturité. La plupart sont exclus de notre société, les plus chanceux profitent des offres alléchantes des agences de voyages. Les moins vernis vont en maison de retraite, sont séparés de leurs enfants et petits-enfants et finissent par y mourir…

Pourquoi vivre puisque personne ne veut d’eux, même par leurs propres enfants. L’évolution technologique a fait exploser la famille.

La maxime : « Diviser pour régner », est aujourd’hui toujours d’actualité. Mais qui veut  régner ? La «Sainte Consommation commerciale». Ne nous étonnons pas alors si la maladie s’installe car la solitude, le manque d’amour, l’incompréhension de la vie, le non-respect des valeurs ouvrent grand la porte aux maladies dites psychosomatiques.

 

On pourrait reprendre ce schéma pour de nombreux corps de métiers régaliens comme la police, la gendarmerie, l’armée, les sapeurs-pompiers, qui sont tous les garants de nos valeurs : «liberté, égalité, fraternité»… qui nous sécurisent en tant que citoyen, mais ne sont plus que des mots.

Ils font notre fierté lorsque nous les voyons défiler le 14 juillet et surtout lorsque nous nous sentons menacés, agressés.

Mais les temps changent, eux-mêmes se sentent mal car ils ne peuvent plus accomplir leur tâche si noble, sous la pression d’un état dans l’État…

Les notaires, les avocats, les membres du corps médical ne peuvent être jugés que par le Conseil de l’Ordre et Autres, considérés seuls compétents, d’où… malaise,  désordre ?

Combien de gens sont arrêtés pour des faits plus ou moins graves et sont relâchés pour vice de forme, entraînant le mal-être des victimes dont l’honneur a été bafoué, mais ont-elles le choix ?

Récemment des lieux publics ont été fermés car des personnes s’y droguaient alors que dans les prisons qui sont des lieux fermés, surveillés en principe en permanence, les portes s’ouvrent pour laisser entrer les drogues ! Ironie du sort… laxisme ?

 

Si l’humanité redécouvre le potentiel humain qui vit en elle, la prise de conscience de sa propre autodestruction permettra à ceux qui survivront dans les siècles futurs de retrouver un équilibre de vie.

A condition de ne plus jeter dans nos rivières, nos déchets, sous prétexte que cela ne se voit pas. Combien de maladies éviterait-on d’attraper sur les plages, si à cent mètres de celles-ci on ne rejetait pas nos propres excréments ! Si dans les campagnes, les protecteurs de la terre arrêtaient de mettre des pesticides qui font muter les arbres, les animaux et qui détruisent les nappes phréatiques. Quant à la pollution de nos villes, créée par nous-mêmes, qui en est responsable ? Tous et personne, car on ne veut pas voir la réalité en face. Les avions qui déversent leur kérosène sur nos maisons, le bruit qui nous empêche de dormir, la peur du chômage qui entraîne le stress même si on a un emploi. De ce fait, on devient moins efficace, et on perd son potentiel de capacités au lieu de l’utiliser en valorisant le travail qui réduirait d’au moins 60% les maladies psychosomatiques dues à la pollution interne des temps modernes.

 

Mais s’il y avait moins de malades, cela déplacerait le problème, il ne resterait que les vraies maladies et cela ne créerait-il pas du chômage dans la seconde industrie française, laboratoires, chimie, pharmacie ?

 

Que faisons-nous de nos enfants dans tout cela ? Pourront-ils comme nous, aller se baigner, faire du vélo, de la marche à pied sans être obligés de porter un masque à gaz, de mettre des cachets dans l’eau avant de la consommer pour ne pas contracter la malaria, le choléra, la peste ou la tuberculose comme dans les pays soi-disant sous-développés ?

 

Depuis des siècles, l’homme refuse l’évidence. Cependant, sans être Nostradamus, je peux vous dire qu’il est encore possible de rétablir l’équilibre et de retrouver sa dignité. Mais il faudra du temps pour rattraper nos erreurs ; l’important, c’est déjà de les reconnaître et de mettre en place le processus de reconstruction qui permettra à nos enfants de vivre. Sinon notre civilisation s’éteindra, comme la Rome antique, l’Égypte, etc. mais plus profondément.

 

Intimement, les êtres humains sont prêts à cette mutation : il suffit de leur en faire prendre conscience et d’arrêter de les assister…

 

 

 

Naître et Mourir

 

Toi qui as peur de la mort,

Tu perds une partie de ta vie

Car une part de ton être est déjà morte.

Quand un être cher à ton cœur meurt,

Puisque tu ne respectes pas la mort,

Une part de ton être meurt.

Déjà la vie est courte malgré les années,

Et en ayant peur de la perdre, tu ne la vis pas.

D’où ta détresse, ta souffrance.

Car tu refuses la réalité de la vie.

Pour la vivre,

Il faut respecter la mort,

Qui est la délivrance d’un dur labeur…

Si tu as accompli et respecté ta vie,

Elle n’aura pas été inutile

Et tu transmettras à ton prochain,

La chaîne de vie.

Si tu respectes la naissance et la mort,

Tu vivras plusieurs vies dans une vie,

Car tu seras à l’écoute de chaque instant

De l’être qui vit en toi.

En levant ce doute,

Tu sèmeras en toi la graine de la vie,

Et l’abondance sera sur ta maison.

 

 

 

C’est une affaire qui nous concerne tous autant que nous sommes sur cette planète, car même si notre jardin n’est pas encore pollué, tôt ou tard il le sera par notre voisin, ou bien celui-ci nous détruira pour s’en emparer et le détruire à son tour.

 

En aucun cas, il ne s’agit d’une banale leçon de morale : c’est une constatation lucide.

Nous voulons nous masquer la vérité parce qu’elle nous dérange et que nous sommes trop lâches. Celui qui a le courage de s’interposer, le paie bien souvent de sa personne et il est vite oublié.

 

Comment se fait-il que la lune, si belle et si chère aux amoureux, influence tant de gens le soir où elle est pleine, au point qu’ils commettent l’irréparable (viol, meurtre, suicide). Elle exerce une influence réelle sur les marées, mais pourquoi pas sur nous, êtres humains ?

 

La nuit noire sécurise les gens parce qu’ils ont l’impression qu’on ne les voit pas alors qu’en phase de pleine lune, ils ne peuvent pas se cacher… mais peut-on vraiment se cacher et de qui ?

Je ne le crois pas car si quelqu’un mène une vie équilibrée, sera-t-il dérangé par la lune, l’empêchera-t-elle de dormir ? Je ne le pense pas, alors que c’est une éventualité si la personne est en conflit avec elle-même, si elle n’a pas le respect des valeurs de la vie.

 

Il faut du courage pour mettre fin volontairement à ses jours et en même temps quelle lâcheté face à ses responsabilités, envers ses enfants, sa famille, ses amis, alors qu’on est en pleine santé…

On pourrait donner sa vie afin d’aider les gens paralysés  ou impotents qui, eux, veulent vivre… Dans notre société moderne, le suicide est le plus grand fléau du siècle. On l’attribue exclusivement aux gens qui mettent volontairement fin à leurs jours, tout en fermant les yeux sur toutes les autres formes de suicides inconscients qui peuvent se produire à tout instant dans notre vie…

 

Qui n’a pas un jour conduit en état d’ébriété ou avec des pneus usés, pouvant éclater à tout moment ? Qui un jour n’a pas vidangé sa voiture au bord du ruisseau ? Qui n’a pas brûlé un feu rouge ? Qui n’a pas roulé au-dessus de la vitesse autorisée près de la sortie des écoles ? Qui n’attache pas la ceinture de sécurité à ses enfants ? Qui prend des anabolisants pour devenir superman ? Qui se drogue pour trouver un instant le Nirvana ? Qui devient alcoolique ? Qui ne met pas de préservatif, mettant ainsi sa vie ou celle des autres en péril ? Qui fait sauter une bouteille de gaz dans son appartement pour en finir avec la vie et détruit ainsi tout son immeuble…

Je suis certain d’en avoir oublié dans cette liste, mais vous trouverez vous-même d’autres exemples, j’en suis sûr.

 

Ainsi, combien de gens se suicident volontairement ou involontairement, rapidement ou à petit feu, sous couvert de l’impunité. Nous aussi, nous fermons les yeux au profit de l’argent et au détriment de la qualité de la vie.

 

Moi-même, j’ai vécu cela, mais chaque jour, je m’oblige à respecter la vie pour pouvoir dormir tranquille et me regarder dans la glace sans avoir envie de vomir… J’espère pouvoir un jour être fier de ne plus nuire à autrui et de ne plus accuser la lune de tous mes maux.

Alors comme tous les amoureux de la terre, je pourrais la regarder en projetant dans mon cœur l’amour que je dois à autrui. En ayant un comportement basé sur la lucidité, le respect de soi-même et des autres… que de vies humaines aurions-nous alors préservées !

 

Quelle fierté d’avoir contribué à la survie et à la santé  d’autrui, que d’économies pour la sécurité sociale, que d’argent mis à la disposition de la vie active pour enrayer le plus grand suicide collectif : enlever à l’homme le droit légitime de travailler pour nourrir les siens.

Si chacun d’entre nous allait vers cela, quelle réussite !

Nous deviendrions tous plus ou moins guérisseurs. Un comportement de vie que j’essaie de  transmettre aux personnes qui souffrent.

Que de résultats positifs sur eux-mêmes et indirectement sur leur entourage proche, au travail, dans leur foyer.

Auparavant, ils marchaient comme des automates, sans rien voir, sinon le côté noir de la vie, aujourd’hui, ils ont une autre conception de la vie, ils apprécient l’instant présent car, qui sait : « seront-ils là dans l’heure, la minute ou la seconde qui suit ».

 

Cette perception de la vie est accessible à tous ; pour cela, il suffit d’écraser l’amour-propre qui nous aveugle…

 

Pour ma part, il est vrai que les épreuves n’ont pas manqué avant d’arriver à mettre en marche ce processus, car au moment de la prise de conscience, j’avais le choix entre trois solutions. La première, mettre fin à mes jours, la seconde, errer sans domicile fixe, en fuyant la réalité dans les paradis artificiels tels que l’alcool ou la drogue et la troisième, qui n’était pas la plus facile, avoir le courage d’affronter la réalité et la volonté de commencer dans l’inconnu, sans filet, une nouvelle vie… me servant de ce que je venais de découvrir, non pas pour me détruire mais en quelque sorte, mourir pour renaître, sans regrets. D’où ce poème :

 

 

L’IVROGNE, LE DROGUE…

 

On dit : voilà un poivrot, un drogué

Quelle honte !… Il ne s’est pas vu…

Quel déchet de la société…

 

Ce qu’il ne vous dit pas, je vais vous le dire :

Si je me suis réfugié dans l’alcool, la drogue,

C’est pour oublier, oublier qui je suis,

Ce que la société a fait de moi,

Mes faiblesses, ma honte, mon être.

Tout petit on m’a humilié, fait douter de moi,

Reproché d’être faible,

Mais m’a-t-on appris à être fort?

Quand j’ai appelé au secours: guidez-moi !…

On m’a assisté et dit que j’étais incapable,

Que je ne méritais pas d’exister,

Que je n’étais qu’un boulet pour la société

Pourtant, si vous saviez l’amour que j’ai pour vous,

Si seulement vous aviez pris le temps de m’écouter,

Au lieu de m’encourager à boire ou à me droguer,

Parce que cela vous faisait rire…

Si un jour, j’en ai la force ou le courage,

Je vous montrerais qui je suis.

 

En attendant, quand vous me verrez

Dans le ruisseau,

N’ayez plus pitié de moi,

Prenez plutôt conscience que

Si je suis là aujourd’hui,

C’est peut-être un peu de votre faute.

Si l’un de vos proches est dans cet  état,

Tendez-lui la main.

 

Pour moi c’est trop tard…

Mais pour lui,  qui sait?

 

 

 

 

 

 

 

Je ne prétends pas être mieux ni moins bien qu’un autre, je suis moi-même, avec mes qualités et mes défauts… Mais depuis que j’ai franchi le pas, j’ai le bonheur d’accomplir chaque jour une tâche qui pourrait paraître répétitive et terre-à-terre aux yeux de certains, alors que c’est une chance de voir un nouveau jour se lever et de le vivre pleinement car qui sait si demain, nous serons encore là…

 

 

LA TERRE

 

J’ai créé la terre pour vous l’offrir.

Je vous ai créés pour y vivre en paix

En l’aimant et en la respectant,

Pour vous la partager

Et non pour vous l’approprier.

Elle est à tous et à toutes sans exception.

 

Pour vous enrichir ou vous imposer,

Vous avez convoité le morceau de terre

De votre voisin

Et ainsi abîmé ce que je vous avais offert.

 

J’aurais  dû vous donner un mode d’emploi,

Mais étant votre Créateur

J’étais sûr de votre intelligence et de votre cœur.

La terre n’appartient à personne.

Vous n’appartenez à personne.

Vous devez respecter le lieu où vous vous trouvez,

Ça  vous apportera la connaissance et l’amour.

 

Si tu es le plus fort, aide le plus faible.

Si tu es le plus faible, dis-toi que tu fais sa force.

Dites-vous que la force la plus grande

C’est l’humilité.

 

Alors vous renaîtrez comme je vous ai créé !

 

 

 

Il est évident qu’une démarche de ce genre implique des années de travail personnel sur soi, c’est difficile au départ mais si enrichissant et si beau, puisque chaque pas exécuté dans ce sens est une victoire sur notre médiocrité, sur notre lâcheté.

C’est une démarche qui doit être volontaire et qui devient une source de vie.

L’important c’est de commencer, on retrouve sa dignité à ce moment-là. Il ne faut jamais douter que le peu que l’on peut accomplir chaque jour dans nos vies est déjà un grand pas réalisé, car avoir tout, tout de suite, cela n’existe pas, ou bien c’est éphémère.

 

Jusqu’à notre dernier souffle, nous devons accomplir nos devoirs envers la vie. Beaucoup de gens se révoltent contre cette façon de voir les choses : ils disent que des gens comme moi sont «inhumains», ils ne comprennent pas… Comment en effet,  peut-on vivre sans émotions, sans pulsions, sans haines ni passions?

 

Comment peut-on ne pas avoir peur de la mort ni de la souffrance ? Comment ne pas avoir de jugements sur les autres ? Comment pardonner aux autres et à soi-même ? Acte d’ailleurs très difficile en soi car le pardon qui vient de l’extérieur est un leurre, une mascarade qui sert à se déculpabiliser et permet de recommencer dès le lendemain. Il faut savoir que nous sommes seuls juges de nos actes.

 

Je ne sais pas si mon expérience vous convaincra – ce n’est pas le but – mais peut-être vous amènera-t-elle à vous poser certaines questions sur la réalité de la vie et sur les possibilités qui sont en chacun de nous, pour nous y consacrer pleinement car il n’y a pas de hasard ni de fatalité, il n’y a que des fatalistes.

 

J’espère qu’à la lecture de cet ouvrage, vous saisirez mieux ce qu’un magnétiseur peut représenter au sein de notre société. Vous pourrez faire la différence entre la médecine, qui est un savoir prouvé, et le magnétisme qui vient d’une quête spirituelle.

Il est pratiqué par des hommes ou des femmes qui, tout comme moi, n’ont qu’une seule prétention : celle de soulager la souffrance, la misère et le mal-ETRE, tout en engageant les personnes qui viennent les voir, à toujours prendre un avis médical et à suivre les traitements préconisés.

Nous, les guérisseurs, nous ne sommes rien… Aucune référence scientifique ne nous est attribuée, nous sommes même considérés comme des êtres nuisibles à la société  depuis des siècles…

Pourtant, nul ne peut nier notre existence, nos bienfaits, surtout lorsque l’espoir fait place au désespoir.

 

Certains prétendent expliquer ce qu’est le magnétisme.

Un jour, ils voudront le reproduire avec une machine ! Qui sait ?

Messieurs, ne perdez pas votre temps, vous ne trouverez jamais… Si vous aviez la foi qui vous manque, vous ne douteriez pas de l’évidence… L’essentiel n’est-il pas de mieux vivre nos souffrances, celles qui nous permettent de grandir et de devenir adulte ?

Le seul fait d’être reconnu par ceux qui les vivent réellement est suffisant.

Quelle joie pour nous, magnétiseurs, de voir autant de lumière dans les yeux de celui ou celle qui a retrouvé l’espoir, même si la mort est au bout du chemin…

 

Surtout n’oublions pas : notre destin nous appartient… à nous de le vivre ! Soyons nous-mêmes et fiers de l’être, la solitude ne pourra plus exercer son emprise sur nous puisque nous aurons le bonheur d’être face à nous-mêmes.

 

J’ai cette année atteint l’âge de 69 ans et pourtant, on dirait que ma vie vient de commencer…

Je peux le dire aujourd’hui : je ne reviendrais pas en arrière pour tout l’or du monde.

Je n’ai aucun regret car mon destin m’a amené où je suis aujourd’hui.

Je crois sans prétention être devenu un homme, n’ayant plus peur car je respecte la vie et la mort.

 

 

LA PEUR

 

J’ai peur d’avoir peur donc je me fais peur.

De par le doute que j’ai en moi,

J’ai peur de ne pas vivre ma vie,

Que ce qui l’entoure l’empêche de vivre ma vie.

 

Donc, de par ma peur et le manque de confiance Qu’elle engendre en moi,

Je détruis tout autour de moi

Et je fais peur à autrui, à mes proches,

Pour masquer ma propre peur

Qui grandit de jour en jour.

 

J’ai peur de perdre mon travail, je doute,

Je ne suis plus moi-même, je le perds.

J’ai peur de perdre ma femme, je doute,

Je ne suis plus moi-même, je la perds.

 

Dans tout cela, j’ai oublié,

Ou on m’a fait oublier

Que c’est moi-même

En doutant de la vie et de la mort,

En voulant posséder,

En ne voulant pas me remettre en question,

Accepter mes erreurs,

Qui m’enferme dans ma peur et la vôtre.

 

Ainsi, n’ayant plus de lucidité,

On se fait peur les uns les autres.

Ainsi, on se donne des raisons d’avoir peur.

 

Reprenez confiance.

La peur n’existe que dans votre mental.

Retrouvez la foi profonde

Et la peur disparaîtra à jamais.

 

Vous retrouverez la place qui est la vôtre

Dans ce monde merveilleux qu’est la vie.

 

 

 

Ma seule déception  est d’avoir été rejeté parce que je ne rentrais pas dans le moule de la société qui fait tout pour que l’on ne trouve pas le chemin de la vraie vie, celui qui permet aux humains de vivre dans l’harmonie et le respect de chacun, conscients des devoirs que nous avons vis-à-vis des autres…

Car sans les devoirs, aucune société, même évoluée, ne peut survivre.

A mon avis, cela ne peut être possible qu’individuellement mais tous dans le même chemin, non pas enchaînés les uns aux autres, mais complémentaires.

Aucun être sur cette terre est inutile… SI chacun s’assumait et arrêtait de se regarder le nombril, une Ère nouvelle pourrait apparaître pour les générations futures…

                                

 

L’HOMME VRAI

 

Qui serait cet homme vrai,

Que les femmes, les enfants, les parents

Seraient fiers et heureux d’avoir

Pour mari, père et enfant.

 

Il existe au fond de chacun d’entre nous,

Mais, il faut aller le chercher,

Apprendre à l’aimer,

Le découvrir au travers de son âme,

Dépasser ses pulsions animales,

Pour percevoir la vraie vie au travers de son âme…

 

Et ainsi vous aimer, vous, la femme, l’enfant,

Non pas au travers du désir,

Des pulsions sexuelles, de nos fantasmes.

 

Quand vous nous parlerez,

Nous vous écouterons d’âme à âme ;

Alors, l’amour vrai naîtra.

Car celui qui nous ronge, nous possède,

N’est pas Lucifer,

Mais  nous-mêmes,  incontrôlable…

 

Le but n’en est pas pour autant de devenir moine,

Mais que l’acte sexuel

Devienne l’osmose consciente…

Alors seulement,

Nous découvrirons les joies de la vie,

Le complément que vous souhaitez.

 

Pour éviter que la haine, la passion,

La pulsion vous habitent,

Jusqu’au point de vous perdre,

Alors, vous apprendrez,

A vous découvrir, à vous respecter, à vous aimer,

Comme il se doit.

Nous redeviendrons alors, des hommes

Dignes d’être père, époux.

 

Cet  homme-là  existe en chacun d’entre nous,

Allons tous ensemble le chercher

Pour donner le droit d’exister

Aux  générations futures.

 

 

 

 

Depuis trente ans, je suis à l’écoute des gens qui souffrent et j’ai pu constater, comme vous, l’évolution de nos sociétés et la recrudescence de maladies graves. Et malgré l’évolution des médicaments et les progrès de la médecine, les professionnels de santé prévoient pour les années à venir une augmentation des malades.

Pourquoi ? Et que faire ?

 

 

Ce que je vais vous exposer maintenant, n’est que ma vision des choses…

 

Les sociétés ont évolué très vite dans le domaine de la recherche et ces nouveaux médicaments ou techniques de pointe (cortisone, AZT, trithérapie, chimiothérapie, rayons etc.) – qui ont des effets bénéfiques sur nombre de nos maladies – nous ont fait oublier le B.A.BA de la vie : prévention, hygiène, bon sens, respect d’autrui…

 

 

SOIGNER n’est donc pas suffisant, il faut INFORMER et faire comprendre à tous que la chimie, si efficace soit-elle, ne soignera jamais que les effets de nos excès et de notre méconnaissance. Il faut donc PREVENIR plutôt que guérir.

 

Trois  exemples pour étayer mon propos.

 

La contraception a libéré la femme mais pilule et pilule du lendemain mal utilisées par des jeunes insuffisamment informées, font courir des risques de malformation de leurs nouveau-nés.

Il faut multiplier l’information.

 

La libération des mœurs a entraîné la recrudescence de maladies qui avaient presque disparu grâce à une prise de conscience collective et à l’utilisation de l’AZT (syphilis, phléborragie, herpès génital…) et l’apparition de nouvelles encore plus dévastatrices (SIDA).

Information et prévention seront à la source d’un nouveau recul de ces maladies, beaucoup plus que l’apparition de nouveaux traitements.

 

Toute la panoplie classique des moyens dont dispose l’Etat, a été utilisée pour lutter contre les effets dévastateurs de la cigarette.

Au départ, l’information avec l’indication « fumer tue » et quelques photos supposées dissuasives sur les paquets de cigarettes… qui n’ont fait que donner « bonne conscience » aux fabricants et aux pouvoirs publics…

Ensuite, l’interdiction de plus en plus élargie : dans les restaurants, les lieux publics et maintenant sur les trottoirs devant les écoles… ? Mais ne sait-on pas que l’interdiction pour beaucoup est plutôt une incitation ?

 

 

 

 

L’INTERDIT

 

Mot-clé de nos civilisations

Pour manipuler l’être naïf, faible que nous sommes.

 

Car sachant bien que l’interdiction

De faire quelque chose,

Réveille en nous un défi

D’où l’effet magique qui se produit,

Il faut le faire.

En partant de ce principe,

Rien n’est plus simple pour les manipulateurs,

D’obtenir ce qu’ils souhaitent nous voir faire.

 

Quelques exemples:

Il nous est interdit de fumer, la fumée tue,

Et nous tue.

Elle dérange, crée des maladies graves,

Donc nous fumons.

L’alcool également, donc nous buvons.

La drogue aussi…

Et le rêve artificiel de l’interdit prend toute sa valeur.

 

Donc à nouveau,

Ne nous en prenons qu’à nous‑mêmes,

Car dans l’Éden,

L’interdit n’existe pas.

 

Si on est honnête avec soi-même,

Nous pouvons percevoir

Que nous pouvons tout faire si nous le désirons,

Au détriment des lois existantes :

Fumer, boire, se droguer,

Violer, voire pratiquer l’inceste.

 

Seul le respect de notre âme,

Peut et doit nous faire prendre conscience

De la destruction que nous nous infligeons

A nous-mêmes ainsi qu’à autrui,

De tous ces actes irresponsables,

Qui détruisent depuis des siècles

Nos civilisations, nos proches que l’on dit aimer.

 

Et lorsque l’inévitable, l’irréparable arrivent,

Nous sommes assistés, pris en charge, traités,

Irresponsables.

 

Réveillons-nous,

Soyons fiers de savoir

Que nous pouvons passer outre l’interdiction,

Qui n’est en fait qu’un leurre.

Valorisons-nous

D’avoir su dépasser la suggestion de l’interdiction.

 

Alors, comme par magie,

Plus de réveils difficiles, maux en tout genre,

De nuisance à nous-mêmes et à autrui,

D’amendes, de prison, d’hospitalisation inutile.

 

Prendre conscience du respect de l’âme,

Grâce aux valeurs et au sens du devoir,

Nous conduira sur le chemin de l’Éden.

 

 

Enfin, l’augmentation des tarifs des cigarettes qui n’empêchent ni les fumeurs de rester dépendants, ni les fabricants de continuer à s’enrichir directement sur le dos des consommateurs ou indirectement, sur celui de la Sécurité Sociale qui couvre les frais liés aux maladies consécutives au tabagisme.

 

Avec ces trois exemples, on voit bien que nous n’avons pas encore trouvé la ou les solutions.

 

 

Il faut EDUQUER et redonner du sens au travail.

 

Le respect du travail et des gens qui travaillent résoudrait bien des problèmes de notre société, rendrait leur dignité aux parents et montrerait l’exemple aux enfants.

 

Le chômage grandissant laisse peu d’espoir aux jeunes qui, désœuvrés, livrés à eux-mêmes, peuvent tomber plus facilement sous le fléau de la drogue (extasie, cannabis, cocaïne etc.). Des gens avides d’argent et sans aucun état d’âme pour l’avenir de nos enfants offrent sur le marché des drogues bon marché, coupées ou même fabriquées avec des substances dangereuses, rendant leur consommation encore plus nocive.

 

La perte de l’emploi est aussi une calamité chez les adultes qui déprimés, peuvent également être  tentés par l’alcool, le tabac, la drogue… de là, peuvent en découler des séparations et des traumatismes pour les enfants. Cercle vicieux qui peut ainsi se perpétuer de génération en génération…

La recherche d’emploi quant à elle, doit être valorisée.

Nous ne devons pas perdre les acquis sociaux de nos parents et grands-parents et pour cela, ne pas passer du social à l’assistanat.

Comment motiver un chômeur à chercher un travail si par de multiples aides, il gagne autant  en restant chez lui qu’en allant travailler ?

 

Le travail doit être source de fierté et de sérénité.

Mais comment expliquer à ceux, de moins en moins nombreux, qui cotisent par leur travail qu’il faut qu’ils paient de plus en plus pour partager avec un plus grand nombre et être de moins en moins bénéficiaires ?

Comment redonner l’espoir aux soixante-dix pour cent des français qui ont peur d’être SDF du jour au lendemain, alors que de plus en plus d’usines ferment ?

Comment accepter que sur les dernières décennies, les suicides dans les entreprises, se multiplient et que par humiliation, harcèlement, licenciement abusif, fins de mois difficiles, salaires trop bas, loyers trop élevés, de plus en plus de salariés mettent fin à leur vie ?

 

Toutes ces personnes qui craquent, sont-elles vraiment malades ou les met-on dans une situation qu’elles ne peuvent pas maîtriser ?

 

Pour sauver notre système social, les valeurs fondamentales de notre société (liberté, égalité, fraternité), rendre la santé à de nombreuses personnes, il faut rendre le droit auquel tout être humain aspire : celui du travail.

 

Et pour cela, peut-être ne faut-il pas brader nos technologies de pointe avec notre savoir (alors que ce sont des années de recherche payées par les contribuables), délocaliser nos industries ?

 

Prenons exemple sur les ouvriers consciencieux, les chefs d’entreprise courageux et respectueux de leur personnel, les bénévoles, ces mères de famille qui savent gérer (elles !) un budget serré…

Bref, regardons ensemble tout ce qu’il y a de beau et de positif dans notre pays…

Arrêtons de faire la morale aux pays voisins ou lointains et de leur faire des prêts alors que notre pays s’écroule…

 

Je crois en l’être humain et à un monde nouveau : oublions les rancœurs et les enfantillages, mettons toute notre énergie à donner une vie authentique à nos enfants en étant tous responsables et complémentaires, croyons aux forces positives qui sont en nous et qui apporteront l’équilibre nécessaire à notre corps et notre esprit.

 

A ce sujet, certains veulent nous faire croire que bientôt, après des recherches en laboratoire, on découvrira les neurones qui vont donner l’envie aux gens d’être motivés. Pour moi, la motivation est due à notre seule pensée.

Si on positive, on se lève heureux de pouvoir vivre un jour nouveau ; si on sait l’apprécier, la vie est belle. Mais rien n’est acquis : chaque jour, le droit à la vie doit se mériter en respectant son prochain. C’est ainsi que notre corps et notre esprit peuvent être en harmonie, ne pas souffrir et nous donner la chance de vivre vieux et de mourir en bonne santé !

 

Chaque être humain est une pièce unique, complémentaire de l’autre ; il ne faut jamais essayer d’être quelqu’un d’autre, ni de changer l’autre.

La seule personne que nous pouvons réellement gérer, c’est nous : ce n’est ni nombrilisme ni égoïsme car il est très dur de s’aimer et de ne pas reporter sur l’inconscient ou le subconscient, la responsabilité de nos mauvaises actions.

Notre cerveau nous appartient et si l’on ne triche pas, il ne fait qu’un. Encore faut-il essayer de l’utiliser au maximum de ses capacités, alors que d’après les scientifiques, on ne s’en sert que pour une infime partie (vingt pour cent ?).

 

 

LE CERVEAU

 

D’une citrouille,

Vous avez fait de moi un pois chiche…

Chiche ! Redonnez-lui sa taille de citrouille !

Je vous taquine alors que cela m’attriste

De vous voir, chaque jour, vous éteindre.

 

Vous fuyez la vie.

Ne voulant plus lutter,

Vous avez fait assister votre cerveau,

Annihilé son potentiel avec des poudres

Créées par vous-même.

 

Ce que vous avez créé vous détruit.

Nul besoin d’artifice pour exister !

Redonnez-lui la possibilité de vous montrer qui il est,

Donc qui vous êtes.

 

Ce qui vous détruit, ce ne sont pas les astres,

La lune, la terre, votre voisin,

C’est vous.

 

Vous luttez contre moi pour me détruire,

Moi, je lutte désespérément

Pour maintenir en vous, une lueur.

 

Le jour où vous aurez le courage

D’exister à nouveau, de comprendre

Que la matière doit vous servir,

Vous ne serez plus esclave d’elle.

 

 

 

*

*    *

 

 

 

Avant de conclure, je voudrais vous proposer une idée pour aider – un peu –  le monde… A vous de juger si vous la trouvez utopique !!

 

La drogue représente des milliards d’euros et une grande souffrance pour les populations productrices qui sont réduites en esclavage.

Ma proposition va peut-être en choquer certains mais si elle était mise en application, cela pourrait ruiner la plus grande source de revenus au monde et sauverait des millions de gens, de la dépendance, la souffrance morale, physique, de la dégradation humaine.

 

D’après les médias et les organismes officiels, il y a de plus en plus de saisies de drogues qui sont parait-il détruites. Dans le même temps, des services sont ouverts dans les hôpitaux pour désintoxiquer les drogués par des produits chimiques de substitution.

 

Imaginons que toutes ces saisies, qui représentent des tonnes, soient mises en lieu sûr, et confiées sous haute surveillance aux centres hospitaliers et redistribuées gratuitement aux toxicomanes sous la condition expresse qu’ils viennent la prendre à l’hôpital avec un matériel aseptisé et qu’ils acceptent d’être suivis par des gens compétents.

 

La distribution gratuite enraillerait la chaîne négative (vols, règlements de compte, prostitution…) impliquée par la recherche de drogue à n’importe quel prix.

Les narcotrafiquants se verraient « couper l’herbe sous le pied » ; il y  aurait moins d’argent sale pour acheter armes et drogues. Les revendeurs, caïds des banlieues, faute d’argent, n’auraient plus d’emprise sur les plus jeunes.

L’esclavage diminuerait dans les pays producteurs car sans ventes, il n’y aurait plus la nécessité de produire, du moins d’une façon aussi intensive…

Et les douaniers, la police des stupéfiants, les associations, les milieux hospitaliers confrontés à ce fléau dévastateur de notre siècle, verraient alors leur travail récompensé par la gratification suprême d’avoir sauvé les générations futures.

Mais pour cela,  il faudrait que les hautes instances de tous les pays assument pleinement leurs responsabilités.

 

 

*

*    *

 

 

J’espère que vous aurez bien compris, à travers ces pages, que je ne cherche pas à refaire le monde, mais seulement à vous ouvrir les yeux avant qu’il ne soit trop tard.

 

Rien n’est irréversible, chacun a la possibilité de retrouver son chemin et d’accomplir ses devoirs envers la vie et ainsi prétendre avoir des droits.

 

 

 

 

 

LA  FRANCE EN L’AN 3000

 

Que sera notre beau pays

Dans ce nouveau millénaire?

Le voile de l’avenir s’assombrit jour après jour.

Le patriotisme cède le pas au mondialisme.

L’immigration que nous prétendons découvrir

Existe déjà depuis des siècles.

Qui est français aujourd’hui?

 

Du fait des guerres

Ou des regroupements de provinces,

Nous avons tous des gènes italiens,

Turcs, espagnols ou musulmans.

Alors, ces gens venus d’Afrique ou d’Asie,

Que bien souvent, nous sommes allés chercher

Pour regonfler notre démographie,

En quoi sont-ils différents de nous ?

Dans quelques siècles,

Ils seront français à leur tour.

 

Nous, en ce pays des droits de l’homme,

On nous dit racistes pour nous manipuler.

L’exclusion n’est qu’une invention

Pour nous faire croire

Que ces gens volent notre pain,

Alors qu’ils effectuent le travail

Que nous, nous refusons d’accomplir.

Alors, comme nos enfants

Qui rient ensemble à l’école,

Qui partagent leurs jeux,

Leurs joies et leurs peines

Sans animosité ni haine,

Ouvrons-leur les bras,

Acceptons leurs différences.

 

Soyons le pays test

Pour le mondialisme croissant,

Echangeons et mélangeons nos cultures,

Nos savoirs et nos valeurs.

 

Il faut pour cela de la tolérance

Mais aussi de la rigueur,

Sauvegarde contre le laxisme destructeur.

Gardons chacun nos coutumes et nos religions,

Mais respectons ces règles

Dignes d’un monde d’harmonie,

Le respect de soi et d’autrui.

 

Alors notre pays relèvera la tête

Et sera fier d’être le premier pays mondialiste

Dans le partage des valeurs morales,

Physiques et intellectuelles.

 

Notre invité doit  respecter nos lois

Et nos réglementations,

Nos coutumes et nos valeurs,

Comme nous respectons les siennes.

Notre choix démocratique n’est pas symptôme de faiblesse,

Il révèle en nous, des êtres humains.

Ainsi ce proverbe :

Quand tu es le lion je suis le mouton,

Quand tu es le mouton je suis le lion…

Dans ce monde nouveau,

Il faudra dire :

Quand je serai le lion, je défendrai le mouton,

Quand je serai le mouton je défendrai le lion.

Alors la France nouvelle naîtra,

Et nous, ses fils et ses filles,

Vivrons en paix

Sans aucune exception.

 

 

 

 

Et ainsi la vraie vie vous prendra dans ses bras et vous protégera vous et les générations futures, car même si vous détournez une rivière, un jour, elle reprendra le cours qui lui était destiné.

 

 

*

*    *

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imprimé en France

Par Fortin le Progrès

A Clichy la Garenne

[1] Nous étions tous d’un père différent, quoique portant  le même nom…

 

[2] Seuls les hollandais avaient la formation requise pour piloter ces machines

[3] Regroupés dans deux ouvrages : « Si l’on semait la graine de l’an 3000 » et « L’Eden existe, je l’ai rencontré »